samedi 6 mai 2006
Baleines et poux
Imaginez que vous soyez un baleineau. La vie est belle, vous avez l'océan rien qu'à vous, les requins ne vous font pas peur, il n'y guère que les calamars géants qui peuvent oser remonter vous chercher des noises mais bon, comme vous êtes jeune vous êtes complètement insouciant.
Que faites-vous de vos journées ? Vous nagez. La blague du "-c'est loin l'Amérique maman ? - tais-toi et nage" est faite pour vous à ceci près que l'amérique, c'est les pôles, sud ou nord c'est selon.
Vous allez me dire, c'est complètement débile de passer toute son énergie à traverser la moitié du globe et je vous répondrai oui et non, ou plutôt non et oui.
Non, car la faculté a établi que les baleines se reproduisent dans des eaux chaudes près de l'équateur (c'est quand même plus sympa), mais que les zones avec plein de nourriture c'est les zones froides, parce que c'est là où tout le monde va.
Oui, c'est un peu con, parce que s'ils se mettaient tous d'accord pour rester tout le temps dans des eaux chaudes, personne n'aurait à bouger et tout irait bien. Non mais sans blague, ils sont cons ces animaux.
Pardon, excusez moi, j'ai dérapé. Il y a peut-être des membres de Greenpeace ou je ne sais trop quoi parmi vous, ça vous a peut-être choqué.
Passons.
Vous ête donc un baleineau, la vie est belle, plein de facéties, de pirouettes dans l'eau, vous faites la fierté de vos parents car vous prenez 70 kilogrammes par jour (ça c'est un beau bébé ça madame !).
Oui mais voilà, il y a quand même un souci.
Vous attrapez des poux.
Et là, c'est le drame. Voyez plutôt : pas de shampoings spéciaux, et surtout pas de bras pour s'en débarasser. Vous ne pouvez même pas vous gratter. Vou êtes condamné pour l'éternité à subor vos poux. C'est atroce. Que faire, si ce n'est plonger dans les profondeurs inquiétantes trouver un calamar géant qu'on en finisse ?
Et là mesdames et messieurs, merveilleuse nature fait montre une nouvelle fois de son génie. (ça va mieux ?)
Il faut se débarasser de poux ? Rien de plus facile, il suffit de les écraser. D'exercer une pression. Si vous avez un ami qui s'appelle Pascal vous pouvez l'appeler. C'était une blague. Bon donc, une pression. Quand on est une baleine. Vous ne saisissez pas ? Mais enfin c'est évident. Mettez vous à la place d'un pou, qu'est-ce que vous redoutez le plus, qu'est-ce qui vous fait cauchemarder la nuit ? Qu'une baleine vous tombe dessus. Et ça, le baleineau l'a très bien compris.
Et là, attention spectacle. Plan large vu d'hélico, ralenti, commentaire façon nicolas hulot. Vous prenez votre élan et vous sautez hors de l'eau, vous vous retournez sur place, façon nelson monfort, et vous vous étalez de tout votre long sur l'onde pure, façon moi qui fait un plat dans la piscine en vacance. Ce faisant, vous devenez l'auteur d'un génocide vis-à-vis de vos poux, mais vous vous sentez mieux.
Moralité : la prochaine fois que vous verrez une baleine sauter hors de l'eau, vous saurez ce qu'elle fait exactement et vous pourrez instruire les gens autour de vous qui vous regarderont d'un air ébahi.
Et oui, ce blog est un vrai puits de science.
jeudi 4 mai 2006
C'est fou !!!
Ca mérite une bonne douche.
Demain je vous raconterai comment les bébés baleineaux se débarassent de leurs poux. Ca peut donner des idées, d'ici là n'oubliez pas vos 10 fruits et légumes de la journée.
mercredi 3 mai 2006
Oui Vinci Code
Vous allez me dire, Sébastien, tu es dur, au moins le papier est propre et peut servir et je vous répondrai qu'effectivement, ce livre a quand même son intérêt et il n'est pas totalement exempt de suspense : en effet, on se demande maintenant si le film sera pire, mieux ou aussi inconsistant que l'original. Le fait d'avoir tourné dans les vrais décors peut améliorer l'ensemble mais j'émets quand même des réserves : filmer au louvre et rater la piéta de Villeneuve-les-Avignons...
S'il y a des fans du Da Vinci Code parmi vous, qu'ils se manifestent, on pourra rigoler : moi aussi je suis capable d'inventer des histoires farfelues sur l'évangile. En attendant bonne nuitée les petiots, il se fait tard.
mardi 2 mai 2006
J'ai gagné une ligne à mon CV !!!

Et oui, les amis, c'est fou, je sais désormais recoudre un bouton, la preuve : je l'ai fait.
Je passe demain un entretien (tiens, un entretien, lui ?) et je n'allais quand même pas me pointer avec mon merveilleux costume très classe, certes, mais borgne de bouton depuis le premier jour où je l'ai mis (j'ai voulu fermer la veste et crac un bouton est parti). Mais avec le matériel qu'il faut et un peu de jugeotte, on arrive à tout. Bon j'avais mis un peu trop de fil mais que voulez-vous, on n'est jamais trop prudent.
Je suis donc plus multidisciplinaire que jamais.
Sinon, que dire, il fait beau n'est-il pas ? En effet oui, c'est pas Dieu possible d'ailleurs, si beau le mardi alors qu'il pleuvait tout le week-end un vrai temps de chien. Ah ben ça vous avez ben raison, mais comme on dit après la pluie vient le beau temps. C'est ce que je dis toujours ! Bah, c'est les agriculteurs qui vont être contents, p'tètre ben que les fruits seront moins chers ctété. Ah ça, ça pourra pas être pire que l'été dernier, crénon de non ! Le kilo de pêche à ...
ô et puis qu'est-ce que j'en sais du prix du kilo de pêche, moi je me nourris de compotes !
Allez, bon vent comme disait l'autre !
dimanche 30 avril 2006
Non non, tout va bien...
