lundi 15 mai 2006

Vous voulez voir un film bien ?

Allez donc voir Inside Man, de Spike Lee, vous m'en direz des nouvelles. A la sortie de ce film je me suis dit : il y a des gens qui ont du talent pour le cinéma. Ca existe, alors pourquoi toutes ces nullités, ces blockbusters exorbitants, ces bouses même alors qu'il suffirait de ne garder que les bons réalisateurs et les bons acteurs, on les reconnaît tout de suite, et leur donner en priorité les budgets et les moyens qu'il faut ?
Ce à quoi Lionel P. m'a rendu (en français, et non pas en akkadien, il n'avance pas très vite) : les bouses sont ce qui se vend le mieux.
Certes.
Puis il a ajouté : "de toute façon, dans quelques années, il n'y aura plus de cinéma, les gens en auront marre de voir tout le temps la même chose, ils vont se blaser et ne viendront pas".
Sur le coup, je me suis demandé la chose suivante : toute cette surenchère d'effets spéciaux, cette escalade dans le superlatif (quand on a sauvé l'univers quarante-six fois, que peut-on sauver de plus important, de plus grand, de plus beau ?), alors que les intrigues tiennent toujours sur un carré de pq, les gens vont-ils en être blasé ? Un jour, rira-t-on dans les salles obscures du ridicule enflé de certains films surstéréotypés ? Ca a peut-être déjà commencé : dimanche il y a deux semaines, je suis allé voir Mission Impossible 3. En fait la mission était possible, je vous rassure tout de suite. Comme dans le 1, la fin voyait un hélicoptère exploser dans le tunnel sous la manche avec Tom Cruise qui s'en échappait trois millièmes de seconde avant et que la fin du 2 devait être toute aussi nytroglicérinée, les scénaristes du 3 se sont vus confier la tâche du siècle : faire encore plus. Ils se sont beaucoup grattés la tête et ont trouvé. Ils ont fait mourir Tom Cruise. Enfin, il est rescucité quelques secondes après mais sur le coup, il était en arrêt cardiaque et tout le tralala. Je vous explique la situation :
Il vient de tuer le gros méchant, mais d'outre-tombe il ricane bien l'affreux, car avant de partir il a laissé dans le cerveau de ce malheureux scientologue une mini bombe qui va bientôt s'enclencher (elle y va progressivement d'ailleurs, ce qui est très con, vous en connaissez beaucoup des bombes qui se déclenchent progressivement ?). Ce qu'il faut savoir c'est que dans cet opus Tom Cruise est marié. Et oui, c'est ça l'originalité du film. Et devinez à qui ? Je vous le donne en mille : à une infirmière. C'est fou ça, les héros hillywoodiens ne sont jamais mariés à des trapézistes, des femmes de ménage ou des gardiennes de prison. Or donc, il est mariée à une infirmière qui est à ses côtés lors de la dernière scène où il zigouille tout le monde (ça se passe à Shangaï allez savoir pourquoi). Elle avait été prise en otage la pauvre. Elle est maintenant libérée et dit : "ça alors mon chéri, tu n'es pas fonctionnaire au ministère des transports ! Je tombe des nues, allons rentrer dans notre beau et grand pays fêter ça". Oui mais non, car le gaillard a une bombe dans la tête. O non c'est trop horrible ! Que faire ?!!! Et là, idée de Tom Cruise qui a une drôle de vision du bricolage électrique : "chérie : je vais mettre les doigts dans la prise, ça va court-circuiter la bombe, et ensuite tu me ranimeras". La fille a à peine le temps de dire "mais c'est de la folie" que son espion de mari est par terre et ne répond plus allo tango charlie vous me recevez ?
L'heure est grave. Elle se met au massage cardiaque. Elle compte jusqu'à cinq puis recommence (parce que plus loin, le public lâcherait). Musique lourde. Le temps se ralentit. Le spectateur retient son souffle. Ca fait bien deux minutes qu'elle s'excite comme ça. La musique fait des trémolos mon Dieu faites que ça s'arrête. Elle commence ç se décourager. Non ! non ! c'est trop injuste ! De rage, elle blasphème, (c'est vous dire où on en est) et tape du poing sur le thorax de son mari que tout le monde croit mort c'est terrible comme sur un punching ball.
Et là ! au bout du cinquième coup, alors que tout espoir était perdu, l'ami Tom Cruise jaillit l'arme au poing plus vif que jamais prêt à tuer le moindre sino-arabo-terroriste d'une balle entre les deux yeux. C'est complètement surréaliste et là, mesdames et messieurs, grand moment : le public exclaffe de rire tellement c'est grotesque.
Tremblez messieurs les producteurs ! L'heure est peut-être bientôt venue.

Je vous laisse, je vais à la piscine.

dimanche 14 mai 2006

La fraternité du chauffeur de bus

Bonsoir à toutes et à tous.
J'aurai besoin ce soir de l'expertise de tous nos fabuleux lecteurs disséminés aux quatre bouts du monde.
Vous l'avez sûrement remarqué comme moi, lorsque vous êtes dans un bus et que vous croisez un autre bus, par exemple un bus de la même ligne à contre-sens, les chauffeurs invariablement se font un petit signe de la main. Depuis que je suis usager des lignes 27 et 89 de la Régie des Tranports Parisiens que je salue au passage (ils n'ont pas fait grève pendant le CPE, c'est des gens bien), je n'ai jamais, je dis bien jamais, vu mon chauffeur du moment ne pas respecter ce rituel. C'est à se demander si quand ils se croisent à Carrefour, ils ne le font pas aussi.
Alors, questions : est-ce partout pareil ? On n'analyse pas en effet ce genre de phénomènes sociologiques profonds en se contenant à l'hexagone. Et maintenant pourquoi ?
Je risque deux explications :

1) Occultisme et Danbrownisme
Les chauffeurs de bus font partie d'une société secrète millénaire établie par les charetiers de St Jean d'Acre en charge de l'acheminement de l'or des Templiers qui oeuvre dans l'ombre depuis tout ce temps avec un but que le commun des mortels doit ignorer : créer l'apocalypse des temps modernes : l'Ultime grêve. Leur petit signe de main est en fait un signal puissant : le jour où l'un des leur (leur chef) ne le fera plus, la nouvelle, le signe manquant, se répandra dans le monde entier des chauffeurs de bus comme une traînée de poudre et le monde retiendra son souffle. Des forces occultes enfouies depuis des siècles réapparaîtront, mes cds volés aussi au passage, et l'Occident chrétien devra se mettre au vélo et au roller avec en tête une révélation bouleversante : Jésus était en fait une femme qui répondait au nom de Georgette.

