dimanche 17 septembre 2006

Dimanche pluvieux, dimanche cinéma


Bonsoir à tous !
Aujourd'hui, j'ai vu deux excellents films que je vous recommande chaudement (mais attention, si vous avez mieux à faire comme aller pêcher la palourde, vous inscrire au marathon de Boston ou concevoir un épluche-légume révolutionnaire, vaquez à vos occupations).
Cet après-midi, au Ciné Mont-Blanc de Sallanches (ma ville natale, une sorte de Sébastopol alpine), j'ai vu Little Miss Sunshine : c'est très bon.
Et puis ce soir, sur Paris Première, Meurtre Mystérieux à Manhattan de Woody Allen.
Donc en ce moment, ne comptez pas sur moi pour vilipender le cinéma américain actuel.
Ah non non non !

samedi 16 septembre 2006

Troisième partie : Pennsylvanie, Wahington CD


jeudi 14 septembre 2006

Gambas et des meilleures


Chez Macquard
Plan B6, ouvert toute les jours jusqu'en avril
Niché au milieu d'un immeuble au coeur du quartier latin, la pension "Chez Macquard" vous accueillera chaleureusement pour tous vos passages à Paris. Une cuisine équilibrée ponctuée de tequila ou de vodka, une ambiance "Shakira" et une délicieuse odeur de gambas vous donneront toujours plus l'envie de revenir vous coucher de bonne heure dans ce délicieux établissement. La douche et la cuisine y sont très modernes, le rangement des denrées alimentaires inégalé, et vous aurez en plus la chance de participer au ménage du samedi matin avec lever 8h pour pas rater le gars de la fnac (qui au final passera à 10h45). Pour finir, vous passerez de folles soirées en compagnie de Macquard en personne qui vous fera rire toujours plus ("je confonds toujours un MBA avec la NBA"). Mini stage de Sudoku gratuit pour la première visite.
Une valeur sûre que nous vous conseillons vivement.
Fait aussi garde-meuble.

mercredi 13 septembre 2006

Attente

Coucou les amis !
Bon ben je viens de finir une série d'entretiens (mais attention j'ai encore d'autres pistes, si c'est pas la classe ça !) et donc maintenant j'attends.
Sachez simplement que :
- je suis classe 10 en logique ce qui est le plus haut !!! C'est complètement fou !
- j'ai eu 18/20 en anglais, c'est ça de regarder South Park et Friends en anglais dans le texte,
- mon profil personnel montre une très forte stabilité émotionnelle : je suis plus que jamais la force tranquille.
Voilà, ça paraît positif comme ça mais, avec les DRH, il faut s'attendre à tout ! Et puis j'ai repéré une concurrente coriace. Il va falloir se battre !

Sinon, je prépare un article sur la qualité de l'accueil à la pension "Chez Macquard" qui promet des révélations bouleversantes : comme avant-goût, figurez-vous que chez cette chère hélène on se couche tôt !
Plus de révélations bientôt sur votre blog préféré de vous.

lundi 11 septembre 2006

Nouvelles de Paris

Bonjour à tous
Et voilà, ça commence mal, j'écris depuis un mac, et je ne trouve pas le point d'exclamation. Ah si, là !
Bien, me voici de nouveau dans la ville capitale pour y passer des entretiens.
Oh!
Oui, des entretiens d'embauche, histoire de ne pas rester sans emploi toute ma vie.
Ah oui, ça c'est bien.
Je me prépare activement, je fais des séries numériques (2 4 6 8 ?) en prévision des tests de demain, et prépare des réponses toutes faites à des questions bêtes du type "préférez-vous les chiffres ou les lettres ?" (je préfère personnellement la roue de la fortune), "pourquoi nous faites-vous confiance ?" ou le plus coriace "Je vous écoute".
Bien ! Très bien !
Mais je n'en oublie pas de me balader, d'aider à faire le ménage chez hélène macquard (dont le frigo sent la gambasse) et ce soir, je prévois même de cuisiner ! Si, si !
Pas croyable !
Voilà donc je vous tiendrai évidemment informé de la suite des évènements si ça tourne bien, mal, et toute cette sorte de choses. A bientôt !
Bravo ! Bravissimo !

mardi 5 septembre 2006

De qui se moque-t-on !