Indépendamment de ça, une petite soirée jeux, on en a une énorme envie comme dit l'autre. Je précise pour nos amis non initiés qu'une soirée jeux, c'est une soirée durant laquelle on mange des choses sympatiques comme des crêpes (pas possible !) et durant laquelle on joue à des jeux un peu transverses comme ma formation. Si je rentre là-dedans, vous n'allez plus rien comprendre. Bref, par exemple connaissez-vous le chabadabada ? Non ? Ah ah ! Et bien c'est très simple. C'est un jeu qui se présente sous la bête forme suivante : des cartes avec sur chacune d'elle deux mots : un en français l'autre en anglais. Par exemple, amour et je sais pas moi, hand. Les joueurs se mettent en deux équipes (attention aux rivalités sociétales au sein de la tribu) et chacune des équipe doit tour à tour chanter une chanson contenant l'une des deux mots. L'équipe perdante est celle qui sèche la première et qui doit donc faire la vaisselle, vae victis (non, ça je viens de l'inventer mais ça me paraît être une très bon concept, Fabien, ton avis ?)
Les chaussettes volantes donc, plusieurs hypothèses, mais personne de vraiment proche de la réalité. En fait, vous allez être très déçus : le matin à mon réveil, ayant petit-déjeuné des mes yaourts aux céréales quotidiennes accompagnés de leur croustillants de tartines à la confiture de chez nous et de la compote réglementaire, je me suis souvenu des chaussettes de la nuit. J'ai tourné la tête vers la gauche, là où s'était produit l'apparition et j'ai quelque peu été déçu. Il y avait certes deux chaussettes noires qui bravaient les lois de la gravitation, mais en fait, c'était parce qu'elles étaient posées sur un étendage accroché lui-même à une étagère et dans le noir, l'étendage ne se voyait pas. Je me suis dit que si un jour je travaillais dans le cinéma j'utiliserais cet effet spécial stupéfiant et je suis allé au travail.
Sinon, aujourd'hui je suis allé à Giverny, vous savez, là où Monet a passé la fin de sa vie et où il a peint entre autre ses nymphéas, c'était chouette tout plein et mes parents m'ont offert une cravate qui mérite à elle seule un article. Ce sera pour demain. En vous remerciant, bonsoir.
Non, ce blog n'est pas mort !
Il faisait le mort, nuance.
C'est une vieille technique apache pour mieux étudier l'ennemi, s'écrouler par terre en poussant des râles et des trémolos decrescendo et voir comment il réagit. Si par exemple, croyant la victoire acquise (l'idiot) il s'arrête de combattre et prend un thé sur le coup des 17h, vous saurez que c'est à cette heure là qu'il faut se relever et attaquer, les faire tous prisonniers et les obliger à boire du café, ça les assomera.
Bon bref, vous n'alliez tout de même pas croire que c'est la fainéantise, mère de tous les vices, qui avait interféré dans l'écriture de ce recueil électronique. Un peu quand même ? C'est la preuve que vous commencez à me connaître.
OdgG, (Or donc grand Gousier pour les gens à la mémoire courte), durant cette poignée de jours (comment ça c'est plus qu'une poignée ? mais tu le veux mon poing dans ton nez toi ? (humour)) j'ai été cherché l'inspiration dans les profondeurs du dedans de moi-même et autant vous l'avouer tout de suite, ça va décoiffer. On devrait peut-être prévenir les media sinon les hôpitaux ne vont pas comprendre l'afflux soudain de patients qui n'arrivent pas à ôter ce rictus de joie de leur visage même en leur rappelant les horreurs du monde moderne : tchernobyl, les manifs, le foie gras bientôt interdit aux USA (c'est de l'humour américain : ils trouvent scandaleux qu'on inflige un tel traitement à des pauvres canards innocents, certains comparant leur sort aux détenus d'Abu Graib), mon chat qui est seul à la maison depuis trois jours maintenant...
Il y a autre chose, durant cette brève interruption de verbage, j'ai pu noter que certains de mes fidèles lecteurs ont été lésés. Si. Et là, je pousse un cri. Il est absolument inacceptable qu'après avoir écrit de leurs blanches mains (ou quelle que soit la couleur de vos mains) un commentaire relevant bien sûr un petit détail subtil que certains autres lecteurs n'avaient peut-être pas décelé sur un article, ou toute autre flatterie à mon égard, le commentaire n'apparaisse pas. Je m'insurge. J'irais bien m'enchaîner aux grilles de Blogger qui héberge ce blog ou même entamer une grève de la faim (après tout, la réputation de la France est déjà faite), mais je ne sais pas où ils sont sis, et je vous avoue que j'ai faim. Un conseil donc, si vous comptez écrire un long commentaire, enregistrez le sur votre disque dur (surtout pas le mou), et conservez le en sécurité chez vous.
Je vous avoue aussi que je suis un peu colère, seuls quelques hardis ont été émettre des hypothèses sur la ténébreuse affaire des chaussettes volantes (et encore, en off).
Ouhla, il faut que j'y aille. Ecoutez, je vais publier le message même s'il n'est pas fini, c'est contre la déontologie de la profession, mais, hardi ! Passons outre (de vin).
vendredi 21 avril 2006
L'énigme des chaussettes volantes

Hola ! comme on dit au sud des Pyrennées.
Hallo ! comme on dit outre-Rhin.
Ce soir, une histoire pas banale qui m'est arrivée la nuit dernière.
Alors que je dormais du sommeil du juste, enfin pas si bien que ça en fait, je me suis réveillé.
Une chambre du quartier latin. Deux lits, mais un seul occupé, le co n'étant plus là. Il fait noir. C'est la nuit.
J'ouvre les yeux.
Le personnage dans le lit ouvre les yeux, regarde le radio réveil quand soudain son regard est attiré vers l'autre côté de la pièce.
Mon dieu qu'est-ce ? Mais, palsambleu, c'est...enfin ce sont...on dirait bien... des CHAUSSETTES VOLANTES !
De l'autre côté de la pièce, dans la quasi-obscurité, on aperçoit, se détachant sur le mur jaune provence tout juste éclairé par un reflet venant de la rue les linéaments d'une paire de chaussettes noires qui semblent léviter.
Le personnage se rendort d'un coup.
Selon vous, que s'est-il passé ?
mercredi 19 avril 2006
Ceci est un titre
Le dernier s'appelle "Les Pires Contes des frères Grim", par Mario Delgado-Aparain et Luis Sepulveda. C'est deux personnes différentes (pour un ça fait un peu long, façon chauffeur italien dans Tintin). Et il y a donc un dénommé Moule de la Pampa comme protagoniste. Et là, en somme, tout est dit. Courrez le lire si le coeur vous en dit. Sinon, et bien je ne sais pas quoi vous dire. Partez à la pêche. A la pêche j'ai dit. La Pêche ! Non, A LA PECHE !!!
Voilà, ce blog n'avait jusque là jamais fait critique littéraire, c'est chose faite.
