mardi 26 septembre 2006

Le 100ième !!


Vous aussi vous l'avez senti n'est-ce pas ? Moi dès ce matin, à peine avais-je le pied debout que je me suis dit : "Sébastien, hâte-toi, c'est le centième message !" Et oui, c'est un moment important dans la vie d'un blog. Ca se fête ! D'ailleurs en ce moment je mange un bout de fondant au chocolat pour célébrer l'évènement.
Rassurez-vous, je n'en ai pas oublié mon entretien matinal mais bon je ne vais pas m'appesentir là dessus, vous connaissez hein, vous arrivez en avance, ils vous parquent gentiment dans le coin "attente", le monsieur arrive avec du retard, il est plutôt souriant celui-ci, pas plus mal, il vous emmène dans son bureau du 38ième étage (côté Nanterre), il vous parle du poste bien qu'il en connaisse pas plus que vous, ils vous demande de parler de vous, vous parlez de vous et ô ! comme par miracle, la fin de votre introduction traite naturellement de votre profil merveilleux en parfaite adéquation avec le poste que vous proposez, ça alors ! nous sommes faits pour nous entendre, où dois-je signer ? Soudain, son oeil et son sourire s'affûtent, vous flairez le mauvais coup, bingo ! il vous demande de parler anglais. Vous parlez anglais, yes my tailor is rich, and so on and so on, pour savoir si vous comprendriez un Texan profond il se met à vous susurrer en baragouinant très vite des choses inintelligibles. Vous gardez votre calme (vanté la minute précédente) et continuez malgré tout votre noble tâche de demandeur d'emploi avec toute la noblesse qui sied à un ingénieur généraliste à composante transverse et, ne l'oublions pas, pluridisciplinaire de votre trempe.
Il va y réfléchir, il va même recontrer quelqu'un pour y réfléchir encore mieux, il vous recontactera la semaine prochaine, il vous serre la main, il vous raccompagne, il vous dit au revoir, vous partez, vous rentrez et toute cette sorte de chose.
Bref, la routine.

Ce dont je vais plutôt vous parler, c'est de la qualité de l'accueil décidément poussée à l'extrême de cette bien brave pension Macquard. Non contente de vous hébergez dans les meilleures conditions (hier soir truite en papillote au menu), cette admirable aubergiste fournit même des séances de divertissement pour combattre le stress des entretiens (bon d'accord, personne ne m'a jamais vu stresser mais bon), et c'est ainsi qu'hier soir vers 23h30 j'étais encore toute à ma ferveur de jouer avec son frère venu en renfort à iSketch, sorte de dessiner c'est gagner sur internet très très bien fait. Cet après-midi, désoeuvré, j'ai réussi à gagner trois manches. En plus, la musique d'accueil me plaît bien !

Voilà voilà, c'est à peu près tout de ma petite vie pour l'instant. Tout cela débouchera-t-il sur un VIE ? Vous en saurez plus dans les prochains épisodes...
Rendez-vous pour la 200ième!

dimanche 24 septembre 2006

Point sur la situation


Bonjour à tous,
C'est reparti pour une nouvelle semaine d'entretiens ! Jusque là, on peut dire que d'un certain point de vue 100% de mes objectifs ont été atteints. En effet, je suis actuellement trois pistes et jusque là, j'ai passé le premier round (un peu comme un jeu vidéo, là c'était le niveau 1 "DRH", pas évident du tout) pour chacune des trois !
Cette semaine j'ai de nouveau un entretien pour chaque, avec une info en plus : pour l'une des trois offres, la décision sera prise d'ici la fin de la semaine. Bon, je n'en dis pas plus parce que sinon tout le monde va me sauter dessus vendredi en m'assommant de "alors ! alors !" Soyez bien sûr que dès que je saurai quelque chose vous serez, chers lecteurs, évidemment informés.
Une chose est sûre, je ne serai pas fâché quand ça s'arrêtera tout ça.
C'était moi en direct de chez Macquard Bed & Breakfast

jeudi 21 septembre 2006

Pension Macquard - Bis

Quelques petites précisions:
- à la pension Macquard il y a des brosses à dent pour les invités,
- on y mange de très bonnes quiches lorraines aux oignons (y crouton),
- fait aussi vestiaire.

A bientôt pour plus d'info !

mardi 19 septembre 2006

Considérations actuelles

Deux trois petites choses avant de repartir demain vers la ville capitale :

- internet vous joue de ces tours : vous l'avez peut-être remarqué si vous avez lu les commentaires du précédent message mais le monsieur qui a projeté dimanche dernier le film Little Miss Sunshine au cinéma pour mon papa et moi (enfin pas que nous, y avait d'autres gens dans la salle) est passé sur ce blog. Complètement fou. Au passage, aimable projectionniste, votre travail était excellent, enfin, je n'ai rien remarqué donc j'imagine que c'est comme ça qu'on repère le travail excellent dans votre métier. N'hésitez pas à revenir sur ce blog, ça me ferait très plaisir.

- internet lui a aussi joué un tour à lui (Lionel P. m'avait montré la version de ce gars mais l'original c'est en fait du premier). Enfin façon de parler, car l'homme à la base de tout ça c'est tout de même ce bon homme de Johann Pachelbel et son fameux canon (aujourd'hui ce serait une sorte de Patrice Hernandez qui a de quoi subvenir à plusieurs vies grâce à un seul tube, born to be alive qu'on entend dans chaque discothèque de France tous les soirs dirait mon frérot). Et bien le gars du premier lien, il compose joue et s'enregistre dans sa chambrine, le met sur l'internet comme ça, innocemment, et maintenant Sony veut l'embaucher. Un peu comme si un grand réalisateur voulait le scénario de ma fameuse saga pour la trame de son prochain film. D'ailleurs il faut que je songe à la conclure cette grande saga de l'été, la saison est bientôt finie.

- je me mets au sudoku.

Au plaisir !

dimanche 17 septembre 2006

Dimanche pluvieux, dimanche cinéma


Bonsoir à tous !
Aujourd'hui, j'ai vu deux excellents films que je vous recommande chaudement (mais attention, si vous avez mieux à faire comme aller pêcher la palourde, vous inscrire au marathon de Boston ou concevoir un épluche-légume révolutionnaire, vaquez à vos occupations).
Cet après-midi, au Ciné Mont-Blanc de Sallanches (ma ville natale, une sorte de Sébastopol alpine), j'ai vu Little Miss Sunshine : c'est très bon.
Et puis ce soir, sur Paris Première, Meurtre Mystérieux à Manhattan de Woody Allen.
Donc en ce moment, ne comptez pas sur moi pour vilipender le cinéma américain actuel.
Ah non non non !

samedi 16 septembre 2006

Troisième partie : Pennsylvanie, Wahington CD


jeudi 14 septembre 2006

Gambas et des meilleures


Chez Macquard
Plan B6, ouvert toute les jours jusqu'en avril
Niché au milieu d'un immeuble au coeur du quartier latin, la pension "Chez Macquard" vous accueillera chaleureusement pour tous vos passages à Paris. Une cuisine équilibrée ponctuée de tequila ou de vodka, une ambiance "Shakira" et une délicieuse odeur de gambas vous donneront toujours plus l'envie de revenir vous coucher de bonne heure dans ce délicieux établissement. La douche et la cuisine y sont très modernes, le rangement des denrées alimentaires inégalé, et vous aurez en plus la chance de participer au ménage du samedi matin avec lever 8h pour pas rater le gars de la fnac (qui au final passera à 10h45). Pour finir, vous passerez de folles soirées en compagnie de Macquard en personne qui vous fera rire toujours plus ("je confonds toujours un MBA avec la NBA"). Mini stage de Sudoku gratuit pour la première visite.
Une valeur sûre que nous vous conseillons vivement.
Fait aussi garde-meuble.

mercredi 13 septembre 2006

Attente

Coucou les amis !
Bon ben je viens de finir une série d'entretiens (mais attention j'ai encore d'autres pistes, si c'est pas la classe ça !) et donc maintenant j'attends.
Sachez simplement que :
- je suis classe 10 en logique ce qui est le plus haut !!! C'est complètement fou !
- j'ai eu 18/20 en anglais, c'est ça de regarder South Park et Friends en anglais dans le texte,
- mon profil personnel montre une très forte stabilité émotionnelle : je suis plus que jamais la force tranquille.
Voilà, ça paraît positif comme ça mais, avec les DRH, il faut s'attendre à tout ! Et puis j'ai repéré une concurrente coriace. Il va falloir se battre !

Sinon, je prépare un article sur la qualité de l'accueil à la pension "Chez Macquard" qui promet des révélations bouleversantes : comme avant-goût, figurez-vous que chez cette chère hélène on se couche tôt !
Plus de révélations bientôt sur votre blog préféré de vous.

lundi 11 septembre 2006

Nouvelles de Paris

Bonjour à tous
Et voilà, ça commence mal, j'écris depuis un mac, et je ne trouve pas le point d'exclamation. Ah si, là !
Bien, me voici de nouveau dans la ville capitale pour y passer des entretiens.
Oh!
Oui, des entretiens d'embauche, histoire de ne pas rester sans emploi toute ma vie.
Ah oui, ça c'est bien.
Je me prépare activement, je fais des séries numériques (2 4 6 8 ?) en prévision des tests de demain, et prépare des réponses toutes faites à des questions bêtes du type "préférez-vous les chiffres ou les lettres ?" (je préfère personnellement la roue de la fortune), "pourquoi nous faites-vous confiance ?" ou le plus coriace "Je vous écoute".
Bien ! Très bien !
Mais je n'en oublie pas de me balader, d'aider à faire le ménage chez hélène macquard (dont le frigo sent la gambasse) et ce soir, je prévois même de cuisiner ! Si, si !
Pas croyable !
Voilà donc je vous tiendrai évidemment informé de la suite des évènements si ça tourne bien, mal, et toute cette sorte de choses. A bientôt !
Bravo ! Bravissimo !

mardi 5 septembre 2006

De qui se moque-t-on !


Les amis ça ne va plus du tout. Ca fait maintenant trois candidats à la présidentielle qui affichent dans leur programme une mesure qui se veut phare pour la jeunesse et qui est à mon humble avis un effet d'annonce éhonté autant que démagogique. Vous aurez bien sûr reconnu le "service civique obligatoire".
Tout est dans le "obligatoire". Sans ce dernier mot en effet, le service civique (non obligatoire donc, lié au libre consentement de chacun) est plutôt une bonne idée (un peu coûteuse mais bon) : permettre aux jeunes (mais après tout pourquoi qu'à eux ?) qui en ont envie de s'engager dans une action d'intérêt général, très bien, bravo, bravissimo, c'est noble, c'est de l'argent public bien dépensé, affaire classée. Que ça puisse se faire en plus à l'étranger est une excellente chose, on apprend plein de chose dans un autre pays, à commencer par le fait qu'on est pas si mal que ça en France. Bref, c'est une bonne idée.
Oui mais voilà, je n'ai pas du tout l'impression que c'est comme ça que le voient nos déjà candidats à la présidentielle. Car pour eux ce serait obligatoire, ils nous sortent la bonne vieille rengaine du "la jeunesse a des droits mais aussi des devoirs", et là je dis : "non mais oh, hé ! Ils sont pas fous du cerveau ?"
Je vous dis ça parce que sur lemonde.fr (estimable quotidien), le sondage d'hier demandant aux français s'ils étaient favorables à un service civique obligatoire pour les jeunes affichait, malgré ma vive réponse négative, plus de 66% d'opinions favorables.
Alors voici mon point de vue, vous me direz par commentaire ce que vous en pensez (c'est beau ce que je fais, un forum citoyen sur ce blog, j'en ai la larme à l'oeil).