Les amis ça ne va plus du tout. Ca fait maintenant trois candidats à la présidentielle qui affichent dans leur programme une mesure qui se veut phare pour la jeunesse et qui est à mon humble avis un effet d'annonce éhonté autant que démagogique. Vous aurez bien sûr reconnu le "service civique obligatoire".
Tout est dans le "obligatoire". Sans ce dernier mot en effet, le service civique (non obligatoire donc, lié au libre consentement de chacun) est plutôt une bonne idée (un peu coûteuse mais bon) : permettre aux jeunes (mais après tout pourquoi qu'à eux ?) qui en ont envie de s'engager dans une action d'intérêt général, très bien, bravo, bravissimo, c'est noble, c'est de l'argent public bien dépensé, affaire classée. Que ça puisse se faire en plus à l'étranger est une excellente chose, on apprend plein de chose dans un autre pays, à commencer par le fait qu'on est pas si mal que ça en France. Bref, c'est une bonne idée.
Oui mais voilà, je n'ai pas du tout l'impression que c'est comme ça que le voient nos déjà candidats à la présidentielle. Car pour eux ce serait obligatoire, ils nous sortent la bonne vieille rengaine du "la jeunesse a des droits mais aussi des devoirs", et là je dis : "non mais oh, hé ! Ils sont pas fous du cerveau ?"
Je vous dis ça parce que sur lemonde.fr (estimable quotidien), le sondage d'hier demandant aux français s'ils étaient favorables à un service civique obligatoire pour les jeunes affichait, malgré ma vive réponse négative, plus de 66% d'opinions favorables.
Alors voici mon point de vue, vous me direz par commentaire ce que vous en pensez (c'est beau ce que je fais, un forum citoyen sur ce blog, j'en ai la larme à l'oeil).

Petit un : les gens qui proposent ceci n'ont pas réfléchi plus de 10 secondes au coût de l'implémentation d'un tel dispositif qui serait absolument exorbitant : il s'agit ni plus ni moins de la prise en charge par la communauté de chaque classe d'âge six mois de plus, ou encore, de rallonger l'âge de départ à la retraite de chaque français de six mois ou, encore dit différemment, de grossir de façon permanente le nombre de fonctionnaires d'une classe d'âge. Bref, c'est un beau gâchis d'argent et surtout d'énergie. Enfin je m'étonne que ce soient des quinquagénaires qui osent lancer cette idée car enfin, qui va financer leur retraite ?

Petit deux : dire que ce service civique obligatoire de six mois peut être fait par tout jeune de 18 à 30 sans perturber en aucune façon ses études ou son entrée dans la vie active, c'est ignorer totalement le parcours des jeunes (stages, cdd qui conduisent finalement à une embauche). Bref, à moins de passer l'intégralité de ses vacances pendant dix ans là dessus, ce sera difficile de ne pas interférer avec le parcours "normal" de quelqu'un qui cherche un boulot.

Petit trois : "la jeunesse a des droits mais aussi des devoirs". Mais c'est le cas de tout le monde, et je croyais qu'exercer une profession et payer ses impôts c'était un comportement civique tout à fait satisfaisant au bon fonctionnement de la société !

Petit quatre : pourquoi limiter ce service aux jeunes ? Alors qu'un créateur d'entreprise qui a des enfants à 29 ans n'a peut-être pas envie d'aller ramasser des feuilles mortes sur le bord de l'autoroute, un quadragénaire qui a envie de se rendre utile aura peut-être envie de prendre sa place.

Petit cinq : j'ai noté quelque chose de rigolo. J'ai cru entendre au journal télévisé Nicolas Sarkosy (l'un des trois avec Ségolène Royal et François Bayrou à proposer à peu de chose près le même concept si je ne me trompe), à moins que ce ne soit quelqu'un de l'UMP dire que ce service civique pourrait se faire au sein d'une administration, d'une ONG, ou... d'une entreprise ! On croit rêver ! Obliger quelqu'un à travailler bénévolement pendant six mois dans une entreprise (dont le but est, je vous le rappelle de faire du profit) : on a réinventé l'esclavagisme !

Petit six : lorsque les petits jeunes viendront faire leur boulot ingrat à leur place pour pas un rond il faudra annoncer gentiment aux messieurs et aux dames dont c'est la profession que non non, on a beaucoup d'estime pour ceux qu'ils font.

Bref, je sais pas pourquoi, ce service civique obligatoire a le don de m'énerver, surtout les tons pater/mater-nalistes et les postures moralisatrices de ceux qui les proposent.

