dimanche 26 février 2006

Rions un peu en attendant lundi


« - L’homme derrière le rideau n’était pas chauve, contrairement à ce que l’enquête a révélé, et ceci est un élément de taille mon cher Watson. Car seul un chauve aurait pu commettre ce meurtre.

- Mais comment !

- C’est élémentaire, un assassin chevelu n’aurait jamais tenu l’arme de cette manière. Pour une raison quelconque, il aurait eu à rabattre une mèche ou bien à se gratter la tête, et le crime n’aurait pas eu lieu de cette façon.

- Je ne comprends toujours pas.

- Vous voyez cet indice ?

- Pardon ?

- Là, sur le tapis, la tache de sang.

- Et bien ?

- Ce n’est pas du sang, c’est de la sauce bolognaise. De chez Franprix.

- Mais, comment pouvez-vous en être si sûr ?

- Elémentaire, seule la sauce bolognaise de chez Franprix a ses morceaux de viande coupés si fins. C’est pour que les gens ne se posent pas de question quant à la qualité de la viande.

- Et dans ce cas, quelles sont vos conclusions ?

- Que le meurtrier était chauve, et que par conséquent ce n’est pas l’homme derrière le rideau.

- Splendide ! Il ne reste alors que Lord Mac Carr comme suspect. C’est lui l’assassin ! Quel retentissement cela va avoir ! Le tout-Londres n’en reviendra pas !

- Vous allez un peu vite en besogne, ne voyez-vous pas des suspects potentiels que nous avons jusque là ignorés ?

- Ma foi non, nous avons exploré toutes les pistes méticuleusement.

- Voyons Watson, réfléchissez, il y a des acteurs de ce drame qui sont là depuis le début de cette ténébreuse affaire et qui avaient aussi de très bonnes raisons de tuer la victime.

- Mais qui donc ? Ce que vous dites est tout simplement stupéfiant !

- C’est pourtant simple : nous !

- Grands Dieux !

- C’est évidemment nous qui avons accompli ce forfait. Cela faisait des mois qu’aucune affaire sérieuse n’avait eu lieu dans le royaume…

- …alors nous avons décidé de tuer et de résoudre par la suite nous-mêmes l’affaire. D’ailleurs, je me souviens m’être dit qu’en procédant ainsi, on réduisait considérablement les difficultés d’investigation.

- Et vous aviez vu juste, il m’a fallu très peu de temps pour rétablir le déroulement complet des faits et gestes des meurtriers.

- Mon cher Sgft, vous m’épaterez décidément toujours.

- Mon cher Watson, je n’ai rien fait d’autre que mettre en route mes petites cellules grises, comme dirait un collègue belge.

- Il est temps de nous dire à bientôt pour de nouvelles aventures toujours aussi trépidantes. »

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Je fume, tu fumes, tu fumes, tu fumes, tu as fumé, tu fumes, tu fumes, tu as fumé... tu étais explosé en écrivant ton délire, mais on t'aime bien !