Petit un : les gens qui proposent ceci n'ont pas réfléchi plus de 10 secondes au coût de l'implémentation d'un tel dispositif qui serait absolument exorbitant : il s'agit ni plus ni moins de la prise en charge par la communauté de chaque classe d'âge six mois de plus, ou encore, de rallonger l'âge de départ à la retraite de chaque français de six mois ou, encore dit différemment, de grossir de façon permanente le nombre de fonctionnaires d'une classe d'âge. Bref, c'est un beau gâchis d'argent et surtout d'énergie. Enfin je m'étonne que ce soient des quinquagénaires qui osent lancer cette idée car enfin, qui va financer leur retraite ?

Petit deux : dire que ce service civique obligatoire de six mois peut être fait par tout jeune de 18 à 30 sans perturber en aucune façon ses études ou son entrée dans la vie active, c'est ignorer totalement le parcours des jeunes (stages, cdd qui conduisent finalement à une embauche). Bref, à moins de passer l'intégralité de ses vacances pendant dix ans là dessus, ce sera difficile de ne pas interférer avec le parcours "normal" de quelqu'un qui cherche un boulot.

Petit trois : "la jeunesse a des droits mais aussi des devoirs". Mais c'est le cas de tout le monde, et je croyais qu'exercer une profession et payer ses impôts c'était un comportement civique tout à fait satisfaisant au bon fonctionnement de la société !

Petit quatre : pourquoi limiter ce service aux jeunes ? Alors qu'un créateur d'entreprise qui a des enfants à 29 ans n'a peut-être pas envie d'aller ramasser des feuilles mortes sur le bord de l'autoroute, un quadragénaire qui a envie de se rendre utile aura peut-être envie de prendre sa place.

Petit cinq : j'ai noté quelque chose de rigolo. J'ai cru entendre au journal télévisé Nicolas Sarkosy (l'un des trois avec Ségolène Royal et François Bayrou à proposer à peu de chose près le même concept si je ne me trompe), à moins que ce ne soit quelqu'un de l'UMP dire que ce service civique pourrait se faire au sein d'une administration, d'une ONG, ou... d'une entreprise ! On croit rêver ! Obliger quelqu'un à travailler bénévolement pendant six mois dans une entreprise (dont le but est, je vous le rappelle de faire du profit) : on a réinventé l'esclavagisme !

Petit six : lorsque les petits jeunes viendront faire leur boulot ingrat à leur place pour pas un rond il faudra annoncer gentiment aux messieurs et aux dames dont c'est la profession que non non, on a beaucoup d'estime pour ceux qu'ils font.

Bref, je sais pas pourquoi, ce service civique obligatoire a le don de m'énerver, surtout les tons pater/mater-nalistes et les postures moralisatrices de ceux qui les proposent.

N'hésitez surtout pas à me donner votre point de vue.

samedi 2 septembre 2006

Samedi soir cathodique, pas chic


Je ne fais que passer, en coup de vent comme ça, pour dire deux choses :
- j'ai oublié de préciser que lorsque vous cliquez sur les photos des diaporamas, normalement un commentaire apparaît, c'est vrai que les photos de moi sur la plage, c'est moins passionnant sans le petit commentaire qui vous indique "c'est moi !"
- la télévision française, le samedi soir, c'est nul, mais alors nul, vous pouvez pas imaginer. C'est désespérant. Enfin je vais arrêter là parce que sinon on va faire tout le dico. Heureusement qu'il y avait ma niniche "tutti frutti" (rapportée de Belle-Ile par Louise, miam) pour rattraper ce morne samedi soir télévisuel.
C'est ça d'avoir fini Harry Potter 6. Et le 7 qui ne sort pas avant l'an prochain...
Allez, à très vite pour des nouvelles plus réjouissantes !

vendredi 1 septembre 2006

Deuxième partie : Cape Code Boston


mardi 29 août 2006

Chapitre 9 : Humidité


A quelques centaines de mètres de la statue de la liberté, au coeur de la baie de New York, sous un soleil de plomb, alors qu'au loin le monde s'agite dans le labyrinthe vertical de Lower Manhattan, que le flot incessant des voitures traverse le pont de Verrazano de part en part et que les ferries de Staten Island transportent la foule habituelle des comuters et des touristes, une goutte d'eau s'éavapore délicatement. S'élevant dans les airs, désormais aussi légère que les nuages qu'elle rejoint, elle se dirige vers le grand large, et bientôt l'Empire State Building n'est plus qu'un point à l'horizon.
Commence la longue traversée. De longues semaines durant, rien d'autre que l'immensité océane à perte de vue. Mais soudain, dans le lointain, les linéaments de la terre apparaissent. Les fières côtes bretonnes se font plus précises, puis c'est la verdure des prés. Là-bas, ces deux flèches élancées, c'est la cathédrale de Chartres, et au loin, on entr'aperçoit le bout pointu de la tour Eiffel. Suivent les montagnes, le Jura tout d'abord puis les Alpes millénaires.
Tout à coup, notre goutelette perd pied. Le froid se fait plus rude, et la goutte s'est recondensée. Elle plonge désormais à vive allure au milieu d'autres qui, comme elle sont en train de choir au milieu des éclairs dans un bruit assourdissant de tonnerre. Profitant d'un éclat lumineux, la goutte en profite pour regarder ce sur quoi elle va tomber. Elle distingue vaguement un lac, puis une ville sur la côte, oui, c'est là qu'elle va s'écraser, le moment approche, elle prend sa respiration, c'en est bientôt fini...

Et vlan, une grosse goutte vient s'écraser sur mon crâne. Le pauvre journal Münchner Wochenblatt que j'avais dans mon sac et que j'avais pris avec moi juste avant de partir ne m'a même pas protégé cinq minutes sous l'orage. C'était pourtant le seul élément susceptible de me protéger de toutes mes affaires.
Que faire, sinon errer dans Langenargen sous la pluie dans l'espoir d'y trouver Louise, marcher sous la pluie en short et sandales, avec sur le dos deux tee shirts : celui que j'avais jusque là et mon tee shirt de pyjama, seule deuxième couche que j'avais pensé à emporter mis à part un tee shirt sec de rechange que je garde au cas où. Il n'y a évidemment plus personne, et la ville donne même l'impression que les maisons sont vides.
Je marche de cabine téléphonique en cabine téléphonique où je me sèche avec ma serviette de plage prévue initialement pour les longues après-midi baignade. Ces cabines grouillent d'araignées, on se croirait vraiment à Koh Lanta. J'aurais préféré l'île de la tentation...
Que faire ? Mais que faire ?
Tout espoir est évidemment perdu.
Je ne retrouverai pas Louise ce soir. Il faudra que je relance les recherches demain.
Oui mais comment ? Je n'en serai pas plus avancé demain. Il faudra que j'attende de très longues heures avant de voir le premier langenargois sortir de sa tannière et j'aurai beau le questionner, s'il ne connaît pas Louise, je ne serai pas plus avancé.
Je blêmis encore un peu plus, si c'est possible.
Il y a bien des hôtels le long du lac, mais tous sont fermés à cette heure là, il n'y a personne à la réception, et surtout ils ont l'air horriblement chers.
Après une courte réunion de crise avec mon cerveau, je décide de retourner vers la gare où je trouverai peut-être refuge. Elle est fermée mais il y a un banc abrité sur le quai. Je m'y installe, me recouvre les jambes de ma serviette, m'allonde et essaie de dormir.

dimanche 27 août 2006

Première partie : New York


Petit diaporama pour raconter mes vacances

Coucou !
Bon, j'aurai passé du temps dessus mais normalement, ça y est, ça marche : je peux vous montrer mes photos de vacances ! Youhou !
Voilà, enjoy, et rassurez-vous, la suite de votre grande saga de l'été arrive bientôt sur votre blog préféré...

samedi 19 août 2006

De retour !


Bonjour à tous !
Je suis de retour dans ma Haute-Savoie natale après un tour digne du plus patriote des américains. Il va donc maintenant falloir attaquer un deuxième front car en parallèle à la suite de votre grande saga de l'été, je vais devoir raconter mes vacances comme tout bon blogueur qui se respecte. Mais bon, je n'ai pas grand chose d'autre à faire. Ah si, peut-être trouver un emploi.
Enfin rassurez-vous, on fera ça en photos, façon bible sculptée à Notre-Dame pour que même les illettrés comprennent.
Je vous dis donc à très vite, là je vais commater (décalage horaire) en lisant Harry Potter 6 (Harry Potter and the Half-blood Prince) l'avant dernier de la série, ça chauffe, ça chauffe ! Quoique ça fait pas très sérieux tout ça. Bon alors vous oubliez ce que je viens d'écrire et je vais plutôt aller commater en dissertant sur le Discours sur les fondements de l'inégalités entre les hommes de Jean-Jacques Rousseau.
Voilà c'est mieux.

samedi 12 août 2006

Salut les amish !


Un petit bonjour depuis Lancaster, en Pennsylvanie, pays des amish, après une semaine passée entre New York City et Boston. Et oui lecteurs fidèles, je ne vous oublie pas. J'en aurai des choses à raconter à mon retour. D'ici là, take care !

jeudi 3 août 2006

Interruption estivale


Ce blog part en vacance. Je suis donc navré d'interrompre votre grande saga de l'été à son moment le plus critique, mais je reviendrai, soyez rassurés, et la nuit sera encore longue.
D'ici là, j'essaierai de vous donner quelques nouvelles de la côte est des Etats-Unis.
Profitez bien de votre été et à très vite !

mercredi 2 août 2006

Chapitre 8 : Am Telefon

Voici ce que j'avais en tête : le matin même j'avais eu sous les yeux le numéro de cette chère Louise. Je ne m'en souvenais certes pas, mais l'e-mail devait être sauvegardé sur un serveur quelconque, en 0 et en 1 qui n'attendaient plus qu'un preux chevalier ou un indiana jones quelconques pour être lus et dévoilés à la face du monde. Bref, au moment même de mes enquiquinements, il y avait stocké quelque part sur la planète le numéro dont j'avais besoin.
Je n'avais pas suffisamment suivi MacGyver pour savoir comment obtenir une connexion internet à partir d'un couteau suisse et d'un cintre (que je n'avais pas d'ailleurs) mais j'avais une idée : si je n'avais pas un accès direct à ma messagerie, je pouvais en avoir un indirect, et ce par la magie du téléphone ! En chemin j'avais remarqué une cabine téléphonique sur le bord du lac, au moment où il fallait tourner à gauche et je savais qui appeler pour aller lire mes mails pour moi.
Je dois avouer qu'à ce moment précis, j'étais plutôt fier de moi.