2) Hollywood et chewing-gum
Depuis le film Speed, la préfecture de police de Paris redoute par dessus tout, outre un lâcher de taureau rue de Rivoli, un remake grandeur nature de ce film, opus hollywoodien salué par la critique pour son caractère innovant : un bus explosait s'il descendait en deça d'une certane vitesse et un héros bien sous tout rapport sauvait tout le monde : la belle jeune fille pleine de courage qui s'était retrouvée par hasard au volant, les gentils et innocents usagers qui n'en demandaient pas tant (dans le désordre : le vieux grisonnant, la mère enceinte, la petite fille, le jeune cadre dynamique qui au début est un connard mais qui en fait à la fin verse sa petite larme comme les autres, la vieille un peu sourde qui met du temps à comprendre mais qui est plein de sagesse, le quinqua moustachu qui dit qu'on va tous mourir mais non faut pas dire des choses pareilles, le jeune black qui a un casier mais mec ça c'était quand j'étais jeune j'avais fait des conneries mais maintenant je suis rangé et qui en fait est un bon gars) tout cela bien sûr en contact permanent avec le bon noir de service agent de police blasé de son état qui le matin même, harassé de fatigue qu'il est parce qu'il ne dort plus depuis cette terrible affaire où une moto-crottes avait explosé car elle allait au dessus de 25 miles par heure, avait rendu son badge à son chef qui a refusé sa démission. L'important dans ce genre de situation, c'est de la repérer au plus vite (sinon votre bus explose et vous accusez injustement Al Quaeda, ça fait désordre) Donc, habiles, nos hauts-fonctionnaires ont donné comme consigne aux chauffeurs de trouver un signe secret que chaque chauffeur doit faire quand il en croise un autre comme ça, si l'autre vous toise avec son regard vide de tueur psychopate qu'il est sans faire le signe attendu, vous n'avez plus qu'à appeler le GIGN et tout finit bien.

Si vous vous voulez formuler d'autres conjectures, n'hésitez pas à laisser un commentaire.
Mata ! comme disent les nippons (ils ont des tonneaux ronds, vivent les ...)

jeudi 11 mai 2006

Et bien !

Et bien il en aura fallu du courage pour que j'arrive jusqu'à cette page web de rédaction de mes messages. Que c'est lent tout ça, que c'est lent ! Ma connexion internet donne vraiment l'impression qu'il y a un vieux papy essouflé dans la cave qui pédale pour envoyer les données.
Bon sinon, il fait beau, n'est-il pas ?
Que vous dire d'autre ? Ah oui, pour la dernière fois, c'est attesté. La peau grasse, tout se joue la nuit. C'est écrit dans le magazine Cosmo d'Hélène M. et de Louise D. qui l'ont étudié attentivement la semaine dernière. Donc, un conseil, ne dormez plus, ou bien que d'un oeil. Mettez votre réveil à sonner toutes les heures pour vérifier que votre peau n'est pas devenue subitement et sauvagement grasse.
Bon ben là je ne trouve rien de plus intéressant à vous raconter. Je sais c'est triste mais que voulez-vous, c'est la vie.

mardi 9 mai 2006

La peau grasse : tout se joue la nuit

Pensez-y.

dimanche 7 mai 2006

Mes pauvres pieds !

Je viens tout juste de me faire une "spéciale". Une balade faite maison. Départ chez moi (au niveau du Val de Grâce pour ceux qui connaissent, c'est à paris, vous savez, la 25ième ville au monde). Ensuite descente du blvd Saint-Michel avec au passage arrêt Big Mac rue Soufflot. Tout en bas vous tournez à gauche en 4ième, traversez la Seine sur le Pont-Neuf et rentrez dans la cour carrée du Louvre. Là vous prenez tout droit, pyramide, arc du carroussel, jardin des tuileries, place de la concorde, champs Elysées. Vous faites coucou à Jacquot sur votre droite. Ils ont installés ( en son honneur ?) plein de vaches qui sont décorées. Comme toujours les parisiens vont penser que c'est une idée "extra o-ri-gi-na-leux" sans savoir que ça a était fait avec des lions à Lyon il y a belle lurette et à Munich l'an passé. Tiens, Virgin est ouvert, vous y entrez, et relisez Astérix et les Normands ( -et paf ! -présent !). Vous y lisez une autre bédé "la croisade s'amuse" qui caricature Bush et glorifie ben laden "mais c'est pour rire !" alors vous riez parce que vous êtes un djeunes cool et qu'effectivement c'est marrant, la femme à ben laden qui reçoit une ceinture d'explosif en pâtes lustucru avec déclencheur en pâte à sel pour la fête des mères c'est rigolo.
Petit passage à l'atelier renault voir des formules un qui ne roulent plus vu qu'elles sont accrochées au mur. Ensuite arc de triomphe puis gauche toute. Avenue d'Iéna, attention à vous, c'est un quartier très pauvre et peu recommendable. Vous arrivez au Trocadéro. Frayez-vous un chemin entre les bus et les touristes, faite vous prendre pour un américain par le vendeur de tour eiffel rose fluo puis descendez. Passez sous la tour et allez en direction de l'Ecole militaire. Au fond à gauche, une envie pipi vous prend. Pas cool. Direction Invalides. A l'esplanade, prendre la rue de Varenne, passer devant l'hôtel Matignon puis continuer jusqu'au boulevard raspail, puis la rue de rennes, puis la rue de Vaugirard, le Sénat, le jardin du Luxembourg, et enfin, vous retombez Blvd Saint-Michel, l'école des Mines, puis vous rentrez chez vous.
Durée : 4 heures. Longueur estimée : 10 Kms.
Enjoy.