A vous les studios.
mardi 18 avril 2006
Moule de la pampa
Il est tard, demain je travaille, il faut vite que je gagne mon lit (et non pas à la tombola) mais décidément, je te faisais trop d'infidélité, ô fidèle lecteur.
Alors on va jouer à un jeu : devine ce que peut bien être ce titre, et on en reparle demain.
Vois toi ! comme disent les anglo-saxons.
vendredi 14 avril 2006
Tchouk tchouk nougat

Demain, je vais prendre un train de la sncf.
Merci pour votre compassion, ça m'aidera à tenir au bout de ma quatrième heure et demi quand mon tgv se fera doubler par les voitures sur le bord de la route.
Remarquez, que les gens de la sncf soient des incompétents complets n'est pas tant le problème, ça on le sait, ils ne le cachent pas. Non, ce qui est rageant, c'est l'impression qu'ils donnent d'embaucher des psychologues spécialement pour étudier les leviers cachés de l'espérance de l'être humain afin d'inoculer au plus vite chez l'"usager" des envies de meurtre contre leur personne. Et évidemment, lorsque vous poirotez depuis deux heures à attendre votre ter qui est en "retard indéterminé", vous savez, avec la voie pré enregistrée qui vous prie "d'accepter nos excuses", et bien il n'y a personne de la sncf à égorger, tout juste la personnalité morale à maudire.
J'exagère ? Vous osez soutenir le contraire ? Vous avez vu ce qu'ils ont sorti dernièrement ? La pub "qu'est-ce que ça nous fait ch... d'emmener des gens en train dans ce pays et qu'est-ce qu'on préfèrerait ne s'occuper que des parisiens friqués en mal d'escapade aux Bahamas !"
Du grand art, du très grand art ! Le génie français, ça n'est pas que Pascal et compagnie.
En parlant de génie français,
Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !
Pour ceux qui arriveraient comme ça, et qui ne comprendraient pas, qu'ils lisent les messages précédents car ce n'est pas compulsif.
Au fait, pour ceux qui aimeraient savoir (encore que comme personne ne laisse de commentaires, je me dis que peut-être tout le monde s'en fout), c'est dans les Châtiments que Victor Hugo a écrit ça. Il était en exil le pauvre. 19 ans. Où serez-vous dans 19 ans ?
lundi 10 avril 2006
La culture pour les nuls
Or donc (gG. tiens je vais me mettre à créer mes propres abréviations, gG c'est pour grand Gousier), or donc, gG, je poursuis mon exercice d'inculcation de poésie pour les nuls même si personne n'en veut.
Cependant, en ce qui me concerne, j'ai un esprit pédagogue et je sais vendre mes trucs. Je n'irai pas jusqu'à vous faire un powerpoint car il est tard, mais même avec ce handicap, vous allez sentir la différence avec les discours creux habituels. Je vais vous montrer.
Combien de fois vous est-il arrivé au sein d'un groupe, d'amis généralement, de vous retrouver isolé ? Du genre vous n'avez pas envie de vous baigner alors que tout le monde patauge et que vous, vous ne souhaitez qu'une seule chose, c'est lire tranquilement votre blog favori que vous avez imprimé avant les vacances sur la plage? Ou bien encore, aller au MacDO alors que votre entourage farouchement et idéologiquement anti-américain se sent l'âme d'un Bruno J. parti bouter le Big Mac hors du droit du travail français ? Vous vous dites, dans un français légèrement boîteux : c'est tous des cons, c'est moi qu'ai raison. Cependant, votre verve n'étant pas suffisamment travaillée, tout ce que vous arrivez à prononcer pour votre défense, justement, c'est ça : "bande de cons, moi j'irai (ou je n'irai pas, c'est selon), allez tous vous faire ....." Le dernier mot peut varier d'un individu à un autre. Si on disait tous la même chose, la vie ne serait pas drôle.
Bref, vous êtes ridicule et tout(e) rouge. Des années après, tout le monde se souvient de votre petit caprice et c'est un cercle vicieux, vous y allez de plus belle et ça fait rire les autres, et ça vous énerve, et vous saisissez le chandelier et avant même que vous n'ayez réfléchi, il est fiché dans la tête de celui qui rigolait bêtement le plus proche de vous, un certain colonel Moutarde dans la salle de billard.
C'est idiot d'en arriver là.
Heureusement je suis là. (vous avez vu l'effet, vous êtes aux trois-quarts conquis ! )
Alors que faut-il faire pour éviter ce genre de situation ? C'est très simple. Là où ça dérape, c'est quand vous vous mettez à utiliser un langage de charretier. Vous n'êtes pas du tout crédible.
Oui mais vous allez me répondre : dans ces moments là, je suis tellement énervé que je n'ai pas le temps de réfléchir à ce que je vais dire.
Et c'est là toute l'astuce ! Pourquoi réfléchir quand les plus éminents cerveaux français l'ont déjà fait pour vous ?
Vous ne saisissez toujours pas ? C'est somme toute normale (cf paragraphe du haut). Je vais vous expliquer sur un exemple simple.
Mise en situation : reprenons le cas du MacDo. Vous avez faim, vous voulez y aller, les autres pas, ils vous disent d'ailleurs que ça devrait être interdi, vous répondez sacrilège, ils vous disent qu'on devrait poursuivre ceux qui y vont, vous répondez que vous rentreriez dans la clandestinité pour votre big mac adoré de vous, ils vont répondent qu'étant trop peu de résistants, la recette, le savoir-faire (et le savoir-être, on l'oublie trop souvent), les ustensiles et les ingrédients pour les créer manqueraient, et que tôt ou tard vous cèderiez.
Vous êtes acculé. Et là, le mauvais réflexe, c'est :"bande de cons, allez tous vous faire ......".
C'est mal. Répétez plusieurs fois : "bande de cons...", c'est mal. "bande d'abrutis...." C'est mal. Il faut que ça devienne pavlovien.
Essayez plutôt ça :
"Parmi les éprouvés je planterai ma tente.
Je resterai proscrit, voulant rester debout.
J'accepte l'âpre exil, n'eût-il ni fin ni terme,
Sans chercher à savoir et sans considérer
Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer.
Si l'on n'est plus que mille, eh bien, j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent, je brave encor Sylla ;
S'il en demeure dix, je serai le dixième ;
Et s'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !"
Non, ce n'est pas de vous. Mais les autres ne sont pas obligés de le savoir. Et là, ça les en bouche un coin comme on dit.