Dix minutes plus tard, après avoir fait le bout du trajet pénible à l'envers pratiquement tout le long dans l'obscurité je pénètre dans la cabine exigue et sale. Elle grouille d'araignées, on dirait une épreuve de Fort Boyard. Je me rends compte avec inquiétude que j'ai très peu de monnaie (dieu merci, les cabines allemandes fonctionnent encore par pièces). Il va falloir jouer serrer.
Comme c'est la soirée des erreurs, je fais de nouveau une bourde : le même qui a installé le plan de la ville à la sortie de la gare a mis dans la cabine un annuaire. Et dans l'annuaire il y a le numéro de l'institut. Et comme je suis stupide, je me dis que ça vaut peut-être le coup d'appeler, et évidemment je tombe sur un répondeur gaspillant de précieuses pièces de 20 centimes d'euros.
J'allais appeler mon frère pour lui demander d'aller chercher dans ma messagerie le numéro quand soudain, un voyant se met au rouge dans ma tête façon lancement d'Ariane5 retardé. Il y a comme qui dirait un petit problème : comme j'ai fait mon sac dans l'insouciance la plus totale, j'ai évidemment oublié de prendre un stylo. Et donc je n'ai pas de quoi noter le numéro. Et si je me trompe en le mémorisant, je peux être mal si je n'ai plus assez de monnaie pour rappeler.
Souci.
Réflexion.
Solution.
Ce n'est pas pour rien que j'ai reçu un diplôme d'ingénieur en juin dernier car ingénieux, je le suis. Si monsieur. Car après un bref inventaire de mes biens, j'ai trouvé la solution audacieuse qui consiste à graver avec ma clé dans la couverture de l'annuaire le numéro. J'ai fait des essais très concluants.
Paré à noter, enfin à graver, je me saisis donc du combiné et pianote le numéro de portable de mon frère. A cette heure là, il est sûrement devant son pc.
Il décroche, c'est parti, le compteur descend vite.
"Oui allo frérot c'est moi je t'explique vite la situation j'ai peu de monnaie je suis à langenargen en allemagne j'ai pas vu louise à la gare j'ai oublié de noter son numéro il est dans un mail que j'ai reçu ce matin peux-tu aller sur mon webmail voici mon login et mon mot de passe l'un des tous derniers mails de Louise, avec un L comme Luisa merci beaucoup de faire vite je suis prêt à graver"
Le tout à un débit façon Julien Lepers.
Et là, j'avais la preuve que Dieu existait, qu'il était facétieux, et que ce soir là il m'avait choisi pour rigoler :
"Ah là ça va pas être possible. Je suis au camping à Palavas les Flots, je n'ai pas internet."
Un coup pour rien. De précieuses pièces de perdues.
Fébrilement, je compte le reste de ma monnaie. Je n'ai plus droit qu'à un essai. Après, c'est fini.
J'appelle le domicile familial et tombe sur mon père. J'explique la situation, rapidement mais en essayant de ne pas dramatiser. Je donne les instructions et, voyant le compteur très bas, telle l'équipe de Fort Boyard criant "sors ! sors !" lorsque la clepsydre est presque vide, je lui dis que ça va bientôt couper, mais qu'il me rappelle quand il aura l'info au numéro au numéro de la cabine qui était noté que je lui dicte en précisant bien le préfixe et tout et tou.
Ca coupe.
A ce moment là, j'ai vécu ce que ressent un astronaute qui vient de passer derrière la face cachée de la lune. Je ne peux rien faire sinon attendre, en espérant qu'à quelques centaines de kilomètres de là tout se goupille bien.
J'attends donc. Ca commence à faire long. Ca commence à faire vraiment long.
Je me fixe une heure : si une demi heure après mon coup de fil, je n'ai toujours pas de réponse, c'est que c'est râpé.
L'heure fatidique approche. Je me prépare à l'idée d'une nuit sur la plage à la belle étoile. L'espoir faiblit. La flamme vacille.
Ca y est, c'est fini. J'ai grillé ma dernière cartouche. Après tout, dormir dans la nuit d'été, c'est pas si terrible...

C'est à ce moment là que l'orage a éclaté.

mardi 1 août 2006

Chapitre 7 : Devant l'institut


"Louise !.. Louise !.." chevrotais-je dans la nuit allemande.
Comme seule réponse, le bruit des mats des voiliers amarrés s'entrechoquant.
Mon moral baissait graduellement à mesure que je réalisais que le quartier de l'institut n'était absolument pas résidentiel. Il était sis au beau milieu du port de plaisance et du yacht club qui, à cette heure tardive, 23h30, étaient déserts. Les dernières Mercedes étaient parties à mon arrivée.
Il y a bien une petite maison à côté de l'institut sur laquelle reposent tous mes espoirs. J'en m'en approche et reprend mes appels : "Louise es-tu là ? Louise, wo bist du ?" d'abord faiblement, par peur du ridicule, puis au fur et à mesure que je réalise que ma situation est vraiment ridicule, de plus en plus fort.
Une fois persuadé qu'à moins d'une mauvaise volonté honteuse de sa part elle m'aurait entendu et serait venue m'accueillir en courant un verre à la main en s'avouant rassurée et en me disant qu'elle avait eu bien peur mais que tout rentrait dans l'ordre, ça aurait été bête qu'on se rate, non non vraiment qu'est-ce que ça aurait été stupide, allez viens ton lit t'attend, je me rabatis sur l'institut. Lui aussi paraissait désert. Il y avait bien une porte dérobée avec des boîtes aux lettres et donc j'ai tenté de nouveau le coup mais sans plus de succès.
Ca va mal.
Réunion de crise. Point d'urgence. Concentration. Réflexion.
Je suis seul avec mon sac à dos à 23h30 dans cette ville qui s'avère plus grande que je ne pensais. Je n'ai aucune info précise sur l'adresse de Louise, j'ai oublié de la noter ainsi que son numéro de téléphone et le nom de la personne chez qui elle loge et il faut bien l'admettre, je ne la trouverai pas en faisant du porte à porte. D'une part il y a beaucoup trop de maisons et d'autre part, elle est stagaire ici et donc il est peu probable qu'on la connaisse. Il faut donc commencer à envisager de passer la nuit dehors. Heureusement il fait chaud et dormir sur la plage à la belle étoile c'est pas si mal que ça.
Avant d'en arriver là, tâchons d'explorer toutes les possibilités. Cerveau ?
- Oui mon capitaine ?
- Cogitez !
Un moyen de contacter Louise... un moyen de contacter Louise... mais... mais oui ! mais c'est bien sûr ! Son téléphone en fait, je peux l'avoir !
Eurêka !!!

La photo que je n'arrivais pas à mettre hier soir, pour suivre mes péripéties.

lundi 31 juillet 2006

Chapirte 6 : A la recherche de l'Institut

Le plan de la gare donnait comme je vous l'ai dit l'impression que l'Institut n'était pas loin, je fis même pire qu'y aller directement, j'y allais en faisant un détour : je me suis dit qu'il serait sûrement plus agréable d'y aller en prenant le bord de lac. J'ai dans un premier temps descendu la rue principale de la ville et je suis arrivé au bout d'un moment à ce fameux lac de constance. Sur des petits vieux des bancs profitaient du paysage. Enfin c'est le contraire.
Là, ma mémoire phénoménale me fit aller gauche toute. Comme indiqué il y avait bien une "promenade de bord de mer". Qu'il était doux d'y marcher en toute insouciance ! Selon toute logique, l'institut pour la sauvegarde du lac devait se situer au bout.
Et bien, cher lecteur, si j'ai appris une chose au cours des quelques mois passés en allemagne et en particulier au cours de cette soirée, c'est que la logique allemande, elle est différente de la nôtre, et elle en manque souvent, de logique.
Car aussi soudainement qu'inattendu, la promenade s'arrête. Vlan ! Boum ! Allez-vous en !
La route retourne à l'intérieur des terres, et un hôtel accapare le bord de mer.
On ne passe pas.
Circonspection. Cogitation. Premiers doutes.
Les erreurs s'enchaînent : je me dis que j'avais peut-être mal lu sur le plan et suis donc la route vers l'intérieur des terres. Peine perdue. Il y a bien des bâtiments, mais aucun qui arbore le nom d'Institut. Je tourne, je tourne et ne trouve pas. Le temps joue contre moi. Diantre !
Car je suis bien conscient que, ne pas avoir choisi le chemin direct, c'est rater des occasions de voir Louise qui, à l'heure qu'il est, est sans doute en train de me chercher sur la route.
C'est quand même pas possible ! L'heure tourne, et j'arrive méticuleusement à la conclusion que la seule solution c'est de continuer à longer le lac quitte à quasiment rentrer dans la cour du bâtiment.
Je m'y risque, et découvre de l'autre bout d'une cour pourtant marquée sans issue la suite du chemin le long du lac que je m'empresse de prendre.
Cependant, 50 mètres plus loin, il n'y a déjà plus de lumière. Heureusement, il y a encore des gens sur la plage qui font des barbecues et il y a des cyclistes. Plus ça va, plus j'ai l'impression de quitter la ville, et surtout plus je me rends compte que les distance sont beaucoup plus importantes que ce que j'avais prévu. Au bout d'un moment, le sentier ne va plus nulle part. Dépité, je pars à travers champs sur la gauche, devinant des bateaux de plaisance amarés au loin. Après moult péripéties, j'arrive en effet au sein du yacht club de langenargen.
Et, ô joie ! Le voici le voilà, l'institut est devant mes yeux ! Hourah !

samedi 29 juillet 2006

Chapitre 5 : Petit flash back histoire de rire un peu

Faisons une pause dans notre récit alors que je pars dans l'inconnu total à travers la métropole langenargienne. Par la pensée, revenons dans le temps. Vous êtes prêts ? A la une, à la deux, à la trois !

Nous sommes quelques heurese avant le départ, à Munich, dans le bureau où je fais mon stage. N'ayant pas internet dans ma chambre, je ne peux communiquer avec Luisa qu'au bureau (n'allez pas en déduire que ma productivité en a baissé pour autant). C'est la joie et la bonne humeur, je pars le soir même pour Langenargen, youpi tralala tsoitsoin. Certains iraient jusqu'à dire : Yahi !
Je reçois un e-mail. Voici ce qu'il dit à peu près :

"Cher Sébastien
Si d'aventure nous venions à ne pas nous trouver à la gare de Langenargen, voici le numéro de téléphone auquel tu peux me joindre : XXXXXXXX. J'espère que tout ira bien,
Luisa"

Pour être tout à fait complet, je me dois d'ajouter que quelques temps auparavant, j'avais même reçu un mail d'elle contenant son adresse.

Et le soir, sur mon vélo, rentrant chez moi, je me suis dit : "tiens, je n'ai pas pris le numéro de Louise. Boh, il n'arrivera rien..."

vendredi 28 juillet 2006

Chapitre 4 : Langenargen. Et là, c'est le drame...

Pour résumer, j'arrive à ma gare de destination, petite ville huppée du bord du lac de constance avec une heure de retard au compteur. Il est 22h30, bonsoir Langenargen !
Je descends sur le quai, cherche le visage familier de Louise (allez tiens on va l'appeler Luisa ça va pas lui faire plaisir mais quelque part, c'est bien mérité) que je ne trouve pas.
Zut alors, pourtant, il n'y a pas 36 trains qui partent de Lindau et qui arrivent à Langenargen, ne me voyant pas sortir du premier, elle se sera informé, aura compris la déficience helvète et en aura tout naturellement déduit quen ratant ma correspondance, j'arrivais avec le train suivant, d'ailleurs dernier de la journée.
Et bien non, j'ignore à quel stade de la réflexion un couac a eu lieu mais elle n'est pas là.
C'est fâcheux.

Et là, mesdames et messieurs, en direct et en public, sortie de nulle part, voici la bourde.
Non non, pas la bourde qui vous fais perdre quelques euros, quelques minutes de votre temps, pas la bourde "j'ai perdu mes clefs" ou la bourde "j'ai oublié le passeport sur la photocopieuse", celle là, on l'oublie vite. Non, LA Bourde. L'énorme, la bouffie, la testostéronisée, la nitroglycéranisée. Celle qui mérite que depuis quatre soirs vous lisiez une bête histoire de train en retard. Celle qui, en leçon, fait avancer l'humanité. Ouvrez grands les yeux et les oreilles.