N'hésitez surtout pas à me donner votre point de vue.

samedi 2 septembre 2006

Samedi soir cathodique, pas chic


Je ne fais que passer, en coup de vent comme ça, pour dire deux choses :
- j'ai oublié de préciser que lorsque vous cliquez sur les photos des diaporamas, normalement un commentaire apparaît, c'est vrai que les photos de moi sur la plage, c'est moins passionnant sans le petit commentaire qui vous indique "c'est moi !"
- la télévision française, le samedi soir, c'est nul, mais alors nul, vous pouvez pas imaginer. C'est désespérant. Enfin je vais arrêter là parce que sinon on va faire tout le dico. Heureusement qu'il y avait ma niniche "tutti frutti" (rapportée de Belle-Ile par Louise, miam) pour rattraper ce morne samedi soir télévisuel.
C'est ça d'avoir fini Harry Potter 6. Et le 7 qui ne sort pas avant l'an prochain...
Allez, à très vite pour des nouvelles plus réjouissantes !

vendredi 1 septembre 2006

Deuxième partie : Cape Code Boston


mardi 29 août 2006

Chapitre 9 : Humidité


A quelques centaines de mètres de la statue de la liberté, au coeur de la baie de New York, sous un soleil de plomb, alors qu'au loin le monde s'agite dans le labyrinthe vertical de Lower Manhattan, que le flot incessant des voitures traverse le pont de Verrazano de part en part et que les ferries de Staten Island transportent la foule habituelle des comuters et des touristes, une goutte d'eau s'éavapore délicatement. S'élevant dans les airs, désormais aussi légère que les nuages qu'elle rejoint, elle se dirige vers le grand large, et bientôt l'Empire State Building n'est plus qu'un point à l'horizon.
Commence la longue traversée. De longues semaines durant, rien d'autre que l'immensité océane à perte de vue. Mais soudain, dans le lointain, les linéaments de la terre apparaissent. Les fières côtes bretonnes se font plus précises, puis c'est la verdure des prés. Là-bas, ces deux flèches élancées, c'est la cathédrale de Chartres, et au loin, on entr'aperçoit le bout pointu de la tour Eiffel. Suivent les montagnes, le Jura tout d'abord puis les Alpes millénaires.
Tout à coup, notre goutelette perd pied. Le froid se fait plus rude, et la goutte s'est recondensée. Elle plonge désormais à vive allure au milieu d'autres qui, comme elle sont en train de choir au milieu des éclairs dans un bruit assourdissant de tonnerre. Profitant d'un éclat lumineux, la goutte en profite pour regarder ce sur quoi elle va tomber. Elle distingue vaguement un lac, puis une ville sur la côte, oui, c'est là qu'elle va s'écraser, le moment approche, elle prend sa respiration, c'en est bientôt fini...

Et vlan, une grosse goutte vient s'écraser sur mon crâne. Le pauvre journal Münchner Wochenblatt que j'avais dans mon sac et que j'avais pris avec moi juste avant de partir ne m'a même pas protégé cinq minutes sous l'orage. C'était pourtant le seul élément susceptible de me protéger de toutes mes affaires.
Que faire, sinon errer dans Langenargen sous la pluie dans l'espoir d'y trouver Louise, marcher sous la pluie en short et sandales, avec sur le dos deux tee shirts : celui que j'avais jusque là et mon tee shirt de pyjama, seule deuxième couche que j'avais pensé à emporter mis à part un tee shirt sec de rechange que je garde au cas où. Il n'y a évidemment plus personne, et la ville donne même l'impression que les maisons sont vides.
Je marche de cabine téléphonique en cabine téléphonique où je me sèche avec ma serviette de plage prévue initialement pour les longues après-midi baignade. Ces cabines grouillent d'araignées, on se croirait vraiment à Koh Lanta. J'aurais préféré l'île de la tentation...
Que faire ? Mais que faire ?
Tout espoir est évidemment perdu.
Je ne retrouverai pas Louise ce soir. Il faudra que je relance les recherches demain.
Oui mais comment ? Je n'en serai pas plus avancé demain. Il faudra que j'attende de très longues heures avant de voir le premier langenargois sortir de sa tannière et j'aurai beau le questionner, s'il ne connaît pas Louise, je ne serai pas plus avancé.
Je blêmis encore un peu plus, si c'est possible.
Il y a bien des hôtels le long du lac, mais tous sont fermés à cette heure là, il n'y a personne à la réception, et surtout ils ont l'air horriblement chers.
Après une courte réunion de crise avec mon cerveau, je décide de retourner vers la gare où je trouverai peut-être refuge. Elle est fermée mais il y a un banc abrité sur le quai. Je m'y installe, me recouvre les jambes de ma serviette, m'allonde et essaie de dormir.