samedi 6 mai 2006

Baleines et poux

Voici donc la fabuleuse histoire du baleineau qui avait des poux. Ma principale source d'information est l'exposition photo sur les océans actuellement sur les grilles du jardin du luxembourg. Oui je sais, j'habite un quartier très chaud et défavorisé, je ne devrais pas prendre autant de risque pour mes fidèles lecteurs, mais soyez rassurés, les CRS veillent et je cours vite.

Imaginez que vous soyez un baleineau. La vie est belle, vous avez l'océan rien qu'à vous, les requins ne vous font pas peur, il n'y guère que les calamars géants qui peuvent oser remonter vous chercher des noises mais bon, comme vous êtes jeune vous êtes complètement insouciant.
Que faites-vous de vos journées ? Vous nagez. La blague du "-c'est loin l'Amérique maman ? - tais-toi et nage" est faite pour vous à ceci près que l'amérique, c'est les pôles, sud ou nord c'est selon.
Vous allez me dire, c'est complètement débile de passer toute son énergie à traverser la moitié du globe et je vous répondrai oui et non, ou plutôt non et oui.
Non, car la faculté a établi que les baleines se reproduisent dans des eaux chaudes près de l'équateur (c'est quand même plus sympa), mais que les zones avec plein de nourriture c'est les zones froides, parce que c'est là où tout le monde va.
Oui, c'est un peu con, parce que s'ils se mettaient tous d'accord pour rester tout le temps dans des eaux chaudes, personne n'aurait à bouger et tout irait bien. Non mais sans blague, ils sont cons ces animaux.
Pardon, excusez moi, j'ai dérapé. Il y a peut-être des membres de Greenpeace ou je ne sais trop quoi parmi vous, ça vous a peut-être choqué.
Passons.
Vous ête donc un baleineau, la vie est belle, plein de facéties, de pirouettes dans l'eau, vous faites la fierté de vos parents car vous prenez 70 kilogrammes par jour (ça c'est un beau bébé ça madame !).
Oui mais voilà, il y a quand même un souci.
Vous attrapez des poux.
Et là, c'est le drame. Voyez plutôt : pas de shampoings spéciaux, et surtout pas de bras pour s'en débarasser. Vous ne pouvez même pas vous gratter. Vou êtes condamné pour l'éternité à subor vos poux. C'est atroce. Que faire, si ce n'est plonger dans les profondeurs inquiétantes trouver un calamar géant qu'on en finisse ?
Et là mesdames et messieurs, merveilleuse nature fait montre une nouvelle fois de son génie. (ça va mieux ?)
Il faut se débarasser de poux ? Rien de plus facile, il suffit de les écraser. D'exercer une pression. Si vous avez un ami qui s'appelle Pascal vous pouvez l'appeler. C'était une blague. Bon donc, une pression. Quand on est une baleine. Vous ne saisissez pas ? Mais enfin c'est évident. Mettez vous à la place d'un pou, qu'est-ce que vous redoutez le plus, qu'est-ce qui vous fait cauchemarder la nuit ? Qu'une baleine vous tombe dessus. Et ça, le baleineau l'a très bien compris.
Et là, attention spectacle. Plan large vu d'hélico, ralenti, commentaire façon nicolas hulot. Vous prenez votre élan et vous sautez hors de l'eau, vous vous retournez sur place, façon nelson monfort, et vous vous étalez de tout votre long sur l'onde pure, façon moi qui fait un plat dans la piscine en vacance. Ce faisant, vous devenez l'auteur d'un génocide vis-à-vis de vos poux, mais vous vous sentez mieux.
Moralité : la prochaine fois que vous verrez une baleine sauter hors de l'eau, vous saurez ce qu'elle fait exactement et vous pourrez instruire les gens autour de vous qui vous regarderont d'un air ébahi.
Et oui, ce blog est un vrai puits de science.

jeudi 4 mai 2006

C'est fou !!!

Vous avez remarqué ? On est jeudi soir. Et donc demain, c'est vendredi. Et vendredi, c'est le week-end. Ca alors !
Ca mérite une bonne douche.
Demain je vous raconterai comment les bébés baleineaux se débarassent de leurs poux. Ca peut donner des idées, d'ici là n'oubliez pas vos 10 fruits et légumes de la journée.

mercredi 3 mai 2006

Oui Vinci Code

Que penser du Da Vinci Code ? Vous savez, ce livre qui a défrayé la chronique parce qu'il se vendait comme des petits pains (miracle ?) et qu'il était sensé révéler des vérités foudroyantes sur l'église apostolique romaine. Pour ma part, la chose suivante : c'est une bouse littéraire. Les parisiens à la campagne, ils sont fascinés par les bouses de vache, et bien là c'est la même chose mais pour un livre, greffe ratée du club des cinq visitent le louvre (ça, ça aurait été bien) et de la bible pour les nuls.
Vous allez me dire, Sébastien, tu es dur, au moins le papier est propre et peut servir et je vous répondrai qu'effectivement, ce livre a quand même son intérêt et il n'est pas totalement exempt de suspense : en effet, on se demande maintenant si le film sera pire, mieux ou aussi inconsistant que l'original. Le fait d'avoir tourné dans les vrais décors peut améliorer l'ensemble mais j'émets quand même des réserves : filmer au louvre et rater la piéta de Villeneuve-les-Avignons...
S'il y a des fans du Da Vinci Code parmi vous, qu'ils se manifestent, on pourra rigoler : moi aussi je suis capable d'inventer des histoires farfelues sur l'évangile. En attendant bonne nuitée les petiots, il se fait tard.

mardi 2 mai 2006

J'ai gagné une ligne à mon CV !!!