Je suis sur le quai de la gare. J'attends quelques minutes. Je m'approche de la sortie et là, posé par le diable en personne qui devait m'épier et ricaner derrière, j'avise un plan de la ville, à première vue petite, de Langenargen. Et, la première chose que je vois sur ce plan, comme quoi la destinée bascule parfois sur des détails, c'est l'Institut für Seenforschung der Landesanstalt für Umwelt Baden-Württemberg. Et à cause de ma stupide mémoire, je me suis rappelé que c'était là que travaillait Luisa, et j'avais vaguement le souvenir qu'elle m'avait dit habiter pas loin.
Guidé donc par une inconscience qui allait s'avérer absolument dévastatrice, je décidai de partir, à pied, sans savoir exactement où elle logeait, dans une ville absolument inconnue, dans un pays étranger où personne ne me connaissait, d'ailleurs elle non plus, faire une surprise à Louise en toquant chez elle après avoir mémorisé sur le plan le trajet jusqu'à ce sympathique institut (me disais-je encore à ce moment là).

La suite bientôt.
PS : 18'24, les choses sérieuses commencent, et en plus au moins 10s de perdues à cause de lacets défaits. L'ennui c'est que les orages s'en mêlent maintenant.

mercredi 26 juillet 2006

Chapitre 3 : Lindau


Mais nous arrivons à Lindau. Moi par le train, vous par la pensée. Long trajet, et comme prévu nous n'avons pas rattrapé notre retard. Je descends du train, non sans lui donner un coup de pied dans la carlingue, et me dirige vers le tableau d'affichage en quête d'information positive.
Horreur ! J'ai raté ma correspondance. Qu'à cela ne tienne, il y a des trains pour ma destination, Langenargen, toutes les heures, et il en reste encore un dans la journée. Je dispose de quelque chose comme une demi jeure ou trois quarts d'heure, ce serait dommage de les passer sur le quai de la gare, je décide de sortir voir la ville.
Je m'y étais déjà arrêté quelques années auparavant et savait donc que ce bled était minuscule et que la gare était à 50 mètres du lac.
Intermède touristique :

Lindau (Bodensee) ist Große Kreisstadt und Verwaltungssitz des gleichnamigen Landkreises im bayerischen Regierungsbezirk Schwaben. Die Stadt liegt am östlichen Ufer des Bodensees im Dreiländereck Deutschland-Österreich-Schweiz.

Die historische Altstadt liegt auf einer Insel (0,68 km²) im Bodensee. Die Insel ist durch einen Damm und eine Brücke mit dem Festland verbunden. Zu Lindau gehört auch die winzige Insel Hoy. Die natürliche Uferform im Lindauer Bereich des Bodensees ist ein Schilfgürtel, gefolgt von Feuchtwiesen und ansteigendem festen Gelände. Der Tourismus ist im Sommer eine der zentralen Einnahmequellen. Größere wiederkehrende Veranstaltungen sind die jährlich stattfindenden Nobelpreisträger-Tagungen und die Lindauer Psychotherapiewochen. Ein weiterer Anziehungspunkt ist die staatliche Bayerische Spielbank.

Je n'aurais pas dit mieux. Bon blague à part, le lac de constance (Bodensee ou lac du sol en allemand, allez savoir pourquoi) c'est un peu leur Côte d'Azur à eux. C'est plein de petites villes balnéaires bien proprettes et Lindau est l'une d'entre elles. En une demi heure top chrono on peut tout voir(en parlant chrono, aujourd'hui j'ai fait 19'25 ce qui n'est pas si mal après cinq jours de régime bavarois à 1L de bière par jour et à manger des escalopes gross wie Russland) et j'ai donc pu faire le tour du port rapidement mais sûrement. La vue sur le lac était magnifique, en particulier les énormes nuages sur la Suisse qui brouillaient dans une couleur bleue grise les linéaments de l'horizon et les éclairs qu'on apercevait régulièrement au loin. Un très beau spectacle.

Mais c'est déjà le moment du départ. Cette fois-ci le train est à l'heure, tout comme le sera demain la suite de notre histoire.
Bonne canicule d'ici là.

mardi 25 juillet 2006

Chapitre 2 : Munich toujours.

Où en étais-je ? Ah oui, sur le quai de la gare, à Munich. Le quai 19 d'ailleurs. Quai rempli de voyageurs, mais sans train prêt à les accueillir et à les emmener vers l'ouest sauvage, le lac de constance, l'Autriche, et même la Suisse par delà les frontières !
Au bout de quelques minutes passées à manger la portion de pizza achetée au vendeur à mi-chemin entre le métro et le quai (je pense toujours à lui quand je le vois) et à réfléchir dans quelle poubelle je devais jeter le papier qui me restait à la fin (les Allemands sont un peuple Umwelfreudlich, entendez par là qu'on y trie les déchets en catégories étranges, qu'on y installe des panneaux solaires sur les toits des granges et qu'on y fait du vélo, tout cela bien sûr pour pouvoir mieux polluer le week-end en rodant sa série 5 à 230 Km/h sur autoroute ou bien en prenant un train diesel de la Deutsche Bahn). Bref, au bout de quelques minutes, les panneaux d'affichage rotatifs se mettent en branle puis se stabilisent sur un constat sans appel : le train a 30 minutes de retard.
Bigre, ma correspondance !
J'avais tout juste cinq minutes pour changer de train à Lindau, petite bourgade ma fois sympathique au bord du lac de constance. Avec ce retard insurmontable, si l'on ne m'attendait pas, j'étais cuit.
Tant pis, qui vivra verra.
Le train finit par arriver avec le retard indiqué. J'embarquai.
A ma place, quelqu'un avait laissé un 20 minutes de la région de Zurich. Et là, explication : le journal annonçait que, la veille, tout le réseau féroviaire suisse était tombé en panne. Une mécanique normalement bien huilée à plat. Retards, tracas, difficultés, stress des exams... Même le lendemain, c'est à dire aujourd'hui dans notre récit, c'est à dire il y a un peu plus d'un an maintenant, les trains passant en suisse étaient retardés. Je subissais les désagréments helvètes avec une colère contenue.
C'est que je ne savais pas encore qu'une mécanique implacable d'évènements était déclenchée, et que rien, absolument rien ne saurait l'arrêter...
A la place, j'écoutais du Prokofiev.

jeudi 20 juillet 2006

Chapitre 1 : MUNICH

München Hauptbahnhof, le 20 juillet 2006

A peine le pied posé sur le quai de la gare de Munich, les souvenirs reviennent. Il fait chaud, le trajet dans le train dont la climatisation était en panne a été long, aussi chaud que ce soir de juillet, l'an passé, qui voit le début de notre aventure. Il est là, le quai 19 à partir duquel partent les trains pour Zurich, par delà les frontières. Le vendeur de saucisses de Nürnberg est fidèle au poste, ainsi que le vendeur de pizza à qui j'avais acheté une part avant de plonger dans cette aventure. S'il savait l'importance qu'avait eu son morceau de pizza ! Il y a aussi le vendeur de sucreries. Tous les acteurs sont là.
Je parcours le trajet que j'avais effectué l'an passé à l'envers, un vendredi soir, après une semaine de travail dans la chaleur estivale. C'était enfin le week-end, das Wochenende, et je partais rejoindre Louise D. sur les bords du lac de Constance. Une brosse à dent et un tee shirt rapidement empaquetés, je sautai dans le métro et ressortai sous la verrière de la gare qui abritait la même chaleur qu'aujourd'hui.

Bon, jusque là il ne s'est pas passé grand chose, alors jouons un peu en attendant la rentrée, selon toi, ami lecteur, quel est l'élément déclencheur de notre histoire :

1) Louise D. me prévient qu'elle a un problème de bronzage non homogène et qu'elle refuse par conséquent de se montrer dans cet état ?
2) les cheminots allemands se mettent en grève pour protester contre un projet de loi bavarois réglementant de façon plus stricte le décolleté des serveuses de Biergarten ?
3) des nudistes mécontents de la qualité de leur pelouse dans l'Englicher Garten font un sit-in sur les voies ?
4) les trains suisses tombent en panne sèche un peu partout dans le pays helvète ?
5) un tableau d'Enguerrand Quarton est dérobé le jour même de la pinacothèque de Munich, c'est signé la guilde des voleurs de cd ?

Bien le bonsoir depuis Munich, Bis bald

mardi 18 juillet 2006

19'39''

Une très bonne première moitié puis un ralentissement à mi-course dans l'ascension du col de FrauHamm. Mais c'est en bonne voie.
Sinon, vous vous demandez sûrement pourquoi vous ne voyez point d'aventure trépidante poindre sur ce blog préféré de vous. C'est une question de rythme de la journée : actuellement, je n'arrive pas à trouver un créneau pour le blog autre que le soir alors que je n'ai qu'une envie, aller lire dans la fraîcheur de la nuit alpine, et donc il y a comme qui dirait un problème.
Rassurez-vous, je pars jeudi à Munich sur le théâtre même du début de notre récit pour faire des relevés, à mon retour, je n'en serai que plus prêt à noircir les écrans (ou le papier si vous imprimez).
Allez, apaches (ça change des sioux)

Oui je sais, vous êtes déçus...

...je vous avais promis la saga et rien n'est encore venu vous sortir de votre torpeur quotidienne. Alors histoire qu'on se quitte bons amis pour ce soir, je vais vous donner le titre : ça s'appellera "la nuit la plus longue".
Pour ma défense, il faut savoir que les chemins de fer fédéraux suisses et allemands me causent bien du souci, sans parler de mes affaires accumulées pendant trois ans que je dois ranger et de mon chat qui raffole de la crème fouettée carrefour.
A très vite donc, d'ici là, n'oubliez pas vos 10 fruits et légumes de la journée.

PS : ne m'en voulez pas mais je vais stocker d'ici la fin août des informations sur mon blog pour un usage absolument personnel : l'été je fais un footing quotidien et je me chronomètre histoire de la jouer comme si je préparais les JO (les éthiopiens peuvent trembler) mais l'ennui c'est que j'oublie toujours les temps que je fais, il y a deux ans j'avais battu mon record mais j'ai déjà oublié ma performance ce qui m'obligerait à demander à mes fans en combien j'avais couru et ils vont me trouver prétentieux donc là, à chaque article je vais noter mon temps comme ça, les écrits restants, je pourrai m'y retrouver. Hier 20'55 (décrassage) et aujourd'hui 19'53. Y a du boulot.

dimanche 16 juillet 2006

La saga de l'été arrive sur votre blog !

Très cher lecteur, très chère lectrice, réjouis-toi !
A l'instar de TF1 et de France2, ce blog se lance dans une grande saga de l'été !
Youhou !
Et oui, à partir de demain chaque jour un chapitre supplémentaire de cette grande aventure qui m'est arrivée l'an passé vous sera dévoilé : il y aura des rires et de l'adrénaline ! Attachez vos ceintures !