dimanche 27 août 2006

Première partie : New York


Petit diaporama pour raconter mes vacances

Coucou !
Bon, j'aurai passé du temps dessus mais normalement, ça y est, ça marche : je peux vous montrer mes photos de vacances ! Youhou !
Voilà, enjoy, et rassurez-vous, la suite de votre grande saga de l'été arrive bientôt sur votre blog préféré...

samedi 19 août 2006

De retour !


Bonjour à tous !
Je suis de retour dans ma Haute-Savoie natale après un tour digne du plus patriote des américains. Il va donc maintenant falloir attaquer un deuxième front car en parallèle à la suite de votre grande saga de l'été, je vais devoir raconter mes vacances comme tout bon blogueur qui se respecte. Mais bon, je n'ai pas grand chose d'autre à faire. Ah si, peut-être trouver un emploi.
Enfin rassurez-vous, on fera ça en photos, façon bible sculptée à Notre-Dame pour que même les illettrés comprennent.
Je vous dis donc à très vite, là je vais commater (décalage horaire) en lisant Harry Potter 6 (Harry Potter and the Half-blood Prince) l'avant dernier de la série, ça chauffe, ça chauffe ! Quoique ça fait pas très sérieux tout ça. Bon alors vous oubliez ce que je viens d'écrire et je vais plutôt aller commater en dissertant sur le Discours sur les fondements de l'inégalités entre les hommes de Jean-Jacques Rousseau.
Voilà c'est mieux.

samedi 12 août 2006

Salut les amish !


Un petit bonjour depuis Lancaster, en Pennsylvanie, pays des amish, après une semaine passée entre New York City et Boston. Et oui lecteurs fidèles, je ne vous oublie pas. J'en aurai des choses à raconter à mon retour. D'ici là, take care !

jeudi 3 août 2006

Interruption estivale


Ce blog part en vacance. Je suis donc navré d'interrompre votre grande saga de l'été à son moment le plus critique, mais je reviendrai, soyez rassurés, et la nuit sera encore longue.
D'ici là, j'essaierai de vous donner quelques nouvelles de la côte est des Etats-Unis.
Profitez bien de votre été et à très vite !

mercredi 2 août 2006

Chapitre 8 : Am Telefon

Voici ce que j'avais en tête : le matin même j'avais eu sous les yeux le numéro de cette chère Louise. Je ne m'en souvenais certes pas, mais l'e-mail devait être sauvegardé sur un serveur quelconque, en 0 et en 1 qui n'attendaient plus qu'un preux chevalier ou un indiana jones quelconques pour être lus et dévoilés à la face du monde. Bref, au moment même de mes enquiquinements, il y avait stocké quelque part sur la planète le numéro dont j'avais besoin.
Je n'avais pas suffisamment suivi MacGyver pour savoir comment obtenir une connexion internet à partir d'un couteau suisse et d'un cintre (que je n'avais pas d'ailleurs) mais j'avais une idée : si je n'avais pas un accès direct à ma messagerie, je pouvais en avoir un indirect, et ce par la magie du téléphone ! En chemin j'avais remarqué une cabine téléphonique sur le bord du lac, au moment où il fallait tourner à gauche et je savais qui appeler pour aller lire mes mails pour moi.
Je dois avouer qu'à ce moment précis, j'étais plutôt fier de moi.