Merci qui ? Merci Victor.
Je vous conseille donc de l'apprendre par coeur. Allez quoi, soyez chic, jouez le jeu. On va le faire en deux fois. Ca rime vous verrez. C'est fait exprès.
Alors allons-y :
Parmi les éprouvés je planterai ma tente,
Je resterai proscris voulant rester debout.
J'accepte l'âpre exil, n'eut-il ni fin ni terme
Sans chercher à savoir, et sans considérer
Si quelqu'un a plié qu'on aurait cru plus ferme,
Et si plusieurs s'en vont qui devraient demeurer.
Attention, demain révision.
PS : ça marche aussi si on se moque de vous car vous apprenez l'akkadien et que vous ne faites pas de blog pour en parler.
vendredi 7 avril 2006
Les extraterrestres existent, j'en ai la preuve !

Oui monsieur, oui madame !
Par A+B.
Voici : alors que vous naviguez inocemment sur ce blog, vous ne vous doutez pas que vous êtes surveillé en permanence par mon compteur. Il me fait des rapports quotidiens sur qui est venu consulter l'article du jour, combien de temps il a passé à lire, ses goûts en matière alimentaire, ses opinions sur la peinture d'Enguerrand Quarton (au passage, quand vous googeulisez, ou lunettez ce peintre flamand installé en Avignon, mon blog apparaît). Bref, la NSA à côté, c'est les vigiles du carrefour.
Je sais même d'où a été établie votre connexion. Géographiquement parlant. C'est d'ailleurs très précis, je peux par exemple savoir chez vous où vous êtes placé à 10 centimètres près lorsque vous lisez.
Là par exemple, lecteur, je sais que tu es exactement à 30 centimètres de l'écran de ton OP (Ordinateur Personnel, c'est comme ça qu'on doit dire au Québec je suppose).
Petit frisson, regard apeuré dans la pièce : mais il est où ?
Gnark gnark gnark !
Bref, je sais de quel pays viennent mes lecteurs et c'est là qu'arrive le coeur de l'histoire : un (ou plusieurs, qui sait ?) visiteurs viennent d'un "unknown country'. Des visiteurs du troisième type.
Je vais donc me faire l'ambassadeur de l'humanité :
"Ami venus de galaxies lointaines bonjour. Ou bonsoir, vous avez peut-être un fuseau horaire différent. Nous somme pacifiques. Si, si. Chez nous c'est plutôt sympa, mais si vous venez chercher des noises, sachez que c'est quand même encore un peu le bordel, y a le CPE en ce moment c'est assez insupportable. Tout le monde braille dans son coin, repassez dans quelques millénaires il y aura mieux à piller.
Vous voulez peut-être en savoir un peu plus sur les humains ? alors lisez ce blog. Sachez qu'apprendre l'akkadien n'est pas un prérequis absolument indispensable pour nous comprendre. Ecouter du Prokoviev en revanche est une obligation. Je suis un peu comme qui dirait le chef ici. Enfin, je divertis les gens et je les instruis un peu, c'est les clés du pouvoir. On n'a qu'à traiter directement, on gagnera du temps. Allez passez un coup à la maison, Lionel nous fera un lait chaud. D'ailleurs j'en aurai une bonne à vous raconter sur les laits chauds de Lionel P. Mais ce sera pour une prochaine fois, là, je vais aller récupérer et recharger les batteries pour la semaine suivante. Enfin, c'est une image, on ne marche pas réellement avec des batteries..."
mercredi 5 avril 2006
C'est fort de café !
C'est grave docteur ? Plutôt, oui.
Je dors bizarrement.
Ciel !
Oui, je sais. Très bizarrement, et pourtant, dans le domaine du sommeil étrange, je m'y connais.
Intriguant !
Voici la situation : depuis quelques nuitées, je me couche, je m'endors, plus ou moins difficilement, je me réveille, regarde mon réveil-matin qui m'annonce qu'on en est encore au milieu de la nuit dans notre fuseau horaire. Vous comprenez, pour le fuseau horaire du Japon, c'est déjà le matin.
Pas possible !
Si. Je n'arrive pas vraiment à me rendormir, mais on ne peut pas dire que je sois surexcité comme une puce, vous savez, à se retourner toutes les 20 secondes d'énervement.
Bizarre autant qu'étrange !
C'est ce que je disais. Or donc, grand Gousier, je ne dors pas, mais je comate tout de même pas mal. Et au final, aujourd'hui par exemple, je n'étais pas si crevé que ça.
ô le beau cas !
Je crois avoir trouvé la cause de ce brusque changement.
Pas possible !
Avec un peu d'audace, j'avancerais que c'est depuis que je me mets à boire du café le midi.
Palsambleu !
Comme vous dites, le midi, quand je mange avec des collègues, on prend un café ensuite. C'est pas si mauvais finalement, par contre on pue de la gueule ensuite.
Certes.
Et j'ai l'impression -mais est-ce bien réel ?- que toute cette caféine ingurgitée au milieu d'une journée passée à ne rien faire de mon corps, si ce n'est supporter ardemment mon cerveau, la nuit fait son oeuvre en silence. Elle en rougit, la traîtresse.
Je vais consulter la faculté.
Imaginons que vous soyez la faculté. Bon je sais, vous êtes en grève, mais en dehors de ses basses préoccupations actuelles, que me conseilleriez-vous ?
lundi 3 avril 2006
La bonne blague du jour


Vous l’avez reconnue.
Et oui, c’est mère Teresa.
Non, je ne suis pas sous l’effet des champignons hallucinogènes d’Hélène M., ni de son alcool de ver de terre mexicain (si l’asticot voyait ça !). Je suis tout simplement allé sur lemonde.fr. Ici précisément.
Comme c’est une dépêche, je ne sais pas si elle sera toujours en ligne lorsque vous lirez. Voici donc le titre pour ceux qui la manqueraient :
« Un réalisateur indien veut Paris Hilton dans le rôle de Mère Teresa »
« Ses traits ressemblent à ceux de Mère Teresa » nous précise ce comique indien. L’article ne dit pas s’il est aveugle. C’était la touche humoristique du Monde en attendant les grèves de demain.
Pour tous les fans de Paris Hilton (et ils ne sont pas nombreux), je conseille l’excellente épisode de la non moins excellente série South Park intitulé « Stupid spoiled whore video playset » dans la saison 8. Les anglophones comprendront et courront le voir. Vous pouvez me le demander si vous le voulez et que vous n’êtes pas à
Voili voilou.