Bon en attendant cette folle histoire, vous allez quand même avoir droit au récit de ma petite journée.
Ce midi j'ai fait une expérience culinaire qui balance entre le fisaco et la grande cuisine.
Pour comprendre, le lecteur doit savoir que dans la ville capitale je ne disposais pour subvenir à mes besoins alimentaires que d'un frigo au frizeur cassé, une plaque électrique empruntée à Fabien (d'ailleurs merci beaucoup) et un four à micro onde. Difficile dans ces conditions d'exprimer tous ses talents culinaires.
Rentré dans ma vallée où, au passage Jean-Jacques Rousseau a vécu un mois en 1733, je trouve une cuisine équipée (il y a même une machine à pain) et surtout un barbecue. Quand les dernières saucisses que vous avez faites venaient du franprix boulevard st michel et ont été cuites à la poêle (si c'est pas malheureux), vous ne rêvez que d'une chose : de la bonne viande bien grillée.
Or donc, samedi soir, à Carrefour, c'est tout naturellement que je me suis dirigé vers le rayon viande de cet hypermarché en principe bien achalandé.
L'ennui c'est qu'à 19h30 le samedi, Carrefour se donne des petits airs de Franprix. Il n'y a plus rien, si ce n'est de la viande de cheval (ça va pas la tête ?) et des steaks hâchés qui s'étaient cachés (humour). Et là tilt ! Idée ! Si je me faisais des hamburgers faits maison ?
Je ne vais pas vous cacher qu'avant même d'avoir eu l'idée je savais déjà que mes hamburgers auraient tout sauf une tête de hamburger mais bon, l'expérience valait le coup d'être tentée. J'étais seul à la maison, je pouvais repousser les limites de la cuisine française sans que personne ne me voit.
Le principe du hamburger pour ceux qui ne le sauraient pas c'est de mettre un steak hâché caché entre deux tranches de pain.
La logique la plus élémentaire me fit donc aller au rayon du pain. Ca faisait depuis longtemps qu'il n'y avait plus rien au rayon des pains frais mais en revanche il restait de l'espoir au rayon des pains emballés. Espoir malheureusement déçu : bien que les étalages consacrés puissent facilement accueillir l'intégralité des marchandises de mon franprix parisien, de pain spécial hamburger, point.
Dépit et doute. Vais-je échouer aussi vite ?
Heureusement, j'avise juste à côté quelque chose qui semble faire l'affaire : du pain pour faire des "pitas" grecs. Ca devrait convenir me dis-je, en sachant très bien que ça n'irait pas mais que voulez-vous, j'étais lancé, plus rien ne pouvait m'arrêter.
Une journée passe. Il est désormais midi aujourd'hui. Et oui, le temps passe vite. Il fait chaud mais on s'en fout c'est les vacances. Il est temps de lancer le barbecue, de mettre les steaks. Jusque là tout va étonnamment bien. J'ouvre les pains grecs que je mets sur le grill un peu après les steaks. Tout cela se laisse gentiment cuire. Tout se passe bien, c'en est douteux.
Les steaks saignants, les pains commençant à cramer, je rappatrie tout ce petit monde dans mon assiette. Je mets les steaks sur une couche de pain, place des bouts de tomate (enfin de la bouillie de tomate car comme elles étaient trop mûres, c'était difficile de faire de beaux quartier s bien proprets), quelques feuilles de salades, de la moutarde, et là, ben là, grosse question existentielle : comment ils font au macdo pour recouvrir ? Parce que là en gros mon hamburger fait déjà 10 centimètre de haut. J'essaie de recouvrir et d'appuyer un peu (toutes la tomate se barre) et le prend des deux mains. Bien sûre la cohésion ne dure pas plus de 2s03 certifié tag heuer, il faut que je le reconstruise. Sans oublier mon chat qui prélève aussi au passage sa dîme en steak hâché. Je retente le coup et approche l'Objet Alimentaire Non Identifé de ma bouche qui s'ouvre en grand mais rien n'y fait, ça ne passe pas.
C'est pas grave, après tout manger avec les doigts c'est pas poli et ça risquerait de froisser Clairon qui lui mange toujours très proprement. Je vais utiliser mon couteau et ma fourchette.
Et là, on va jeter un voile pudique sur cette scène de gorétisation. C'était très bon mais il va falloir un peu revoir le concept pour rendre le tout un peu plus présentable parce que tout le monde n'ose pas comme moi lécher son assiette pour manger la moitié du plat
Il ne me reste plus qu'à trouver un nom à cette nouveauté culinaire et je pourrai rajouter de nouveau une ligne à mon cv.

jeudi 13 juillet 2006

Au fait...

Aujourd'hui, c'est mon anniversaire. J'ai 23 ans, et a priori toutes mes dents, en tout cas, s'il en manque, c'est pas normal. Et je vous préviens, j'ai une liste énorme de gens qui ne me l'ont pas encore souhaité. Très bien, au taux de pénalité appliqué par jour de retard actuel, ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. Et oui les amis, ça a été réévalué au 1er juillet. C'est maintenant 10% Ainsi donc, demain, au lieu de l'habituel "bon anniversaire", il faudra faire 10% de plus, c'est à dire au lieu de 15 caractères, 16,5. Et là, vous êtes pas dans la moïse. Je suis magnanime, j'accepte les arrondis. Vous pourrez par exemple dire "bon anniversaireu" en faisant croire que vous avez l'accent marseillais.
Bon je divague. De toute façon, plus grand monde ne le lit en ce moment ce blog, entre ceux qui finissent de vomir leurs tapas au Mexique et les autres...
C'est dommage, si vous aviez été assez nombreux, je vous aurais bien révélé qui a tué Kennedy mais bon tant pis...
A la place, je vous raconterai bientôt ce qui s'est passé il y a un an : un épisode inédit de ma vie qui ouvrira d'ici quelques année un pélerinage si Louise D et Hélène M se décident à le lancer. Vous en saurez plus bientôt...
En attendant, profitez bien de votre été.

Ah, la ville capitale...

Les parisiens n'ont décidément rien compris.
Ce soir, j'ai fait la fermeture de trois parcs/lieux publics : le jardin/hall de gare du luxembourg à 21h, le vert-galant à 21h30 et la cour carrée du louvre à 22h00. Ils ne se rendent pas compte que dans n'importe quelle autre ville de France et du monde, tous les parcs et jardins ferment beaucoup plus tard ?
Fort heureusement, dès demain, je pars pour un saut dans la diagonale du vide française, je vous raconterai.
PS : pour les lecteurs parisiens, rassurez vous, je n'ai pas oublié mes sabots, on n'en a pas besoin.

mardi 11 juillet 2006

Je suis un ancien !


Le petit message précédent est un peu private joke, sachez simplement que Mareva est le nom de l'option que j'ai suivie ces deux dernières années, et j'ai passé grâce à ça des heures assez surréalistes, le clou du spectacle étant sûrement un cours sur la friction (quand on frotte deux objets) à Grenoble, à moins que ce ne soit cette discussion devant la cathédrale de Milan qui au passage était bâchée, sur la façon de compter des moines malades dans un monastère.
Je suis désormais diplômé (je suis à gauche sur la photo pour ceux qui voudraient faire leur malin) et désormais en vacance.
A l'image de son rédacteur, ce blog va donc aller de l'avant, en espérant qu'en septembre, il sera écrit depuis l'étranger...
Au passage, je demanderai une petite minute de silence, on n'a qu'à faire ça cette nuit vers les 6h du matin, ça demandera pas un gros effort sauf aux ronfleurs pour penser à ma promotion qui sera en train de lutter face à la digestion de tapas pas très frais. Ce sera parfait avec le décalage horaire.
Bon, à très bientôt fidèles lecteurs (je serais curieux de savoir combien il en reste de lecteurs fidèles)

Mareva, mareva, mareva, morne option !

Prométhé dévoré à chaque jour qui passe,
Tantale à genoux implorant le pardon,
Les martyrs chrétiens crucifiés sur les places,
Les tortures chinoises, la sainte inquisition,
Toutes ces tragédies, ces destructions en masse
Deviennent minuscules et sans comparaison
Lorsque soudain au cours de nos pensées fugaces
On songe à Mareva et aux cours de friction !

dimanche 2 juillet 2006

Youpi !


Quelle joie, tout ce bon peuple qui s'esbaudit. Et nous en étions, Lionel P. Louise D. et moi-même, hier soir, fontaine St-Michel. Vous y étiez aussi ? Quelle coïncidence !
Bon sinon, sachez que ce n'est pas que sur les terrains de foot que la France brille, jugez plutôt :
- nous en étions à 3-1 pour Londres, ça allait mal, Albion ricanait bêtement.
- soudain, vlan dans les dents : Louvre 1, British Museum 0
- quais de Seine 1- bords de la Tamise 0
- Versaille 1 - Buckingham (ou Windsor, ou tout ce que vous voulez) 0
- Larges avenues et perspectives parisiennes 1 - banales rues londoniennes 0
- La France reprend l'avantage 5 à 3
- ensuite, il faut quand même leur donner quelques points, alors, en France on fume encore dans les cafés (beurk) mais les anglais boivent plus. 6-4

Ce n'est pas fini, mais comme pour France Brésil hier, on sait déjà qui va gagner...

Le cours de l'équipe de France de football...

lundi 26 juin 2006

Ceci est un blog mis à jour

Si si, regardez au dessus, c'est la date du jour !
Youpi ! n'est-ce pas ?

dimanche 18 juin 2006

Londres - Paris La suite


Nous en étions à 1-1. On souffle un peu et c'est reparti. Direction St James Park et là, c'était prévisible, on le voyait venir de très loin : l'Angleterre marque. Que voulez-vous, à Paris on s'ennorgueillit du Jardin du Luxembourg et du Jardin des Tuileries mais on ne se rend pas compte qu'en fait, ces halls de gare sont la risée du monde entier. Et oui messieurs les Parisiens, un parc, c'est un endroit vaste, aéré, où l'on a de la place, beaucoup d'arbres, de la pelouse...
Alors comme les anglais sont taquins, ils s'amusent à ridiculiser les parisiens en mettant trois parcs les uns à côté des autres : St James Park, Green Park et Hyde Park.
Dans les dents. Je serais curieux de savoir à combien de kilomètres de Notre Dame il faut aller pour être en mesure de prendre cette photo (Buckingham est à moins de 500 mètres).

2- 1
La France est de nouveau menée au score !
Ca tremble dans les chaumières !

Nous arrivons près de Downing Street. Qu'en penser ? Prendre comme demeure pour son premier ministre une maison qui a de spécial justement qu'elle n'a rien de spécial, c'est un bon concept. C'est un peu ridicule cette bicoque perdue au milieu de tous ces ministères grandiloquants mais le concept est pas mal. Au moins leur PM ne vit pas dans 600 m2.
Aïe aïe aïe ! 3-1 rien ne va plus !

samedi 17 juin 2006

Ingénieusement vôtre


Bref intermède au match historique pour vous soumettre quelques petits problèmes techniques qu'avec l'effort de tous, nous allons sans aucun doute écraser telle la fourmi sur le passage du Caterpillar.

Petit 1 :

Vous avez sûrement entendu parler du film Poséidon alias "regardez mon cher, le lustre est en bas c'est rigolo !". Une vague énorme renverse un paquebot qui ne coule pas mais flotte. Laissons de côté pour l'instant les gros richards piégés à l'intérieur, si leur sort vous intéresse, j'imagine qu'il faut aller voir le film.
La question posée par Lionel P. alors que nous mangions de forts bons raviolis chinois dans un restau fort sympathique de Londres (agrémenté pour moi de thé vert frais, un délice !) fut la suivante : est-ce possible ?
Y en a un au fond qui vient de demander si c'était possible de préciser la question alors gala (c'est pour pas citer voici) :

- un paquebot retourné peut-il flotter ?
On a déjà réfléchi à cette question et pour moi, selon Archimède, tout dépend de la quantité d'air restée piégèe sous la coque et donc de la position verticale la plus basse en temps normal (non retourné) de la cabine du crétin qui a laissé son hublot ouvert. Me trompé-je ?

- une telle vague peut-elle faire se retourner un paquebot mais aussi rapide ? Est-ce la hauteur de la vague qui est déterminante ? Son énergie ? L'âge du capitaine ?

Petit 2 :
Toujours Lionel P., décidément source intarissable de tracasserie mécaniques et thermodynamiques diverses et variées.
Cet individu, un brin sénile, aime à boire son lait chaud chaud en regardant un film allongé sur son lit le portable sur le ventre. Oui mais voilà, même avec la tasse sur le chevet nous raconte-t-il, il faut se redresser pour ne pas en foutre partour quand on veut boire et c'est pénible.
Comment peut-on l'aider ? On a réfléchi à un système de paille mais vaincre les 50 cm de dépression entre le sol et son lit est pour lui un effort surhumain, il envisage d'installer un goutte à goutte d'hôpital à côté de son lit...