Dix minutes plus tard, après avoir fait le bout du trajet pénible à l'envers pratiquement tout le long dans l'obscurité je pénètre dans la cabine exigue et sale. Elle grouille d'araignées, on dirait une épreuve de Fort Boyard. Je me rends compte avec inquiétude que j'ai très peu de monnaie (dieu merci, les cabines allemandes fonctionnent encore par pièces). Il va falloir jouer serrer.
Comme c'est la soirée des erreurs, je fais de nouveau une bourde : le même qui a installé le plan de la ville à la sortie de la gare a mis dans la cabine un annuaire. Et dans l'annuaire il y a le numéro de l'institut. Et comme je suis stupide, je me dis que ça vaut peut-être le coup d'appeler, et évidemment je tombe sur un répondeur gaspillant de précieuses pièces de 20 centimes d'euros.
J'allais appeler mon frère pour lui demander d'aller chercher dans ma messagerie le numéro quand soudain, un voyant se met au rouge dans ma tête façon lancement d'Ariane5 retardé. Il y a comme qui dirait un petit problème : comme j'ai fait mon sac dans l'insouciance la plus totale, j'ai évidemment oublié de prendre un stylo. Et donc je n'ai pas de quoi noter le numéro. Et si je me trompe en le mémorisant, je peux être mal si je n'ai plus assez de monnaie pour rappeler.
Souci.
Réflexion.
Solution.
Ce n'est pas pour rien que j'ai reçu un diplôme d'ingénieur en juin dernier car ingénieux, je le suis. Si monsieur. Car après un bref inventaire de mes biens, j'ai trouvé la solution audacieuse qui consiste à graver avec ma clé dans la couverture de l'annuaire le numéro. J'ai fait des essais très concluants.
Paré à noter, enfin à graver, je me saisis donc du combiné et pianote le numéro de portable de mon frère. A cette heure là, il est sûrement devant son pc.
Il décroche, c'est parti, le compteur descend vite.
"Oui allo frérot c'est moi je t'explique vite la situation j'ai peu de monnaie je suis à langenargen en allemagne j'ai pas vu louise à la gare j'ai oublié de noter son numéro il est dans un mail que j'ai reçu ce matin peux-tu aller sur mon webmail voici mon login et mon mot de passe l'un des tous derniers mails de Louise, avec un L comme Luisa merci beaucoup de faire vite je suis prêt à graver"
Le tout à un débit façon Julien Lepers.
Et là, j'avais la preuve que Dieu existait, qu'il était facétieux, et que ce soir là il m'avait choisi pour rigoler :
"Ah là ça va pas être possible. Je suis au camping à Palavas les Flots, je n'ai pas internet."
Un coup pour rien. De précieuses pièces de perdues.
Fébrilement, je compte le reste de ma monnaie. Je n'ai plus droit qu'à un essai. Après, c'est fini.
J'appelle le domicile familial et tombe sur mon père. J'explique la situation, rapidement mais en essayant de ne pas dramatiser. Je donne les instructions et, voyant le compteur très bas, telle l'équipe de Fort Boyard criant "sors ! sors !" lorsque la clepsydre est presque vide, je lui dis que ça va bientôt couper, mais qu'il me rappelle quand il aura l'info au numéro au numéro de la cabine qui était noté que je lui dicte en précisant bien le préfixe et tout et tou.
Ca coupe.
A ce moment là, j'ai vécu ce que ressent un astronaute qui vient de passer derrière la face cachée de la lune. Je ne peux rien faire sinon attendre, en espérant qu'à quelques centaines de kilomètres de là tout se goupille bien.
J'attends donc. Ca commence à faire long. Ca commence à faire vraiment long.
Je me fixe une heure : si une demi heure après mon coup de fil, je n'ai toujours pas de réponse, c'est que c'est râpé.
L'heure fatidique approche. Je me prépare à l'idée d'une nuit sur la plage à la belle étoile. L'espoir faiblit. La flamme vacille.
Ca y est, c'est fini. J'ai grillé ma dernière cartouche. Après tout, dormir dans la nuit d'été, c'est pas si terrible...

C'est à ce moment là que l'orage a éclaté.