A plus les amis, dormez bien où que vous soyez, et si vous êtes dans l’hémisphère sud, arrimez-vous bien avant de vous coucher. Gare aux chutes !
PS : que ceux qui souhaiteraient voir développer les points non traités de l’article précédent lèvent le doigt puis, après qu’ils se sont rendus compte qu’ils étaient seuls le doigt levé face à leur écran, qu’ils laissent un commentaire. Avouez que je vous ai bien eus !
samedi 1 avril 2006
L'interview vérité

Bonsoir à toutes et à tous !
J'espère que vous allez bien et que vous allez passer un bon moment en lisant ce blog.
Au sommaire de cette édition : comment vit-on le succès lorsqu'on écrit un blog ? Nous interrogerons le fondateur et teneur de ce blog, c'est à dire moi-même pour lui poser la question. Nous nous pencherons ensuite sur une controverse qui fait rage en ce moment : où les journalistes de magasines du type "cosmo" et "men's health" puisent-ils leur inspiration après avoir traité les mêmes sujets des dizaines de fois ? Sujet brûlant à ne manquer sous aucun prétexte. Enfin, nous écouterons un coup de gueule d'un pauvre usager de la sncf qui en a marre qu'on se foute de sa gueule, mais avant tout la météo.
Il fait plutôt beau malgré des averses qui ont lieu toutes les demi-heures environs. Le premier qui pensera à créer une horloge indiquant quand il va pleuvoir dans ces cas-là fera fortune. Températures en hausse à 15°C au-delà des normales saisonnières, vous en saurez plus en fin d'article si vous allez sur le site de météo France.
Intermède musical
- Bonsoir Sébastien Xxxxxxxxx,
- Bonsoir à vous.
- Alors Sébastien, on vous connaît pour votre blog et l'audace éditoriale dont vous y êtes preuve, on vous connaît aussi pour vos chats, vos goûts culinaires très avant-gardistes en matière de crêpes, votre intérêt pour la peinture d'Enguerrand Quarton dont le nom fait désormais rire la terre entier et j'ajoute aussi pour vos exploits sportifs aux derniers jeux olympiques pour lesquels vous êtes décidément trop modeste, mais, malgré tout cela, vous avez su conserver une grande part de mystère, vous restez un personnage énigmatique aux yeux des français qui vous lisent et qui vous adulent. L'engouement dépasse d'ailleurs désormais de loin les frontières de notre beau pays tant le nombre de vos fans, pardonnez-moi pour cet anglicisme...
-Vous êtes tout pardonné.
-Merci, je disais donc, tant le nombre de vos fans ne cesse de croître au Japon, en Australie, aux Etats-Unis, à Singapour... Toujours plus loin. Alors, première question : qu'est-ce que ça fait d'être l'idole d'une génération ?
-Et bien, je dirais que, si comme moi on arrive à garder la tête froide et à rester soi-même, c'est plutôt agréable. Mais j'en connais hélas trop qui cèdent à la pression et qui ne sont plus bons à rien. Par exemple, Lionel P. n'a pas su négocier sa soudaine notoriété due à sa présence sur mon blog...
-On rappelle - mais est-ce encore utile ? - que Lionel P. est un personnage récurrent dans votre blog pour son apprentissage de l'akkadien et son amour de la chose spatiale.
-Tout à fait, d'ailleurs vendredi dernier encore, enfin pas celui-là mais l'autre, nous déchiffrions de concert le code d'Hamurabi au Louvre, c'est dire si j'ai su rester simple. Malheureusement ce pauvre garçon a cédé sous la pression et n'est même plus capable de faire les gestes de la vie quotidienne les plus élémentaires comme lancer un blog. Voici son URL pour que vous vous fassiez une idée : http://lescoupsdegueuledelionel.blogspot.com/, comme vous le voyez, c'est pathétique. Sur mes conseils il est allé se reposer chez lui en province. J'espère qu'il en reviendra ragaillardi.
-Les gens vous voient différemment ?
-C'est sûr, une certaine distance s'est installée, mais je fais tout pour tâcher de rester naturel. Je continue de manger des compotes, de repasser mes chemises, de prendre le bus.
-Un homme comme les autres en somme.
-Oui enfin tout de même un peu plus que les autres.
-Vous arrive-t-il de manquer d'inspiration pour votre blog ?
-Je vais vous répondre franchement : jamais. Même l'article d'hier qui peut donner l'impression d'avoir été écrit par dessus la jambe a été en fait mûrement réfléchi et s'intègre parfaitement dans l'édifice d'ensemble.
-Quel est votre but exactement ?
-Et bien, en matière littéraire, il y a eu le XIXème siècle, c'était la Comédie Humaine, d'un collègue, il y aura le XXIème, mon blog.
-Vos choix éditoriaux font parfois grincer des dents, par exemple, lorsque vous écrivez :
"1500 ans avant l'été 2005, un comité de sélection "organisation des prochains pillages" chez les Huns avaient décidé d'écarter la candidature parisienne au dernier tour. L'histoire n'est qu'un éternellement recommencement." ça fait grincer des dents, et pas seulement chez les cabinets de dentiste.
-Seuls des esprits rétrogrades peuvent nier les faits. Sinon, pourquoi les Huns auraient-ils épargné Paris ? Qu'ils me donent une meilleure explication ces soi-disant historiens bien pensants.
-Il paraît que votre blog est truffé d'anecdotes subtiles que seuls les plus cultivés peuvent saisir.
-C'est trop d'honneur, je ne fais que parcemer mon récit de références à mes maigres connaissances.
-Et les fautes d'ortographe.
-C'est un moyen très fin pour toujours plus impliquer le lecteur. La lecture devient didactique, il a l'impression de maîtriser son sujet et les notions toujours plus osées que je lui inculque passent d'autant mieux.
-Pouvez-vous commenter la rumeur selon laquelle un code secret régirait à l'écriture de ce blog afin de communiquer avec une société secrète qui contrôlerait le réseau mondial de revente de cds volés, et par là même, tiendrait comme des marionnettes tous les gouvernements de la planète au bout d'une ficelle.
-Je n'ai rien à dire la dessus.
-Et les affirmations d'un de vos lecteurs anonymes selon lesquelles ce blog serait le porte-voix d'extraterrestres qui visent à imposer l'écoute de Prokoviev pour tous ?
-De pures élucubrations.