Petit 3 : comment faire lorsqu'on habite à Paris dans une chambre minuscule et qu'on n'a pas de volet mais juste des rideaux pour se protéger des rayons brûlants du soleil ?
Fermer fenêtres et rideaux ne sert pas à grand chose : avec le rayonnement les rideaux chauffent marcel chauffe et répandent la chaleur dans mon modeste 16 m2. J'ai tenté de mettre les rideaux à l'extérieur et de fermer la fenêtre ce qui rajoute une couche isolante entre les rideaux chauds et la chambre mais c'est pas top.
Alors là, je dis : help !

vendredi 16 juin 2006

Egalisation !


Oh la la ! Ca va très vite ! Les anglais se sont à peine calmés de leur premier point que vlan dans les dents ! pardon, vlow in the teeth ! la France, terre des arts, des armes et des lois revient au score ! Ouais allez les bleus !!!
Un magnifique point ma foi. Et oui, messieurs les anglais, tirez les premiers, politesse française et tout le tralala mais quand même, on va pas se faire distancer par des rostbeefs !
J'y vais un peu fort là quand même.
Bref, résumé de l'action : l'Anglois est tout à sa joie d'avoir le plus beau parlement du monde, ô qu'il est joli ! il fait ding dong ding dong en plus et il ne se rend pas compte, tout occupé à siroter sa bière et à dire "aow dear !" que dans son dos, il y a Westminster Abbey, la cathédrale où leurs rois et reines se font courronner puis, invariablement, enterrer.
Et là moi je dis : qu'est-ce que c'est que ce boulot ! La facade côté Parlement peut faire subterfuge un moment mais dès qu'on fait le tour, c'est pas la grande classe. Copie à revoir. Quant à rentrer, halte là ! Il faut se délester de 6 euros avant, nan mais ils sont pas fin fous dit ? Et il est où l'auteur qui a écrit "Westminster Abbey" hein ? Et ben on l'attend encore.
Non non, Westminster ne soutient pas la comparaison avec Notre-Dame de Paris, monument au passage le plus visité au monde. Tout : l'emplacement, l'architecture, l'histoire... est à l'avantage de la Gaule. Ouf, on respire.
1-1 balle au centre.

Je vous laisse, je vais me laver les pieds, le doux instant.

mercredi 14 juin 2006

Le choc des titans : Londres vs Paris


Bonsoir,

Je sens que le Quai d'Orsay ne va pas apprécier, mais après tout, on va aussi tester les liens de l'Entente cordiale. A partir d'aujourd'hui, tous les soirs, vous connaitrez les tenants et aboutissants de la compétition qui fait rage en ce mois de juin, vous l'aurez tous reconnue, c'est le choc des titans : qui de Londres ou de Paris est la ville plus mieux bien ?

Ouhhhhh !

Afin d'informer toujours plus le lecteur, une fine équipe composée de moi-même, Louise D., Lionel P. et père Castor est allé rejoindre David G. et Xing Z. partis eux en éclaireur depuis plusieurs mois pour faire un point sur la situation.

Attention, prêts ? Partez !

Jour 0

Nous sommes arrivés vendredi soir par Eurostar, et non pas avec un bateau prètapartir. La compétition ne commençant que le samedi, nous ne vous en dirons pas plus, si ce n'est qu'on a bu du jus d'orange. Si.

Jour 1.

Lancement des hostilités. Après avoir prié Jeanne D'Arc un bon quart d'heure, nous sortons du métro à Westminster et là, vlan dans les dents pour la France dès la première minute du temps réglementaire. L'Angleterre venait de marquer un point.
Quoi ? Comment ? Qu'est-ce ?
Et oui, il faut bien le reconnaître, leur Parlement est quand même cent fois mieux que le nôtre. Déjà il donne l'heure, ce qui est un joli début et puis quand même, ça a de la classe. Et au delà de l'aspect architectural, se dire que le plus beau monument de Londres, c'est son parlement, c'est un signe d'une démocratie un peu plus ancienne que la nôtre.

Londres 1 - Paris 0.

Drame. Si vous n'arrivez pas à dormir cette nuit à cause de l'état du score, rassurez-vous, ce n'est que le début du match. Alors ok, ça assome un peu de se prendre un point dans la g..... dans la tête mais ça va aller. Courage. Chantez la marseillaise, ça va vous donner du courage d'ici demain.

Si vous êtes en stage et que vous vous emmerdez (je ne vise personne), relisez cet article, c'est deux minutes de gagnées sur la journée.

dimanche 4 juin 2006

Les trois phrases du jour

La journaliste de Rolland-Garros : "elle craque complètement Sharapova. C'était pourtant simple, il suffisait de remettre la balle dans le cours".

Hélène Macquard : "si tu laisses ta vaisselle à faire dans l'évier la nuit, le lendemain c'est plus difficile".

Obélix : "J'ai faim"


Que de sagesse ! Ca valait le coup d'attendre une semaine.

lundi 29 mai 2006

On voit de ces choses de nos jours !

Si vous ne le faites en moyenne une fois tous les quarts d'heure comme moi, connectez vous donc au site du monde.fr, il s'y passe quelque chose de marrant : le bandeau principal de pub est loué par un site web ou une association, on ne sait pas trop, qui promeut... le commerce équitable et qui demande aux négociateurs de l'OMC de faire le meilleur accord possible. Le lien aboutit à ceci : http://www.maketradefair.com/hero/fr/ L'attraction principale est un jeu usé jusqu'à la corde (qui n'a pas laissé quelques milliers de neurones dans les lancers de pingouins et autre yetisports.
Et là, la question est posée : que fument-ils ? Je ne critique pas, après tout c'est plus sympa comme pub qu'autre chose, des ventes de AK47 livrés à domicile pour la fête des pères ou que sais-je. Mais comment, ça donne une impression de gachis et de décalage cette pub c'est dingue. Je vois d'ici les dirigeants de cette association, à un cocktail coupe de champagne à la main, avoir l'idée "fa-bu-leuse" qui va sauver tous les damnés de la terre : faire de la pub sur lemonde.fr avec un jeu qui met tony blair à la place du yeti pour lui dire de se comporter en "héros", pas en "zéro".
Dans ce registre là, moi aussi je peux faire des pubs débiles, et mettre un bandeau qui glorifie mon chat ou ma pate à crêpe. Ou alors qui demande à celui qui a offensé les dieux de s'excuser qu'on dépasse de nouveau les 14 degrés. Ou alors lancer un grand mouvement populaire pour mettre la ville capitale de la France quelques centaines de kilomètres plus au sud.
Bon je vous laisse, j'ai piscine et il y a une fenêtre de beau temps, il faut en profiter, après la grêle...

samedi 27 mai 2006

Mai pluvieux, mai cinéma, désolé, j'ai pas trouvé mieux

Ces temps ci, on comprends mieux pourquoi le festival de Cannes a été organisé en Mai: c'est parce que comme c'est le plus moche mois de l'année, les gens vont au cinéma tromper leur envie de traquer et de foutre une raclée à l'imprudent qui a osé chanter "le joli mois de Mai". Etant comme le commun des mortels et ayant encore les moyens de me payer l'entrée (on va bientôt passer le cap des 10 euros la séance dans la ville capitale, et après ils viendront se plaindre que les honnêtes gens téléchargent sans vergogne), je n'ai donc jamais autant hanté les salles obscures que ce mois-ci.
Bon, arrêtons de parler comme les journalistes qui connaissent deux synonymes pour cinéma (salles obscures et grand écran), et passons au vif du sujet : quels sont les films biens et quels sont les films pourris ! Une critique purement gratuite du travail de toute une année d'une équipe, y a que ça de vrai !

- Vous connaissez déjà mon sentiment sur Mission (Im)possible III. Allez-y si vous avez un examen de chirurgie cardio-vasculaire lundi ou bien un repas de famille pesant à rater, sinon, il y a mieux.
- Quatre étoiles, film prétentieux au premier abord vous en conviendrez (donner comme titre à son film la critique qu'on aimerait qu'il ait) jouit d'un handicap de taille : sa bande-annonce absolument dévastatrice. Elle annonce un film de midinette, ou un couple passe son temps à se chamailler et à rigoler dans le même plan. Insupportable. Je m'y suis retrouvé par hasard car Hélène Macquard et son amie Fleur, en supériorité numérique en avaient décidé ainsi. Et là surprise : ce n'est pas du tout la bande annonce. En fait, les personnages sont des arnaqueurs, et il y a un ancien pilote de formule un benet au milieu qui se fait plumer, c'est très drôle.
- Inside Man est très bien, mais j'ai déjà écrit quelque chose dessus (comme quoi, les gens qui me reprochent de ne pas écrire assez, vous avez tout faux !)

Bon, là, ça commence à dater un peu. Les films plus récents maintenant.

- Volver : pressenti pour être la palme d'or à Cannes, il le mérite indéniablement, mais en même temps, ce serait vraiment la solution de facilité. C'est un très bon film, du plus pur Almodovar, comme s'il avait lui-même voulu condenser dans un film tout son cinéma : le film ne montre à l'exception de quelques violeurs en puissance que des femmes, le scénario est impeccable, les actrices parfaites à tout point de vue, l'humour est là, c'est aussi attachant, bref, c'est parfait. En plus, si vous voyer Christian Clavier au cinéma...
- Donc Volver est à voir, mais personnellement, si j'étais président du festival de Cannes, ce qui arrivera bien un jour, il suffit que je prenne quelques mois pour créer un chef-d'oeuvre du cinéma et être ainsi reconnu par mes pairs, bref, si j'avais à décider, je donnerais la palme d'or à Marie-Antoinette. D'abord, pour faire comprendre à ces pisseux de critiques qui avaient sifflé le film à Cannes qu'il faudrait peut-être qu'ils rentrent chez eux et qu'ils se trouvent un vrai travail parce que là, ça va plus être possible. Ce qui est le plus drôle, c'est que leur camarades restés à Paris pour faire les critiques des journaux ont eux félicités le film. Les caprices de critique, c'est ce qu'il y a de plus pathétique.
Bon bref, donc, pourquoi ce film ? Et bien il est assez surprenant. Je préviens tout de suite les amateurs de films sur la révolution, "Ah ça ira ça ira ça ira" ou les fans de Saw, le film qui règle définitivement le problème du manque de place pour les pieds dans les avions, ce n'est pas un film sur 1789 et tout le tralala, et l'on ne vois pas l'ombre d'une guillotine. C'est un film sur Versaille, et un très bon. La reconstitution historique est absolument impeccable. Tout est tourné à Versaille, c'est à se demander si les acteurs ne dorment pas dans la chambre du roi, ce qui me paraît quand même un peu gros.
Le deuxième intérêt du film, c'est son caractère innovant : la bande son hard rock à l'époque des menuets passe comme une lettre à la poste (ça me fait penser que j'ai une lettre à envoyer d'ailleurs), et il y a plein de petites choses comme ça qui font qu'on sent que la réalisatrice a du talent. Bon, il y a quelques petites inexactitudes historiques mais c'est tant mieux : par exemple, il est tout à fait faux que Marie-Antoinette ait été belle et gracieuse, sa mère, la très douce et maternelle Marie-Thérèse d'Autriche lui aurait écrit quelque chose du genre : "ma pauvre fille, quand on est moche comme toi, on ne peut compter que sur son intelligence, alors arrête de faire ta conne". Marie-Antoinette est le plus bel exemple historique de fille qui n'a pas écouté sa moman.
Or donc, j'ai bien aimé, je trouve que le roi de france joue très bien le Louis XVI empâté (ce n'est pas le même genre de prestation que le Fabien australien), et l'ensemble souffre tout juste d'un esprit un peu trop américain, sûrement dû à la VO et aux multiples "May I present you madam the Diouchess dao Chouaseuille".