mardi 1 août 2006

Chapitre 7 : Devant l'institut


"Louise !.. Louise !.." chevrotais-je dans la nuit allemande.
Comme seule réponse, le bruit des mats des voiliers amarrés s'entrechoquant.
Mon moral baissait graduellement à mesure que je réalisais que le quartier de l'institut n'était absolument pas résidentiel. Il était sis au beau milieu du port de plaisance et du yacht club qui, à cette heure tardive, 23h30, étaient déserts. Les dernières Mercedes étaient parties à mon arrivée.
Il y a bien une petite maison à côté de l'institut sur laquelle reposent tous mes espoirs. J'en m'en approche et reprend mes appels : "Louise es-tu là ? Louise, wo bist du ?" d'abord faiblement, par peur du ridicule, puis au fur et à mesure que je réalise que ma situation est vraiment ridicule, de plus en plus fort.
Une fois persuadé qu'à moins d'une mauvaise volonté honteuse de sa part elle m'aurait entendu et serait venue m'accueillir en courant un verre à la main en s'avouant rassurée et en me disant qu'elle avait eu bien peur mais que tout rentrait dans l'ordre, ça aurait été bête qu'on se rate, non non vraiment qu'est-ce que ça aurait été stupide, allez viens ton lit t'attend, je me rabatis sur l'institut. Lui aussi paraissait désert. Il y avait bien une porte dérobée avec des boîtes aux lettres et donc j'ai tenté de nouveau le coup mais sans plus de succès.
Ca va mal.
Réunion de crise. Point d'urgence. Concentration. Réflexion.
Je suis seul avec mon sac à dos à 23h30 dans cette ville qui s'avère plus grande que je ne pensais. Je n'ai aucune info précise sur l'adresse de Louise, j'ai oublié de la noter ainsi que son numéro de téléphone et le nom de la personne chez qui elle loge et il faut bien l'admettre, je ne la trouverai pas en faisant du porte à porte. D'une part il y a beaucoup trop de maisons et d'autre part, elle est stagaire ici et donc il est peu probable qu'on la connaisse. Il faut donc commencer à envisager de passer la nuit dehors. Heureusement il fait chaud et dormir sur la plage à la belle étoile c'est pas si mal que ça.
Avant d'en arriver là, tâchons d'explorer toutes les possibilités. Cerveau ?
- Oui mon capitaine ?
- Cogitez !
Un moyen de contacter Louise... un moyen de contacter Louise... mais... mais oui ! mais c'est bien sûr ! Son téléphone en fait, je peux l'avoir !
Eurêka !!!

La photo que je n'arrivais pas à mettre hier soir, pour suivre mes péripéties.

lundi 31 juillet 2006

Chapirte 6 : A la recherche de l'Institut

Le plan de la gare donnait comme je vous l'ai dit l'impression que l'Institut n'était pas loin, je fis même pire qu'y aller directement, j'y allais en faisant un détour : je me suis dit qu'il serait sûrement plus agréable d'y aller en prenant le bord de lac. J'ai dans un premier temps descendu la rue principale de la ville et je suis arrivé au bout d'un moment à ce fameux lac de constance. Sur des petits vieux des bancs profitaient du paysage. Enfin c'est le contraire.
Là, ma mémoire phénoménale me fit aller gauche toute. Comme indiqué il y avait bien une "promenade de bord de mer". Qu'il était doux d'y marcher en toute insouciance ! Selon toute logique, l'institut pour la sauvegarde du lac devait se situer au bout.
Et bien, cher lecteur, si j'ai appris une chose au cours des quelques mois passés en allemagne et en particulier au cours de cette soirée, c'est que la logique allemande, elle est différente de la nôtre, et elle en manque souvent, de logique.
Car aussi soudainement qu'inattendu, la promenade s'arrête. Vlan ! Boum ! Allez-vous en !
La route retourne à l'intérieur des terres, et un hôtel accapare le bord de mer.
On ne passe pas.
Circonspection. Cogitation. Premiers doutes.
Les erreurs s'enchaînent : je me dis que j'avais peut-être mal lu sur le plan et suis donc la route vers l'intérieur des terres. Peine perdue. Il y a bien des bâtiments, mais aucun qui arbore le nom d'Institut. Je tourne, je tourne et ne trouve pas. Le temps joue contre moi. Diantre !
Car je suis bien conscient que, ne pas avoir choisi le chemin direct, c'est rater des occasions de voir Louise qui, à l'heure qu'il est, est sans doute en train de me chercher sur la route.
C'est quand même pas possible ! L'heure tourne, et j'arrive méticuleusement à la conclusion que la seule solution c'est de continuer à longer le lac quitte à quasiment rentrer dans la cour du bâtiment.
Je m'y risque, et découvre de l'autre bout d'une cour pourtant marquée sans issue la suite du chemin le long du lac que je m'empresse de prendre.
Cependant, 50 mètres plus loin, il n'y a déjà plus de lumière. Heureusement, il y a encore des gens sur la plage qui font des barbecues et il y a des cyclistes. Plus ça va, plus j'ai l'impression de quitter la ville, et surtout plus je me rends compte que les distance sont beaucoup plus importantes que ce que j'avais prévu. Au bout d'un moment, le sentier ne va plus nulle part. Dépité, je pars à travers champs sur la gauche, devinant des bateaux de plaisance amarés au loin. Après moult péripéties, j'arrive en effet au sein du yacht club de langenargen.
Et, ô joie ! Le voici le voilà, l'institut est devant mes yeux ! Hourah !

samedi 29 juillet 2006

Chapitre 5 : Petit flash back histoire de rire un peu

Faisons une pause dans notre récit alors que je pars dans l'inconnu total à travers la métropole langenargienne. Par la pensée, revenons dans le temps. Vous êtes prêts ? A la une, à la deux, à la trois !