Et oui, les amis, c'est fou, je sais désormais recoudre un bouton, la preuve : je l'ai fait.
Je passe demain un entretien (tiens, un entretien, lui ?) et je n'allais quand même pas me pointer avec mon merveilleux costume très classe, certes, mais borgne de bouton depuis le premier jour où je l'ai mis (j'ai voulu fermer la veste et crac un bouton est parti). Mais avec le matériel qu'il faut et un peu de jugeotte, on arrive à tout. Bon j'avais mis un peu trop de fil mais que voulez-vous, on n'est jamais trop prudent.
Je suis donc plus multidisciplinaire que jamais.
Sinon, que dire, il fait beau n'est-il pas ? En effet oui, c'est pas Dieu possible d'ailleurs, si beau le mardi alors qu'il pleuvait tout le week-end un vrai temps de chien. Ah ben ça vous avez ben raison, mais comme on dit après la pluie vient le beau temps. C'est ce que je dis toujours ! Bah, c'est les agriculteurs qui vont être contents, p'tètre ben que les fruits seront moins chers ctété. Ah ça, ça pourra pas être pire que l'été dernier, crénon de non ! Le kilo de pêche à ...
ô et puis qu'est-ce que j'en sais du prix du kilo de pêche, moi je me nourris de compotes !
Allez, bon vent comme disait l'autre !

dimanche 30 avril 2006

Non non, tout va bien...

... le boulot, ça va je gère. Mais effectivement, je ne sais pas pourquoi, depuis 10 jours, je ne trouvais pas le temps d'écrire sur le blog. Ca y est, j'ai avoué. Honte sur moi.
Indépendamment de ça, une petite soirée jeux, on en a une énorme envie comme dit l'autre. Je précise pour nos amis non initiés qu'une soirée jeux, c'est une soirée durant laquelle on mange des choses sympatiques comme des crêpes (pas possible !) et durant laquelle on joue à des jeux un peu transverses comme ma formation. Si je rentre là-dedans, vous n'allez plus rien comprendre. Bref, par exemple connaissez-vous le chabadabada ? Non ? Ah ah ! Et bien c'est très simple. C'est un jeu qui se présente sous la bête forme suivante : des cartes avec sur chacune d'elle deux mots : un en français l'autre en anglais. Par exemple, amour et je sais pas moi, hand. Les joueurs se mettent en deux équipes (attention aux rivalités sociétales au sein de la tribu) et chacune des équipe doit tour à tour chanter une chanson contenant l'une des deux mots. L'équipe perdante est celle qui sèche la première et qui doit donc faire la vaisselle, vae victis (non, ça je viens de l'inventer mais ça me paraît être une très bon concept, Fabien, ton avis ?)
Les chaussettes volantes donc, plusieurs hypothèses, mais personne de vraiment proche de la réalité. En fait, vous allez être très déçus : le matin à mon réveil, ayant petit-déjeuné des mes yaourts aux céréales quotidiennes accompagnés de leur croustillants de tartines à la confiture de chez nous et de la compote réglementaire, je me suis souvenu des chaussettes de la nuit. J'ai tourné la tête vers la gauche, là où s'était produit l'apparition et j'ai quelque peu été déçu. Il y avait certes deux chaussettes noires qui bravaient les lois de la gravitation, mais en fait, c'était parce qu'elles étaient posées sur un étendage accroché lui-même à une étagère et dans le noir, l'étendage ne se voyait pas. Je me suis dit que si un jour je travaillais dans le cinéma j'utiliserais cet effet spécial stupéfiant et je suis allé au travail.

Sinon, aujourd'hui je suis allé à Giverny, vous savez, là où Monet a passé la fin de sa vie et où il a peint entre autre ses nymphéas, c'était chouette tout plein et mes parents m'ont offert une cravate qui mérite à elle seule un article. Ce sera pour demain. En vous remerciant, bonsoir.

Non, ce blog n'est pas mort !

Allez chercher tambours et trompettes, troubadours et crieurs publics, organisez-moi défilés et processions, ripailles et festoiements, et faites répandre le message, le mot d'ordre unique et percutant suivant : non, ce blog n'est pas mort !!!
Il faisait le mort, nuance.
C'est une vieille technique apache pour mieux étudier l'ennemi, s'écrouler par terre en poussant des râles et des trémolos decrescendo et voir comment il réagit. Si par exemple, croyant la victoire acquise (l'idiot) il s'arrête de combattre et prend un thé sur le coup des 17h, vous saurez que c'est à cette heure là qu'il faut se relever et attaquer, les faire tous prisonniers et les obliger à boire du café, ça les assomera.
Bon bref, vous n'alliez tout de même pas croire que c'est la fainéantise, mère de tous les vices, qui avait interféré dans l'écriture de ce recueil électronique. Un peu quand même ? C'est la preuve que vous commencez à me connaître.
OdgG, (Or donc grand Gousier pour les gens à la mémoire courte), durant cette poignée de jours (comment ça c'est plus qu'une poignée ? mais tu le veux mon poing dans ton nez toi ? (humour)) j'ai été cherché l'inspiration dans les profondeurs du dedans de moi-même et autant vous l'avouer tout de suite, ça va décoiffer. On devrait peut-être prévenir les media sinon les hôpitaux ne vont pas comprendre l'afflux soudain de patients qui n'arrivent pas à ôter ce rictus de joie de leur visage même en leur rappelant les horreurs du monde moderne : tchernobyl, les manifs, le foie gras bientôt interdit aux USA (c'est de l'humour américain : ils trouvent scandaleux qu'on inflige un tel traitement à des pauvres canards innocents, certains comparant leur sort aux détenus d'Abu Graib), mon chat qui est seul à la maison depuis trois jours maintenant...
Il y a autre chose, durant cette brève interruption de verbage, j'ai pu noter que certains de mes fidèles lecteurs ont été lésés. Si. Et là, je pousse un cri. Il est absolument inacceptable qu'après avoir écrit de leurs blanches mains (ou quelle que soit la couleur de vos mains) un commentaire relevant bien sûr un petit détail subtil que certains autres lecteurs n'avaient peut-être pas décelé sur un article, ou toute autre flatterie à mon égard, le commentaire n'apparaisse pas. Je m'insurge. J'irais bien m'enchaîner aux grilles de Blogger qui héberge ce blog ou même entamer une grève de la faim (après tout, la réputation de la France est déjà faite), mais je ne sais pas où ils sont sis, et je vous avoue que j'ai faim. Un conseil donc, si vous comptez écrire un long commentaire, enregistrez le sur votre disque dur (surtout pas le mou), et conservez le en sécurité chez vous.
Je vous avoue aussi que je suis un peu colère, seuls quelques hardis ont été émettre des hypothèses sur la ténébreuse affaire des chaussettes volantes (et encore, en off).