Je viens de me relire et me rends compte que c'est consensuel à souhait tout ce que je viens de raconter : on dirait un vrai critique de cinéma !

lundi 22 mai 2006

Tu seras un blog mon blog !

Cet article va faire de ce blog un vrai blog. J'entends un blog où l'on étale sa petite vie trépidante. Après "voici mon frigo" "voici mes insomnies"et "voici comment je recouds un bouton", je vous présente : "j'ai vu une célébrité !"
Pas croi-ya-bleux !
Je suis allé au cinéma hier, voir le dernier Almodovar (très bien mais là n'est pas le sujet) et devinez qui je vois dans la queue : Christian Clavier ! Jacquouille la Fripouille, l'homme Jacquard, Katia... C'était bel et bien lui. Il était accompagné d'une femme qui n'était pas Marie-Anne Chazel mais bon, il fait ce qu'il veut.
Palpitant tout ça, non ?
Alors attendez la suite : je rentre dans la salle, il y a beaucoup de monde et je l'avais presque oublié. Je m'assois, et là, j'entends la voix de Jérome, des Bronzés (qui font aussi du ski d'ailleurs). Il était à une place de moi !
Trop fou !

Voilà, je suis en lice pour le blog le plus pleupleu de la blogosphère, à vous de juger. En tout cas, je suis bien content de l'avoir vu.

samedi 20 mai 2006

Ah ah ! Tremblez, voleurs de disques !


J'ai retrouvé une pièce d'une valeur inestimable, et ce pour la modique somme de 8 euros 10, ce qui fait qu'au passage j'ai récupéré une pièce de deux euros qui me sera grandement utile pour ma lessive de demain. L'harmonie revient dans ce bas monde.
Il s'agit des préludes et moments musicaux de Rachmaninov, l'homme aux longs doigts (il pouvait faire des écarts au piano phénoménaux, du coup les pianistes qui veulent jouer ses oeuvres apprécient modérément). L'ami Nikolai Lugansky s'en tire plutôt pas mal. Pour ceux que ça intéresse, le disque était en double d'occasion chez Gibert.
Ca c'était la bonne nouvelle, maintenant passons à la mauvaise : je suis la cible d'une deuxième machination. Si ! Non contents de me piquer mes disques, voilà que maintenant on m'empêche de partir au Japon. Ca fait trois fois cette année que je me fais jeter d'une offre de stage / VIE au pays du soleil levant. Et là, je m'interroge : tel le gars du Truman Show, m'aurait-on menti depuis ma naissance en me faisant croire qu'il y avait un continent lointain là-bas qui s'appelle l'Asie, très peuplé, qui n'existerait en fait pas ? Je vous préviens, une nuit je vais partir en douce à l'aéroport et prendre le premier avion pour Tokyo pour voir si c'est pas du chiqué !
Sinon, si vous êtes chics, vous allez faire la chose suivante, c'est rien du tout vous verrez, et si ça prend de l'ampleur ça peut devenir rigolo : s'il vous plaît, n'achetez plus jamais, je dis bien jamais, jamais jamais jamais, de parfum Christian Dior, et déconseillez les à vos amis.
Alors je sais, ces demoiselles vont me dire qu'elle ne peuvent pas se passer de Dior J'adore ! Mais allez, un petit effort, je vous ferez des crêpes en échange.

C'est somme toute un peu mesquin de faire ça, et alors !

vendredi 19 mai 2006

Vous ne devinerez jamais ce qui m'est arrivé à midi !

Là si vous trouvez, vous êtes fort.
Bon allez je vous dis. J'étais à la cantine là, tranquille, j'avais faim (comme là en ce moment, qu'est-ce qui me prend d'écrire avant le dîner ?) je choisis donc mes plats, fais la queue, attends longtemps avant qu'enfin mon tour n'arrive (le manger, toujours au top), prends mes couverts, m'asseois et là : incroyable ! Mes couverts étaient aimantés et collés les uns aux autres !
J'ai donc passé tout mon repas à séparer mon couteau de ma fourchette et accessoirement de ma cuillière. Ca met du piment à votre repas (pour ceux qui n'auraient pas compris, pas du vrai piment).
Essayez, ça vous amusera.
Bon, c'est un peu court mais promis juré je reviens très vite. Là j'ai trop faim.

lundi 15 mai 2006

Vous voulez voir un film bien ?

Allez donc voir Inside Man, de Spike Lee, vous m'en direz des nouvelles. A la sortie de ce film je me suis dit : il y a des gens qui ont du talent pour le cinéma. Ca existe, alors pourquoi toutes ces nullités, ces blockbusters exorbitants, ces bouses même alors qu'il suffirait de ne garder que les bons réalisateurs et les bons acteurs, on les reconnaît tout de suite, et leur donner en priorité les budgets et les moyens qu'il faut ?
Ce à quoi Lionel P. m'a rendu (en français, et non pas en akkadien, il n'avance pas très vite) : les bouses sont ce qui se vend le mieux.
Certes.
Puis il a ajouté : "de toute façon, dans quelques années, il n'y aura plus de cinéma, les gens en auront marre de voir tout le temps la même chose, ils vont se blaser et ne viendront pas".
Sur le coup, je me suis demandé la chose suivante : toute cette surenchère d'effets spéciaux, cette escalade dans le superlatif (quand on a sauvé l'univers quarante-six fois, que peut-on sauver de plus important, de plus grand, de plus beau ?), alors que les intrigues tiennent toujours sur un carré de pq, les gens vont-ils en être blasé ? Un jour, rira-t-on dans les salles obscures du ridicule enflé de certains films surstéréotypés ? Ca a peut-être déjà commencé : dimanche il y a deux semaines, je suis allé voir Mission Impossible 3. En fait la mission était possible, je vous rassure tout de suite. Comme dans le 1, la fin voyait un hélicoptère exploser dans le tunnel sous la manche avec Tom Cruise qui s'en échappait trois millièmes de seconde avant et que la fin du 2 devait être toute aussi nytroglicérinée, les scénaristes du 3 se sont vus confier la tâche du siècle : faire encore plus. Ils se sont beaucoup grattés la tête et ont trouvé. Ils ont fait mourir Tom Cruise. Enfin, il est rescucité quelques secondes après mais sur le coup, il était en arrêt cardiaque et tout le tralala. Je vous explique la situation :
Il vient de tuer le gros méchant, mais d'outre-tombe il ricane bien l'affreux, car avant de partir il a laissé dans le cerveau de ce malheureux scientologue une mini bombe qui va bientôt s'enclencher (elle y va progressivement d'ailleurs, ce qui est très con, vous en connaissez beaucoup des bombes qui se déclenchent progressivement ?). Ce qu'il faut savoir c'est que dans cet opus Tom Cruise est marié. Et oui, c'est ça l'originalité du film. Et devinez à qui ? Je vous le donne en mille : à une infirmière. C'est fou ça, les héros hillywoodiens ne sont jamais mariés à des trapézistes, des femmes de ménage ou des gardiennes de prison. Or donc, il est mariée à une infirmière qui est à ses côtés lors de la dernière scène où il zigouille tout le monde (ça se passe à Shangaï allez savoir pourquoi). Elle avait été prise en otage la pauvre. Elle est maintenant libérée et dit : "ça alors mon chéri, tu n'es pas fonctionnaire au ministère des transports ! Je tombe des nues, allons rentrer dans notre beau et grand pays fêter ça". Oui mais non, car le gaillard a une bombe dans la tête. O non c'est trop horrible ! Que faire ?!!! Et là, idée de Tom Cruise qui a une drôle de vision du bricolage électrique : "chérie : je vais mettre les doigts dans la prise, ça va court-circuiter la bombe, et ensuite tu me ranimeras". La fille a à peine le temps de dire "mais c'est de la folie" que son espion de mari est par terre et ne répond plus allo tango charlie vous me recevez ?
L'heure est grave. Elle se met au massage cardiaque. Elle compte jusqu'à cinq puis recommence (parce que plus loin, le public lâcherait). Musique lourde. Le temps se ralentit. Le spectateur retient son souffle. Ca fait bien deux minutes qu'elle s'excite comme ça. La musique fait des trémolos mon Dieu faites que ça s'arrête. Elle commence ç se décourager. Non ! non ! c'est trop injuste ! De rage, elle blasphème, (c'est vous dire où on en est) et tape du poing sur le thorax de son mari que tout le monde croit mort c'est terrible comme sur un punching ball.
Et là ! au bout du cinquième coup, alors que tout espoir était perdu, l'ami Tom Cruise jaillit l'arme au poing plus vif que jamais prêt à tuer le moindre sino-arabo-terroriste d'une balle entre les deux yeux. C'est complètement surréaliste et là, mesdames et messieurs, grand moment : le public exclaffe de rire tellement c'est grotesque.
Tremblez messieurs les producteurs ! L'heure est peut-être bientôt venue.

Je vous laisse, je vais à la piscine.

dimanche 14 mai 2006

La fraternité du chauffeur de bus

Bonsoir à toutes et à tous.
J'aurai besoin ce soir de l'expertise de tous nos fabuleux lecteurs disséminés aux quatre bouts du monde.
Vous l'avez sûrement remarqué comme moi, lorsque vous êtes dans un bus et que vous croisez un autre bus, par exemple un bus de la même ligne à contre-sens, les chauffeurs invariablement se font un petit signe de la main. Depuis que je suis usager des lignes 27 et 89 de la Régie des Tranports Parisiens que je salue au passage (ils n'ont pas fait grève pendant le CPE, c'est des gens bien), je n'ai jamais, je dis bien jamais, vu mon chauffeur du moment ne pas respecter ce rituel. C'est à se demander si quand ils se croisent à Carrefour, ils ne le font pas aussi.
Alors, questions : est-ce partout pareil ? On n'analyse pas en effet ce genre de phénomènes sociologiques profonds en se contenant à l'hexagone. Et maintenant pourquoi ?
Je risque deux explications :

1) Occultisme et Danbrownisme
Les chauffeurs de bus font partie d'une société secrète millénaire établie par les charetiers de St Jean d'Acre en charge de l'acheminement de l'or des Templiers qui oeuvre dans l'ombre depuis tout ce temps avec un but que le commun des mortels doit ignorer : créer l'apocalypse des temps modernes : l'Ultime grêve. Leur petit signe de main est en fait un signal puissant : le jour où l'un des leur (leur chef) ne le fera plus, la nouvelle, le signe manquant, se répandra dans le monde entier des chauffeurs de bus comme une traînée de poudre et le monde retiendra son souffle. Des forces occultes enfouies depuis des siècles réapparaîtront, mes cds volés aussi au passage, et l'Occident chrétien devra se mettre au vélo et au roller avec en tête une révélation bouleversante : Jésus était en fait une femme qui répondait au nom de Georgette.