-Sébastien Xxxxxxxxx, merci beaucoup, on rappelle la sortie prochaine de votre prochain article : lessive du soir, espoir qui paraîtra tout prochainement si je ne m'abuse ?
-C'est l'affaire de quelque jours. Ca va décaper.
-En tout cas merci, ce n'est pas tous les jours qu'il est donné à un journaliste de rencontrer un si grand homme de notre temps, d'une telle générosité et d'une telle modestie.
-C'est moi qui vous remercie pour l'intérêt que vous portez à mon Oeuvre.
En cadeau, le grand Sébastien Xxxxxxxxx a bien voulu nous laisser la photo de ce qu'il voit par la fenêtre lorsqu'il crée.
Pour la suite de l'émission, il faudra attendre demain.
Bonne nuit.
vendredi 31 mars 2006
Attention, cramponnez-vous !
Pour l'instant.
Comme je vous sens déçus, on va faire un jeu.
Répétez dix fois :
Ces huit Inuits nuisent. La nuit cuit huit inuits.
Hilarant, n'est-il pas ?
Je me rattraperai demain.
Promis.
mercredi 29 mars 2006
Tartarin d'artichaut et feta...
Non je n'étais pas à la tour d'argent, les petites cantines de quartier qui perdent leurs étoiles, très peu pour moi.
J'étais à la cantine de mon nouveau lieu de travail.
Le lecteur attentif se sera en effet rendu compte que j'ai commencé un stage récemment.
Et le restaurant d'entreprise là-bas, c'est byzance.
C'est bien simple, tous les midis je me dis : "sébastien, concentre-toi, il faut que tu te souviennes du nom de ce que tu manges pour pouvoir épater les copains ce soir". Et à chaque fois j'oubliais tellement c'était tarabisquoté et raffiné, sauf aujourd'hui.
Un détail qui ne trompe pas : au lieu de manger des fraises (c'est d'un commun !), on y mange une "soupe de fraises".
Et oui, ils ont tout compris, et vous-mêmes vous aurez fait un pas de plus vers la gloire gastronomique si, à vos prochains invités vous ne servez non plus des chips mais "des craquants de pomme de terre", point de mandarines mais un "concert d'agrumes", et que haricots verts, quels qu'ils soient auront déserté votre table au profit d'un "sublime de saveurs de nos potagers".
Je vous laisse, un intermède libatoire m'attend.
Une douche quoi.
mardi 28 mars 2006
La question du jour
Ils ont un syndicat paraît-il.
Bon sinon,
Le Corbeau, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus.
Voilà, vous avez de quoi rajouter sur votre CV.
Bon, ce soir c'est un peu court jeune homme on pouvait dire, oh dieux ! bien des choses en normandie, mais voilà, je travaille moi madame (insister lourdement sur le tra de travail). Que dirait l'économie française si je n'étais pas constamment au sommet de ma forme ? Et Wall street ? Et Lionel et François ? On perdrait à quake, pour sûr !
Alors bonne nuit. Il y a forcément un de mes (fidèles) lecteurs qui va aller se coucher après avoir lu son message quotidien. Ca lui fera plaisir.
dimanche 26 mars 2006
Nipponement vôtre
Jusque là, quand il y avait une grève générale, je m'en moquais un peu, beaucoup, à la folie.
Les gens habitent à des heures de leur boulot ? Tant pis pour eux, ils n'ont qu'à pas être aussi c.., stupides. Parisiens va.
Oui mais voilà, me voici désormais parisien tributaire d'une ligne de bus pour me rendre à mon lieu de travail (encore qu'avec mon ordinateur je pourrai tout faire depuis chez moi mais bon, s'il n'y a personne pour voir mon costume et ma cravate, c'est ballot).
Mardi donc, je passe mon rite initiatique. C'est une expérience qui m'a l'air ma foi intéressante. Je vous raconterai.
Ce que je peux vous raconter en revanche dès maintenant, c'est la grève japonaise d'après le récit que m'en a fait à l'instant Pierre-san dit "l'asticot" qui au passage va nous revenir asticot musclé mais c'est une autre histoire (zut, c'était censé rester une surprise).
Alors voilà, cet avignonais invertebré est expatrié, pour son plus grand bonheur, depuis plusieurs mois au pays du soleil levant et il y effectue un stage chez un petit fabricant de voitures local en passe de devenir le leader mondial. Cherchez dans le kompass si vous ne voyez pas ce que je veux dire.
Il a assisté à une grève au sein de son établissement.
Voici son récit :
"après le travail (on ne fait évidemment pas grève pendant les heures de boulot, ça va pas la tête ?), les employés se sont mis en rang et ont commencé à réciter à tue-tête un slogan qui veut dire à peu près "jusqu'au bout, jusqu'au bout !", mais contrairement à ce qu'on pourrait penser dans notre bonne vieille france soupe au lait, ils veulent dire par là "jusqu'au bout, nous travaillerons jusqu'au bout pour nos chefs, en échange augmentez-nous".
C'est paraît-il un privilège rare que d'assister à ce genre d'évènement, il a eu beaucoup de chance.
Un signe qui ne trompe pas : quand vous cherchez sur google "grève Japon" et tous ses équivalents en langue étrangère, vous ne trouvez rien, si ce n'est des français qui manifestent contre la politique japonaise en matière de baleine.
Bon, sinon, on touche bientôt au but.
Résumé des épisodes précédents :
Un renard véreux entube un corbeau pigeon en lui faisait croire qu'il était le nouveau Pavarotti. L'article 1134 du code civil peut-il le sauver ?..
Le Renard s'en saisit et dit : "mon bon Monsieur
Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute :
Cette leçon vaut bien un fromage sans doute."
Pour l'article 1134 : en l'absence de contractualisation d'une clause "rendu de fromage en cas de chute", c'est implaidable.
vendredi 24 mars 2006
Le téléphone pleure vraiment !

Week-end, sweet week-end !
Ca fait du bien, n'est-ce pas ?
De quoi devais-je vous parler déjà ? J'avais pensé à quelque chose aujourd'hui, mais il faudrait encore que je m'en souvienne. Voyons, ce midi à la cantine ? Non. Le louvre ce soir ? Non plus. Mon état de comatage ce matin au petit-déjeuner ? Nenni.
Ah, j'y suis ! Le portable qui pleure.