Ouhla, il faut que j'y aille. Ecoutez, je vais publier le message même s'il n'est pas fini, c'est contre la déontologie de la profession, mais, hardi ! Passons outre (de vin).

vendredi 21 avril 2006

L'énigme des chaussettes volantes


Hola ! comme on dit au sud des Pyrennées.
Hallo ! comme on dit outre-Rhin.
Ce soir, une histoire pas banale qui m'est arrivée la nuit dernière.
Alors que je dormais du sommeil du juste, enfin pas si bien que ça en fait, je me suis réveillé.

Une chambre du quartier latin. Deux lits, mais un seul occupé, le co n'étant plus là. Il fait noir. C'est la nuit.

J'ouvre les yeux.

Le personnage dans le lit ouvre les yeux, regarde le radio réveil quand soudain son regard est attiré vers l'autre côté de la pièce.

Mon dieu qu'est-ce ? Mais, palsambleu, c'est...enfin ce sont...on dirait bien... des CHAUSSETTES VOLANTES !

De l'autre côté de la pièce, dans la quasi-obscurité, on aperçoit, se détachant sur le mur jaune provence tout juste éclairé par un reflet venant de la rue les linéaments d'une paire de chaussettes noires qui semblent léviter.

Le personnage se rendort d'un coup.

Selon vous, que s'est-il passé ?


mercredi 19 avril 2006

Ceci est un titre

Non, Moule de la Pampa ne se mange pas, et pour cause, c'est un personnage de roman. En effet, ça fait deux fois qu'Hélène Macquart me prête des livres à elle écrits par des sud-américains plus ou moins tarés (enfin quand on est surnommée Macquart, comme dans Rougon-Macquart, les tares, ça vous connaît), mais à chaque fois très drôles.
Le dernier s'appelle "Les Pires Contes des frères Grim", par Mario Delgado-Aparain et Luis Sepulveda. C'est deux personnes différentes (pour un ça fait un peu long, façon chauffeur italien dans Tintin). Et il y a donc un dénommé Moule de la Pampa comme protagoniste. Et là, en somme, tout est dit. Courrez le lire si le coeur vous en dit. Sinon, et bien je ne sais pas quoi vous dire. Partez à la pêche. A la pêche j'ai dit. La Pêche ! Non, A LA PECHE !!!
Voilà, ce blog n'avait jusque là jamais fait critique littéraire, c'est chose faite.
A vous les studios.

mardi 18 avril 2006

Moule de la pampa

Bonsoir,
Il est tard, demain je travaille, il faut vite que je gagne mon lit (et non pas à la tombola) mais décidément, je te faisais trop d'infidélité, ô fidèle lecteur.
Alors on va jouer à un jeu : devine ce que peut bien être ce titre, et on en reparle demain.
Vois toi ! comme disent les anglo-saxons.

vendredi 14 avril 2006

Tchouk tchouk nougat


Demain, je vais prendre un train de la sncf.
Merci pour votre compassion, ça m'aidera à tenir au bout de ma quatrième heure et demi quand mon tgv se fera doubler par les voitures sur le bord de la route.
Remarquez, que les gens de la sncf soient des incompétents complets n'est pas tant le problème, ça on le sait, ils ne le cachent pas. Non, ce qui est rageant, c'est l'impression qu'ils donnent d'embaucher des psychologues spécialement pour étudier les leviers cachés de l'espérance de l'être humain afin d'inoculer au plus vite chez l'"usager" des envies de meurtre contre leur personne. Et évidemment, lorsque vous poirotez depuis deux heures à attendre votre ter qui est en "retard indéterminé", vous savez, avec la voie pré enregistrée qui vous prie "d'accepter nos excuses", et bien il n'y a personne de la sncf à égorger, tout juste la personnalité morale à maudire.
J'exagère ? Vous osez soutenir le contraire ? Vous avez vu ce qu'ils ont sorti dernièrement ? La pub "qu'est-ce que ça nous fait ch... d'emmener des gens en train dans ce pays et qu'est-ce qu'on préfèrerait ne s'occuper que des parisiens friqués en mal d'escapade aux Bahamas !"
Du grand art, du très grand art ! Le génie français, ça n'est pas que Pascal et compagnie.

En parlant de génie français,

Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !

Pour ceux qui arriveraient comme ça, et qui ne comprendraient pas, qu'ils lisent les messages précédents car ce n'est pas compulsif.
Au fait, pour ceux qui aimeraient savoir (encore que comme personne ne laisse de commentaires, je me dis que peut-être tout le monde s'en fout), c'est dans les Châtiments que Victor Hugo a écrit ça. Il était en exil le pauvre. 19 ans. Où serez-vous dans 19 ans ?

lundi 10 avril 2006

La culture pour les nuls

Contrairement à certains, moi je persévère dans mes idées, même si elles ne sont pas accueillies avec l'esprit d'ouverture attendu. Pour ce faire, il suffit de se dire que les autres sont tous des abrutis. De toute façon, on a toujours raison, non ? Donc c'est les autres qui n'ont rien compris. C'est mathématique.
Or donc (gG. tiens je vais me mettre à créer mes propres abréviations, gG c'est pour grand Gousier), or donc, gG, je poursuis mon exercice d'inculcation de poésie pour les nuls même si personne n'en veut.
Cependant, en ce qui me concerne, j'ai un esprit pédagogue et je sais vendre mes trucs. Je n'irai pas jusqu'à vous faire un powerpoint car il est tard, mais même avec ce handicap, vous allez sentir la différence avec les discours creux habituels. Je vais vous montrer.

Combien de fois vous est-il arrivé au sein d'un groupe, d'amis généralement, de vous retrouver isolé ? Du genre vous n'avez pas envie de vous baigner alors que tout le monde patauge et que vous, vous ne souhaitez qu'une seule chose, c'est lire tranquilement votre blog favori que vous avez imprimé avant les vacances sur la plage? Ou bien encore, aller au MacDO alors que votre entourage farouchement et idéologiquement anti-américain se sent l'âme d'un Bruno J. parti bouter le Big Mac hors du droit du travail français ? Vous vous dites, dans un français légèrement boîteux : c'est tous des cons, c'est moi qu'ai raison. Cependant, votre verve n'étant pas suffisamment travaillée, tout ce que vous arrivez à prononcer pour votre défense, justement, c'est ça : "bande de cons, moi j'irai (ou je n'irai pas, c'est selon), allez tous vous faire ....." Le dernier mot peut varier d'un individu à un autre. Si on disait tous la même chose, la vie ne serait pas drôle.
Bref, vous êtes ridicule et tout(e) rouge. Des années après, tout le monde se souvient de votre petit caprice et c'est un cercle vicieux, vous y allez de plus belle et ça fait rire les autres, et ça vous énerve, et vous saisissez le chandelier et avant même que vous n'ayez réfléchi, il est fiché dans la tête de celui qui rigolait bêtement le plus proche de vous, un certain colonel Moutarde dans la salle de billard.
C'est idiot d'en arriver là.
Heureusement je suis là. (vous avez vu l'effet, vous êtes aux trois-quarts conquis ! )
Alors que faut-il faire pour éviter ce genre de situation ? C'est très simple. Là où ça dérape, c'est quand vous vous mettez à utiliser un langage de charretier. Vous n'êtes pas du tout crédible.
Oui mais vous allez me répondre : dans ces moments là, je suis tellement énervé que je n'ai pas le temps de réfléchir à ce que je vais dire.
Et c'est là toute l'astuce ! Pourquoi réfléchir quand les plus éminents cerveaux français l'ont déjà fait pour vous ?
Vous ne saisissez toujours pas ? C'est somme toute normale (cf paragraphe du haut). Je vais vous expliquer sur un exemple simple.
Mise en situation : reprenons le cas du MacDo. Vous avez faim, vous voulez y aller, les autres pas, ils vous disent d'ailleurs que ça devrait être interdi, vous répondez sacrilège, ils vous disent qu'on devrait poursuivre ceux qui y vont, vous répondez que vous rentreriez dans la clandestinité pour votre big mac adoré de vous, ils vont répondent qu'étant trop peu de résistants, la recette, le savoir-faire (et le savoir-être, on l'oublie trop souvent), les ustensiles et les ingrédients pour les créer manqueraient, et que tôt ou tard vous cèderiez.
Vous êtes acculé. Et là, le mauvais réflexe, c'est :"bande de cons, allez tous vous faire ......".
C'est mal. Répétez plusieurs fois : "bande de cons...", c'est mal. "bande d'abrutis...." C'est mal. Il faut que ça devienne pavlovien.
Essayez plutôt ça :

"Parmi les éprouvés je planterai ma tente.
Je resterai proscrit, voulant rester debout.
J'accepte l'âpre exil, n'eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer.
Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !"

Non, ce n'est pas de vous. Mais les autres ne sont pas obligés de le savoir. Et là, ça les en bouche un coin comme on dit.
Merci qui ? Merci Victor.
Je vous conseille donc de l'apprendre par coeur. Allez quoi, soyez chic, jouez le jeu. On va le faire en deux fois. Ca rime vous verrez. C'est fait exprès.
Alors allons-y :
Parmi les éprouvés je planterai ma tente,
Je resterai proscris voulant rester debout.
J'accepte l'âpre exil, n'eut-il ni fin ni terme
Sans chercher à savoir, et sans considérer
Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer.

Attention, demain révision.
PS : ça marche aussi si on se moque de vous car vous apprenez l'akkadien et que vous ne faites pas de blog pour en parler.

vendredi 7 avril 2006

Les extraterrestres existent, j'en ai la preuve !