2) Hollywood et chewing-gum
Depuis le film Speed, la préfecture de police de Paris redoute par dessus tout, outre un lâcher de taureau rue de Rivoli, un remake grandeur nature de ce film, opus hollywoodien salué par la critique pour son caractère innovant : un bus explosait s'il descendait en deça d'une certane vitesse et un héros bien sous tout rapport sauvait tout le monde : la belle jeune fille pleine de courage qui s'était retrouvée par hasard au volant, les gentils et innocents usagers qui n'en demandaient pas tant (dans le désordre : le vieux grisonnant, la mère enceinte, la petite fille, le jeune cadre dynamique qui au début est un connard mais qui en fait à la fin verse sa petite larme comme les autres, la vieille un peu sourde qui met du temps à comprendre mais qui est plein de sagesse, le quinqua moustachu qui dit qu'on va tous mourir mais non faut pas dire des choses pareilles, le jeune black qui a un casier mais mec ça c'était quand j'étais jeune j'avais fait des conneries mais maintenant je suis rangé et qui en fait est un bon gars) tout cela bien sûr en contact permanent avec le bon noir de service agent de police blasé de son état qui le matin même, harassé de fatigue qu'il est parce qu'il ne dort plus depuis cette terrible affaire où une moto-crottes avait explosé car elle allait au dessus de 25 miles par heure, avait rendu son badge à son chef qui a refusé sa démission. L'important dans ce genre de situation, c'est de la repérer au plus vite (sinon votre bus explose et vous accusez injustement Al Quaeda, ça fait désordre) Donc, habiles, nos hauts-fonctionnaires ont donné comme consigne aux chauffeurs de trouver un signe secret que chaque chauffeur doit faire quand il en croise un autre comme ça, si l'autre vous toise avec son regard vide de tueur psychopate qu'il est sans faire le signe attendu, vous n'avez plus qu'à appeler le GIGN et tout finit bien.

Si vous vous voulez formuler d'autres conjectures, n'hésitez pas à laisser un commentaire.
Mata ! comme disent les nippons (ils ont des tonneaux ronds, vivent les ...)

jeudi 11 mai 2006

Et bien !

Et bien il en aura fallu du courage pour que j'arrive jusqu'à cette page web de rédaction de mes messages. Que c'est lent tout ça, que c'est lent ! Ma connexion internet donne vraiment l'impression qu'il y a un vieux papy essouflé dans la cave qui pédale pour envoyer les données.
Bon sinon, il fait beau, n'est-il pas ?
Que vous dire d'autre ? Ah oui, pour la dernière fois, c'est attesté. La peau grasse, tout se joue la nuit. C'est écrit dans le magazine Cosmo d'Hélène M. et de Louise D. qui l'ont étudié attentivement la semaine dernière. Donc, un conseil, ne dormez plus, ou bien que d'un oeil. Mettez votre réveil à sonner toutes les heures pour vérifier que votre peau n'est pas devenue subitement et sauvagement grasse.
Bon ben là je ne trouve rien de plus intéressant à vous raconter. Je sais c'est triste mais que voulez-vous, c'est la vie.

mardi 9 mai 2006

La peau grasse : tout se joue la nuit

Pensez-y.

dimanche 7 mai 2006

Mes pauvres pieds !

Je viens tout juste de me faire une "spéciale". Une balade faite maison. Départ chez moi (au niveau du Val de Grâce pour ceux qui connaissent, c'est à paris, vous savez, la 25ième ville au monde). Ensuite descente du blvd Saint-Michel avec au passage arrêt Big Mac rue Soufflot. Tout en bas vous tournez à gauche en 4ième, traversez la Seine sur le Pont-Neuf et rentrez dans la cour carrée du Louvre. Là vous prenez tout droit, pyramide, arc du carroussel, jardin des tuileries, place de la concorde, champs Elysées. Vous faites coucou à Jacquot sur votre droite. Ils ont installés ( en son honneur ?) plein de vaches qui sont décorées. Comme toujours les parisiens vont penser que c'est une idée "extra o-ri-gi-na-leux" sans savoir que ça a était fait avec des lions à Lyon il y a belle lurette et à Munich l'an passé. Tiens, Virgin est ouvert, vous y entrez, et relisez Astérix et les Normands ( -et paf ! -présent !). Vous y lisez une autre bédé "la croisade s'amuse" qui caricature Bush et glorifie ben laden "mais c'est pour rire !" alors vous riez parce que vous êtes un djeunes cool et qu'effectivement c'est marrant, la femme à ben laden qui reçoit une ceinture d'explosif en pâtes lustucru avec déclencheur en pâte à sel pour la fête des mères c'est rigolo.
Petit passage à l'atelier renault voir des formules un qui ne roulent plus vu qu'elles sont accrochées au mur. Ensuite arc de triomphe puis gauche toute. Avenue d'Iéna, attention à vous, c'est un quartier très pauvre et peu recommendable. Vous arrivez au Trocadéro. Frayez-vous un chemin entre les bus et les touristes, faite vous prendre pour un américain par le vendeur de tour eiffel rose fluo puis descendez. Passez sous la tour et allez en direction de l'Ecole militaire. Au fond à gauche, une envie pipi vous prend. Pas cool. Direction Invalides. A l'esplanade, prendre la rue de Varenne, passer devant l'hôtel Matignon puis continuer jusqu'au boulevard raspail, puis la rue de rennes, puis la rue de Vaugirard, le Sénat, le jardin du Luxembourg, et enfin, vous retombez Blvd Saint-Michel, l'école des Mines, puis vous rentrez chez vous.
Durée : 4 heures. Longueur estimée : 10 Kms.
Enjoy.

samedi 6 mai 2006

Baleines et poux

Voici donc la fabuleuse histoire du baleineau qui avait des poux. Ma principale source d'information est l'exposition photo sur les océans actuellement sur les grilles du jardin du luxembourg. Oui je sais, j'habite un quartier très chaud et défavorisé, je ne devrais pas prendre autant de risque pour mes fidèles lecteurs, mais soyez rassurés, les CRS veillent et je cours vite.

Imaginez que vous soyez un baleineau. La vie est belle, vous avez l'océan rien qu'à vous, les requins ne vous font pas peur, il n'y guère que les calamars géants qui peuvent oser remonter vous chercher des noises mais bon, comme vous êtes jeune vous êtes complètement insouciant.
Que faites-vous de vos journées ? Vous nagez. La blague du "-c'est loin l'Amérique maman ? - tais-toi et nage" est faite pour vous à ceci près que l'amérique, c'est les pôles, sud ou nord c'est selon.
Vous allez me dire, c'est complètement débile de passer toute son énergie à traverser la moitié du globe et je vous répondrai oui et non, ou plutôt non et oui.
Non, car la faculté a établi que les baleines se reproduisent dans des eaux chaudes près de l'équateur (c'est quand même plus sympa), mais que les zones avec plein de nourriture c'est les zones froides, parce que c'est là où tout le monde va.
Oui, c'est un peu con, parce que s'ils se mettaient tous d'accord pour rester tout le temps dans des eaux chaudes, personne n'aurait à bouger et tout irait bien. Non mais sans blague, ils sont cons ces animaux.
Pardon, excusez moi, j'ai dérapé. Il y a peut-être des membres de Greenpeace ou je ne sais trop quoi parmi vous, ça vous a peut-être choqué.
Passons.
Vous ête donc un baleineau, la vie est belle, plein de facéties, de pirouettes dans l'eau, vous faites la fierté de vos parents car vous prenez 70 kilogrammes par jour (ça c'est un beau bébé ça madame !).
Oui mais voilà, il y a quand même un souci.
Vous attrapez des poux.
Et là, c'est le drame. Voyez plutôt : pas de shampoings spéciaux, et surtout pas de bras pour s'en débarasser. Vous ne pouvez même pas vous gratter. Vou êtes condamné pour l'éternité à subor vos poux. C'est atroce. Que faire, si ce n'est plonger dans les profondeurs inquiétantes trouver un calamar géant qu'on en finisse ?
Et là mesdames et messieurs, merveilleuse nature fait montre une nouvelle fois de son génie. (ça va mieux ?)
Il faut se débarasser de poux ? Rien de plus facile, il suffit de les écraser. D'exercer une pression. Si vous avez un ami qui s'appelle Pascal vous pouvez l'appeler. C'était une blague. Bon donc, une pression. Quand on est une baleine. Vous ne saisissez pas ? Mais enfin c'est évident. Mettez vous à la place d'un pou, qu'est-ce que vous redoutez le plus, qu'est-ce qui vous fait cauchemarder la nuit ? Qu'une baleine vous tombe dessus. Et ça, le baleineau l'a très bien compris.
Et là, attention spectacle. Plan large vu d'hélico, ralenti, commentaire façon nicolas hulot. Vous prenez votre élan et vous sautez hors de l'eau, vous vous retournez sur place, façon nelson monfort, et vous vous étalez de tout votre long sur l'onde pure, façon moi qui fait un plat dans la piscine en vacance. Ce faisant, vous devenez l'auteur d'un génocide vis-à-vis de vos poux, mais vous vous sentez mieux.
Moralité : la prochaine fois que vous verrez une baleine sauter hors de l'eau, vous saurez ce qu'elle fait exactement et vous pourrez instruire les gens autour de vous qui vous regarderont d'un air ébahi.
Et oui, ce blog est un vrai puits de science.

jeudi 4 mai 2006

C'est fou !!!

Vous avez remarqué ? On est jeudi soir. Et donc demain, c'est vendredi. Et vendredi, c'est le week-end. Ca alors !
Ca mérite une bonne douche.
Demain je vous raconterai comment les bébés baleineaux se débarassent de leurs poux. Ca peut donner des idées, d'ici là n'oubliez pas vos 10 fruits et légumes de la journée.

mercredi 3 mai 2006

Oui Vinci Code

Que penser du Da Vinci Code ? Vous savez, ce livre qui a défrayé la chronique parce qu'il se vendait comme des petits pains (miracle ?) et qu'il était sensé révéler des vérités foudroyantes sur l'église apostolique romaine. Pour ma part, la chose suivante : c'est une bouse littéraire. Les parisiens à la campagne, ils sont fascinés par les bouses de vache, et bien là c'est la même chose mais pour un livre, greffe ratée du club des cinq visitent le louvre (ça, ça aurait été bien) et de la bible pour les nuls.
Vous allez me dire, Sébastien, tu es dur, au moins le papier est propre et peut servir et je vous répondrai qu'effectivement, ce livre a quand même son intérêt et il n'est pas totalement exempt de suspense : en effet, on se demande maintenant si le film sera pire, mieux ou aussi inconsistant que l'original. Le fait d'avoir tourné dans les vrais décors peut améliorer l'ensemble mais j'émets quand même des réserves : filmer au louvre et rater la piéta de Villeneuve-les-Avignons...
S'il y a des fans du Da Vinci Code parmi vous, qu'ils se manifestent, on pourra rigoler : moi aussi je suis capable d'inventer des histoires farfelues sur l'évangile. En attendant bonne nuitée les petiots, il se fait tard.

mardi 2 mai 2006

J'ai gagné une ligne à mon CV !!!


Et oui, les amis, c'est fou, je sais désormais recoudre un bouton, la preuve : je l'ai fait.
Je passe demain un entretien (tiens, un entretien, lui ?) et je n'allais quand même pas me pointer avec mon merveilleux costume très classe, certes, mais borgne de bouton depuis le premier jour où je l'ai mis (j'ai voulu fermer la veste et crac un bouton est parti). Mais avec le matériel qu'il faut et un peu de jugeotte, on arrive à tout. Bon j'avais mis un peu trop de fil mais que voulez-vous, on n'est jamais trop prudent.
Je suis donc plus multidisciplinaire que jamais.
Sinon, que dire, il fait beau n'est-il pas ? En effet oui, c'est pas Dieu possible d'ailleurs, si beau le mardi alors qu'il pleuvait tout le week-end un vrai temps de chien. Ah ben ça vous avez ben raison, mais comme on dit après la pluie vient le beau temps. C'est ce que je dis toujours ! Bah, c'est les agriculteurs qui vont être contents, p'tètre ben que les fruits seront moins chers ctété. Ah ça, ça pourra pas être pire que l'été dernier, crénon de non ! Le kilo de pêche à ...
ô et puis qu'est-ce que j'en sais du prix du kilo de pêche, moi je me nourris de compotes !
Allez, bon vent comme disait l'autre !