Je m'explique : à un moment de la journée, tandis que je travaillais d'arrache-pied (plutôt d'arrache-cerveau) à des problématiques ma foi fort complexes (moi même je ne comprends pas très bien, enfin je suis de loin mais le tout c'est que le client ne s'en aperçoive pas), bref, pendant que j'étais productif, sur un bureau derrière moi s'est déroulée une scène qui m'a marqué. Vous me direz à la fin ce que vous en pensez (oui, j'en profite pour vous dire que je suis très colère : il y a de moins en moins de commentairse ! Je sais que le blog c'est un peu un dialogue à une voix mais quand même ! Enfin ! Euh ! Zut, quoi !)
Mise en situation :
Quarantième slide de la journée, c'est bien Séb tu deviens bon, tu maîtrises, vas-y chauffe Marcel chauffe, ça avance.
Tout autour, des gens qui font plus ou moins la même chose.
Les connexions neuronales à la minute et au mètre carré atteignent des degrés jamais vus.
C'est la concentration intense. On peut limite l'entendre, au dessus du bruit de fond des touches appuyées avec véhémence et des clics de souris marqués avec non moins de fougue.
Soudain, on entend un murmure, une plainte, des pleurs.
Mon dieu, qu'est-ce ?
D'où vient cette irruption de mélancolie dans ce monde de cogitation rationnelle ?
C'est très simple : un portable, à l'abandon sur un bureau déserté, vibrait désespérément à la recherche d'un interlocuteur qui n'est jamais venu. Un vrai râle. Le désespoir électronique quoi.
Il y avait Cosette et son seau, il y avait Germinal et le cheval perdu au fond de la mine, il y a désormais le portable abandonné par un propriétaire surmené, à bout, qui gémit, vibre dans l'indifférence commune. La tragédie au travail des temps modernes.
A vous arracher les larmes non ?
Bon sinon, c'est d'accord, on continue la poésie ?
Allez, allons-y gaiement :
A ces mots le corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix,
Il ouvre un large bec et laisse tomber sa proie.
Demain : qu'arrive-t-il au fromage ?
C'est tout, gars !
jeudi 23 mars 2006
Attention concept !
Quel bonheur de vous retrouver ce soir ! (ça fait très ouverture de présentateur télé tout ça).
Bon, que dire de cette journée ? Il y aurait trop de chose à dire tant le monde formidable des professions purement intellectuelles, où l'on vend son cerveau et rien, absolument rien d'autre est étonnant.
Pour ceux qui connaissent, sachez que moi qui me trouvait bon en Powerpoint (powerpipo pour les intimes), je ne suis en fait qu'un pauvre amateur. Autour de moi au travail, il y a des docteurs ès powerpipo. Que voulez-vous, dès que ça rapporte de l'argent... Ils virevoltent d'une slide à une autre (oui j'ai appris ça, les pro disent une slide), carburent à Mac 3, se creusent la tête à fond pour avoir le titre percutant, le tableau accrocheur, la couleur idoine. A ce niveau là, ce sont des artistes.
Sinon, le chiffre du jour, c'est 35h. C'est le nombre d'heures de travail que je suis censé faire en une semaine (Martine Aubry, si tu nous lis !) et que j'ai faits en ... 4 jours.
Bon sinon à part ça, le titre vous étonne quand même un peu.
Alors voilà, j'ai inventé un nouveau concept : le blog où l'on se cultive. Oui car lire mes âneries, c'est pas ce qu'il y a de mieux pour vos petits cortex cérébraux.
Je suis parti du constat simple vérifié sur moi-même qu'on oublie trop les poèmes cultes de notre enfance. C'est pourquoi je vous propose de les réviser ensemble.
Mais passons directement à la pratique, vous allez comprendre :
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé, bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli, que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois."
Vous apprenez ça pour demain, et petit à petit, vous pourrez épatez tous vos petits copains en récitant ces si belles choses (si vous lisez ce blog à haute voix à quelqu'un, précisez que c'est si belles choses et pas six belles choses, ça n'a pas trop de sens de s'arrêter à six)
Aujourd'hui c'est un peu long mais en même temps, en principe, ça, tout le monde connaît.
Pour ceux qui disent que c'est débile, c'est toujours mieux que le sudoku.
Poétiquement vôtre.
mardi 21 mars 2006
Le monde merveilleux du travail moderne
Avouez que vous n'en pouvez plus et que c'est rampant que vous quittez votre PC pour votre frigo car il faut bien s'alimenter, même si cela vous empêche d'actualiser cette page pendant cinq minutes horribles durant lesquelles vous vous dites : "il a mis à jour, il a mis à jour ! et je rate ça!"
L'explication est très simple, j'ai commencé un stage et, comme dirait quelqu'un, "ça décoiffe !".
C'est qu'il s'en est passé des choses depuis lundi.
Dès le petit matin, la résidence étudiante ou je vis a trouvé de quoi marquer le coup. La douche à l'eau froide juste avant de partir a effectivement des vertus toniques et traumatisantes. S'ils craignaient que j'oublie ce jour...
Me voici sur la place : mon lieu de travail, tout beau, tout chaud (je veux dire neuf mais on s'est compris), en verre, avec vue sur, euh, certains ont une bonne vue mais personnellement j'ai eu droit jusque là à une vision panoramique sur des voies de la SNCF (mais c'est fait pour : changer quelqu'un de vue, dans le bon sens, c'est le promouvoir sans débourser un centime (et c'est donc exonéré de charges) , dans le mauvais sens, c'est un signal : gros looser, t'attends quoi pour te barrer ?). J'ai appris ça à l'école. Si.
Bon, un bâtiment moderne, vous allez me dire c'est palpitant tout plein. On en est tout décoiffé, ô la la, ô la la.
Riez, bourreaux bouffons !
Quelqu'un te vengera pauvre France abbatue,
Ma mère, et l'on verra la parole qui tue
Sortir des cieux profonds.
Non, c'est pas ça.
Mille excuses.
Passons.
Préparez-vous psychologiquement, ça va donner.
Voilà : personne n'a de bureau.
Dans l'entreprise de grand-papa (ou de papa, ça risque d'en vexer certains), chacun avait une pièce à lui, un bureau quoi, avec ses calendriers placardés, ses photos au mur, ses posters, ses cartes postales (y avait raymond ou un autre qui en envoyait des salaces, ah lui dis donc alors quel rigolard ! pff !). Un vrai petit chez-soi quoi.
Dans l'entreprise de papa (ou de frérot), il y a un open space. On se voit tous, quand on fait coucou à quelqu'un, 90 personnes vous répondent. On peut poser ses photos sur son bureau rien qu'à soi. Quand Germaine téléphone à côté c'est pénible mais en même temps, on peut apprendre des ragots.