Oui monsieur, oui madame !
Par A+B.
Voici : alors que vous naviguez inocemment sur ce blog, vous ne vous doutez pas que vous êtes surveillé en permanence par mon compteur. Il me fait des rapports quotidiens sur qui est venu consulter l'article du jour, combien de temps il a passé à lire, ses goûts en matière alimentaire, ses opinions sur la peinture d'Enguerrand Quarton (au passage, quand vous googeulisez, ou lunettez ce peintre flamand installé en Avignon, mon blog apparaît). Bref, la NSA à côté, c'est les vigiles du carrefour.
Je sais même d'où a été établie votre connexion. Géographiquement parlant. C'est d'ailleurs très précis, je peux par exemple savoir chez vous où vous êtes placé à 10 centimètres près lorsque vous lisez.
Là par exemple, lecteur, je sais que tu es exactement à 30 centimètres de l'écran de ton OP (Ordinateur Personnel, c'est comme ça qu'on doit dire au Québec je suppose).
Petit frisson, regard apeuré dans la pièce : mais il est où ?
Gnark gnark gnark !
Bref, je sais de quel pays viennent mes lecteurs et c'est là qu'arrive le coeur de l'histoire : un (ou plusieurs, qui sait ?) visiteurs viennent d'un "unknown country'. Des visiteurs du troisième type.
Je vais donc me faire l'ambassadeur de l'humanité :
"Ami venus de galaxies lointaines bonjour. Ou bonsoir, vous avez peut-être un fuseau horaire différent. Nous somme pacifiques. Si, si. Chez nous c'est plutôt sympa, mais si vous venez chercher des noises, sachez que c'est quand même encore un peu le bordel, y a le CPE en ce moment c'est assez insupportable. Tout le monde braille dans son coin, repassez dans quelques millénaires il y aura mieux à piller.
Vous voulez peut-être en savoir un peu plus sur les humains ? alors lisez ce blog. Sachez qu'apprendre l'akkadien n'est pas un prérequis absolument indispensable pour nous comprendre. Ecouter du Prokoviev en revanche est une obligation. Je suis un peu comme qui dirait le chef ici. Enfin, je divertis les gens et je les instruis un peu, c'est les clés du pouvoir. On n'a qu'à traiter directement, on gagnera du temps. Allez passez un coup à la maison, Lionel nous fera un lait chaud. D'ailleurs j'en aurai une bonne à vous raconter sur les laits chauds de Lionel P. Mais ce sera pour une prochaine fois, là, je vais aller récupérer et recharger les batteries pour la semaine suivante. Enfin, c'est une image, on ne marche pas réellement avec des batteries..."

mercredi 5 avril 2006

C'est fort de café !

J'ai de nouveau un problème, et donc besoin de vos conseils avisés, ô bien aimés lecteurs.
C'est grave docteur ? Plutôt, oui.
Je dors bizarrement.
Ciel !
Oui, je sais. Très bizarrement, et pourtant, dans le domaine du sommeil étrange, je m'y connais.
Intriguant !
Voici la situation : depuis quelques nuitées, je me couche, je m'endors, plus ou moins difficilement, je me réveille, regarde mon réveil-matin qui m'annonce qu'on en est encore au milieu de la nuit dans notre fuseau horaire. Vous comprenez, pour le fuseau horaire du Japon, c'est déjà le matin.
Pas possible !
Si. Je n'arrive pas vraiment à me rendormir, mais on ne peut pas dire que je sois surexcité comme une puce, vous savez, à se retourner toutes les 20 secondes d'énervement.
Bizarre autant qu'étrange !
C'est ce que je disais. Or donc, grand Gousier, je ne dors pas, mais je comate tout de même pas mal. Et au final, aujourd'hui par exemple, je n'étais pas si crevé que ça.
ô le beau cas !
Je crois avoir trouvé la cause de ce brusque changement.
Pas possible !
Avec un peu d'audace, j'avancerais que c'est depuis que je me mets à boire du café le midi.
Palsambleu !
Comme vous dites, le midi, quand je mange avec des collègues, on prend un café ensuite. C'est pas si mauvais finalement, par contre on pue de la gueule ensuite.
Certes.
Et j'ai l'impression -mais est-ce bien réel ?- que toute cette caféine ingurgitée au milieu d'une journée passée à ne rien faire de mon corps, si ce n'est supporter ardemment mon cerveau, la nuit fait son oeuvre en silence. Elle en rougit, la traîtresse.
Je vais consulter la faculté.

Imaginons que vous soyez la faculté. Bon je sais, vous êtes en grève, mais en dehors de ses basses préoccupations actuelles, que me conseilleriez-vous ?

lundi 3 avril 2006

La bonne blague du jour




Vous l’avez reconnue.

Et oui, c’est mère Teresa.

Non, je ne suis pas sous l’effet des champignons hallucinogènes d’Hélène M., ni de son alcool de ver de terre mexicain (si l’asticot voyait ça !). Je suis tout simplement allé sur lemonde.fr. Ici précisément.

Comme c’est une dépêche, je ne sais pas si elle sera toujours en ligne lorsque vous lirez. Voici donc le titre pour ceux qui la manqueraient :

« Un réalisateur indien veut Paris Hilton dans le rôle de Mère Teresa »

« Ses traits ressemblent à ceux de Mère Teresa » nous précise ce comique indien. L’article ne dit pas s’il est aveugle. C’était la touche humoristique du Monde en attendant les grèves de demain.

Pour tous les fans de Paris Hilton (et ils ne sont pas nombreux), je conseille l’excellente épisode de la non moins excellente série South Park intitulé « Stupid spoiled whore video playset » dans la saison 8. Les anglophones comprendront et courront le voir. Vous pouvez me le demander si vous le voulez et que vous n’êtes pas à 10 000 kilomètres de moi.

Voili voilou.

A plus les amis, dormez bien où que vous soyez, et si vous êtes dans l’hémisphère sud, arrimez-vous bien avant de vous coucher. Gare aux chutes !

PS : que ceux qui souhaiteraient voir développer les points non traités de l’article précédent lèvent le doigt puis, après qu’ils se sont rendus compte qu’ils étaient seuls le doigt levé face à leur écran, qu’ils laissent un commentaire. Avouez que je vous ai bien eus !

samedi 1 avril 2006

L'interview vérité


Bonsoir à toutes et à tous !
J'espère que vous allez bien et que vous allez passer un bon moment en lisant ce blog.
Au sommaire de cette édition : comment vit-on le succès lorsqu'on écrit un blog ? Nous interrogerons le fondateur et teneur de ce blog, c'est à dire moi-même pour lui poser la question. Nous nous pencherons ensuite sur une controverse qui fait rage en ce moment : où les journalistes de magasines du type "cosmo" et "men's health" puisent-ils leur inspiration après avoir traité les mêmes sujets des dizaines de fois ? Sujet brûlant à ne manquer sous aucun prétexte. Enfin, nous écouterons un coup de gueule d'un pauvre usager de la sncf qui en a marre qu'on se foute de sa gueule, mais avant tout la météo.
Il fait plutôt beau malgré des averses qui ont lieu toutes les demi-heures environs. Le premier qui pensera à créer une horloge indiquant quand il va pleuvoir dans ces cas-là fera fortune. Températures en hausse à 15°C au-delà des normales saisonnières, vous en saurez plus en fin d'article si vous allez sur le site de météo France.