Nous sommes quelques heurese avant le départ, à Munich, dans le bureau où je fais mon stage. N'ayant pas internet dans ma chambre, je ne peux communiquer avec Luisa qu'au bureau (n'allez pas en déduire que ma productivité en a baissé pour autant). C'est la joie et la bonne humeur, je pars le soir même pour Langenargen, youpi tralala tsoitsoin. Certains iraient jusqu'à dire : Yahi !
Je reçois un e-mail. Voici ce qu'il dit à peu près :

"Cher Sébastien
Si d'aventure nous venions à ne pas nous trouver à la gare de Langenargen, voici le numéro de téléphone auquel tu peux me joindre : XXXXXXXX. J'espère que tout ira bien,
Luisa"

Pour être tout à fait complet, je me dois d'ajouter que quelques temps auparavant, j'avais même reçu un mail d'elle contenant son adresse.

Et le soir, sur mon vélo, rentrant chez moi, je me suis dit : "tiens, je n'ai pas pris le numéro de Louise. Boh, il n'arrivera rien..."

vendredi 28 juillet 2006

Chapitre 4 : Langenargen. Et là, c'est le drame...

Pour résumer, j'arrive à ma gare de destination, petite ville huppée du bord du lac de constance avec une heure de retard au compteur. Il est 22h30, bonsoir Langenargen !
Je descends sur le quai, cherche le visage familier de Louise (allez tiens on va l'appeler Luisa ça va pas lui faire plaisir mais quelque part, c'est bien mérité) que je ne trouve pas.
Zut alors, pourtant, il n'y a pas 36 trains qui partent de Lindau et qui arrivent à Langenargen, ne me voyant pas sortir du premier, elle se sera informé, aura compris la déficience helvète et en aura tout naturellement déduit quen ratant ma correspondance, j'arrivais avec le train suivant, d'ailleurs dernier de la journée.
Et bien non, j'ignore à quel stade de la réflexion un couac a eu lieu mais elle n'est pas là.
C'est fâcheux.

Et là, mesdames et messieurs, en direct et en public, sortie de nulle part, voici la bourde.
Non non, pas la bourde qui vous fais perdre quelques euros, quelques minutes de votre temps, pas la bourde "j'ai perdu mes clefs" ou la bourde "j'ai oublié le passeport sur la photocopieuse", celle là, on l'oublie vite. Non, LA Bourde. L'énorme, la bouffie, la testostéronisée, la nitroglycéranisée. Celle qui mérite que depuis quatre soirs vous lisiez une bête histoire de train en retard. Celle qui, en leçon, fait avancer l'humanité. Ouvrez grands les yeux et les oreilles.

Je suis sur le quai de la gare. J'attends quelques minutes. Je m'approche de la sortie et là, posé par le diable en personne qui devait m'épier et ricaner derrière, j'avise un plan de la ville, à première vue petite, de Langenargen. Et, la première chose que je vois sur ce plan, comme quoi la destinée bascule parfois sur des détails, c'est l'Institut für Seenforschung der Landesanstalt für Umwelt Baden-Württemberg. Et à cause de ma stupide mémoire, je me suis rappelé que c'était là que travaillait Luisa, et j'avais vaguement le souvenir qu'elle m'avait dit habiter pas loin.
Guidé donc par une inconscience qui allait s'avérer absolument dévastatrice, je décidai de partir, à pied, sans savoir exactement où elle logeait, dans une ville absolument inconnue, dans un pays étranger où personne ne me connaissait, d'ailleurs elle non plus, faire une surprise à Louise en toquant chez elle après avoir mémorisé sur le plan le trajet jusqu'à ce sympathique institut (me disais-je encore à ce moment là).

La suite bientôt.
PS : 18'24, les choses sérieuses commencent, et en plus au moins 10s de perdues à cause de lacets défaits. L'ennui c'est que les orages s'en mêlent maintenant.