Intermède musical

- Bonsoir Sébastien Xxxxxxxxx,
- Bonsoir à vous.
- Alors Sébastien, on vous connaît pour votre blog et l'audace éditoriale dont vous y êtes preuve, on vous connaît aussi pour vos chats, vos goûts culinaires très avant-gardistes en matière de crêpes, votre intérêt pour la peinture d'Enguerrand Quarton dont le nom fait désormais rire la terre entier et j'ajoute aussi pour vos exploits sportifs aux derniers jeux olympiques pour lesquels vous êtes décidément trop modeste, mais, malgré tout cela, vous avez su conserver une grande part de mystère, vous restez un personnage énigmatique aux yeux des français qui vous lisent et qui vous adulent. L'engouement dépasse d'ailleurs désormais de loin les frontières de notre beau pays tant le nombre de vos fans, pardonnez-moi pour cet anglicisme...
-Vous êtes tout pardonné.
-Merci, je disais donc, tant le nombre de vos fans ne cesse de croître au Japon, en Australie, aux Etats-Unis, à Singapour... Toujours plus loin. Alors, première question : qu'est-ce que ça fait d'être l'idole d'une génération ?
-Et bien, je dirais que, si comme moi on arrive à garder la tête froide et à rester soi-même, c'est plutôt agréable. Mais j'en connais hélas trop qui cèdent à la pression et qui ne sont plus bons à rien. Par exemple, Lionel P. n'a pas su négocier sa soudaine notoriété due à sa présence sur mon blog...
-On rappelle - mais est-ce encore utile ? - que Lionel P. est un personnage récurrent dans votre blog pour son apprentissage de l'akkadien et son amour de la chose spatiale.
-Tout à fait, d'ailleurs vendredi dernier encore, enfin pas celui-là mais l'autre, nous déchiffrions de concert le code d'Hamurabi au Louvre, c'est dire si j'ai su rester simple. Malheureusement ce pauvre garçon a cédé sous la pression et n'est même plus capable de faire les gestes de la vie quotidienne les plus élémentaires comme lancer un blog. Voici son URL pour que vous vous fassiez une idée : http://lescoupsdegueuledelionel.blogspot.com/, comme vous le voyez, c'est pathétique. Sur mes conseils il est allé se reposer chez lui en province. J'espère qu'il en reviendra ragaillardi.
-Les gens vous voient différemment ?
-C'est sûr, une certaine distance s'est installée, mais je fais tout pour tâcher de rester naturel. Je continue de manger des compotes, de repasser mes chemises, de prendre le bus.
-Un homme comme les autres en somme.
-Oui enfin tout de même un peu plus que les autres.
-Vous arrive-t-il de manquer d'inspiration pour votre blog ?
-Je vais vous répondre franchement : jamais. Même l'article d'hier qui peut donner l'impression d'avoir été écrit par dessus la jambe a été en fait mûrement réfléchi et s'intègre parfaitement dans l'édifice d'ensemble.
-Quel est votre but exactement ?
-Et bien, en matière littéraire, il y a eu le XIXème siècle, c'était la Comédie Humaine, d'un collègue, il y aura le XXIème, mon blog.
-Vos choix éditoriaux font parfois grincer des dents, par exemple, lorsque vous écrivez :
"1500 ans avant l'été 2005, un comité de sélection "organisation des prochains pillages" chez les Huns avaient décidé d'écarter la candidature parisienne au dernier tour. L'histoire n'est qu'un éternellement recommencement." ça fait grincer des dents, et pas seulement chez les cabinets de dentiste.
-Seuls des esprits rétrogrades peuvent nier les faits. Sinon, pourquoi les Huns auraient-ils épargné Paris ? Qu'ils me donent une meilleure explication ces soi-disant historiens bien pensants.
-Il paraît que votre blog est truffé d'anecdotes subtiles que seuls les plus cultivés peuvent saisir.
-C'est trop d'honneur, je ne fais que parcemer mon récit de références à mes maigres connaissances.
-Et les fautes d'ortographe.
-C'est un moyen très fin pour toujours plus impliquer le lecteur. La lecture devient didactique, il a l'impression de maîtriser son sujet et les notions toujours plus osées que je lui inculque passent d'autant mieux.
-Pouvez-vous commenter la rumeur selon laquelle un code secret régirait à l'écriture de ce blog afin de communiquer avec une société secrète qui contrôlerait le réseau mondial de revente de cds volés, et par là même, tiendrait comme des marionnettes tous les gouvernements de la planète au bout d'une ficelle.
-Je n'ai rien à dire la dessus.
-Et les affirmations d'un de vos lecteurs anonymes selon lesquelles ce blog serait le porte-voix d'extraterrestres qui visent à imposer l'écoute de Prokoviev pour tous ?
-De pures élucubrations.
-Sébastien Xxxxxxxxx, merci beaucoup, on rappelle la sortie prochaine de votre prochain article : lessive du soir, espoir qui paraîtra tout prochainement si je ne m'abuse ?
-C'est l'affaire de quelque jours. Ca va décaper.
-En tout cas merci, ce n'est pas tous les jours qu'il est donné à un journaliste de rencontrer un si grand homme de notre temps, d'une telle générosité et d'une telle modestie.
-C'est moi qui vous remercie pour l'intérêt que vous portez à mon Oeuvre.

En cadeau, le grand Sébastien Xxxxxxxxx a bien voulu nous laisser la photo de ce qu'il voit par la fenêtre lorsqu'il crée.
Pour la suite de l'émission, il faudra attendre demain.
Bonne nuit.