Dans l'entreprise du troisième millénaire, il n'y a pas de bureau.
Alors vous allez me dire : Sébastien, tu t'égares. Si c'est le troisième millénaire, c'est avant Jésus Christ, quand les cours d'Akkadien avaient lieu à même le sol. Il n'y a pas de bureau, ça n'en est que plus sympathique, tous en rond à travailler assis en tailleurs dans la gaieté originelle !
Vous auriez mal compris.
Quand vous arrivez le matin, vous vous connectez à une borne, ou vous allez voir une gentille madame et vous réservez pour la journée un desk (un bureau quoi). Mais il n'est pas à vous ce bureau, vous pouvez en changer tous les jours. Hier j'étais en 525XA, aujourd'hui en 425KE.
Comment est-ce possible ? C'est diablerie!
Meuuuh non, c'est très simple, la première chose qu'on vous donne quand vous arrivez tout beau tout chaud, que vous sentez bon le sable chaud, en fait en costume cravate (la bleue aujourd'hui, d'une élégance...), c'est un laptop (ordinateur portable pour les non initiés). C'est votre seul outil de travail. Du papier, des crayons ? Fi donc mon brave, on est plus aux Middle Ages.
Et oui, le monde moderne, c'est le nomadisme absolu : votre bureau c'est votre ordinateur, quel que soit le support, table, genoux, tablette du TGV ou autre. Et donc même au siège de votre entreprise, vous n'êtes que de passage.
C'est fou non?
Je rassure tout le monde, je n'ai pas encore eu droit à la mure noire, et c'est tant mieux !
De même, je tiens à tranquiliser ceux qui voient juste et loin : on trouve toujours du vrai papier aux toilettes. Ils se laissent encore de la marge pour innover.
dimanche 19 mars 2006
J'ai un problème...
Non c'est pas ça.
En fait, c'est un problème de type "household management" (petit clin d'oeil à Fabien qui doit être arrivé à Sydney à l'heure qu'il est et qui doit par conséquent être dans un état de fraîcheur encore pire que moi).
Voilà : à chaque fois que je fais ma lessive, je :
- prépare le linge sale accumulé dans un carton, emporte la lessive, l'adoucissant et ma monnaie,
- prend l'ascenceur pour aller à la laverie,
- trouve une machine libre,
- y introduis mon linge (à l'envers bien sûr),
- choisis le programme et la température appropriés,
- introduis mes pièce,
- regarde le programme commencer et la rotation s'ammorcer.
Vous vous dites tout va bien ? Où est le problème ?
Mais vous avez tout faux ! Vous ne vous êtes pas rendu compte que j'avais oublié de mettre la lessive et l'adoucissant dans le bac ?!!!
Moi non plus presque à chaque fois, jusqu'à ce que je me décide à quitter la pièce et que je me rende compte que j'ai la lessive à la main et que j'ai oublié de la mettre.
Drame.
Alors en urgence, j'ouvre le bac (il y a des jets d'eau pour dissoudre normalement la lessive, et moi ça ne dissout rien vu que c'est vide ! Quelle horreur ! Appelez la police ! Vite !Normalement ils ne sont pas loin !) et verse à la va-vite une quantité bien supérieure à ce qui est normalement nécessaire mais au moins j'ai l'impression que j'ai rattrapé le coup.
C'est une tragédie à chaque fois. J'ai l'impression d'être le dernier des household manager. un raté quoi. C'est très dur.
Alors je vous le demande (et en particulier à Fabien, c'est lui le mieux documenté) : que puis-je faire ?
Vous allez me dire, tu es passé dans l'autre camp avec tes termes tellement anglais que c'est même plus du franglais. Alors oui, je l'avoue, depuis que j'ai appris que j'allais travailler en supply chain, je ne jure plus que par les workforces très internationals, les teamleader de business units qui travaillent asap (as soon as possible), les layers qu'on pitch dans la joie, happy few que nous sommes...
Décidément Blogger me cause bien du souci, il ne veut pas télécharger une superbe image de machine à laver. Bon, vous savez comment c'est : un appareil d'un mètre de haut, avec une ouverture rond sur le côté, des boutons etc...
vendredi 17 mars 2006
Lacrymo et sauce goût grillé

Bonjour à tous !
Ca fait plaisir de vous retrouver !
Oui je sais, je ne sais pas qui vous êtes, je ne vous vois pas, mais bon, la politesse c'est un art étrange.
Tout à l'heure j'ai fait de la pâte à crêpe (ENCORE !) et oui. Et pendant que je la touillais avec amour je me suis dit : ça y est, je suis en train de réussir : je fais des crêpes sans bêtement laisser la fourchette tomber dans le saladier. Et bien c'était trop beau ! Que les gens qui vont en profiter ce soir (et ils sont nombreux) soient prévenus : j'ai dû plonger mes doigts dedans pour la récupérer. A part ça elle a l'air très réussie.
Mais bon, ce n'est pas de ça que je voulais vous parler, mais plutôt de ma soirée (mouvementée) d'hier.
Je suis sorti, le coeur serré de mon examen de japonais sur le coup des 20h. C'était ma dernière heure de japonais, que voulez-vous, l'émotion. J'ai ensuite attendu avec François "Arrête tu me fais mal" qui passait là incidemment que David "California" en finisse lui aussi avec ses kanji et son petit texte sur sa vie en japonais. Nous avions convenu de nous sustenter dans ce temple de la gastronomie cro-magnonesque : le Mac Do. Je veux dire par là que même dans leurs rêves les plus fous, les cro-magnons, néanderthaliens et autres Kletz n'avaient pas osé penser à un tel étalage de glucose et de gras disponible tous les jours comme ça.
Alors que nous devisions de concert de tout et de rien (moi j'étais pour le tout, lui pour le rien), je posais innocemment la question suivante qui était d'ailleurs plutôt une remarque : "tiens, le nez me pique, c'est étrange". J'ai d'ailleurs dû sûrement dire "bizarre autant qu'étrange", je me connais.
Et là, les choses se sont précipitées : François "Bobo !!!" m'a répondu.
Ciel, je n'ose à peine vous transcrire sa réponse !
Il a dit : "moi aussi".
Notre sang s'est figé dans nos veines, nous avons pâli ensemble, façon explorateurs de Jurassik Park qui sentent l'haleine du tyranosaure rex dans leur cou. Il se passait quelque chose. Et l'explication était très simple : après les cinémas du côté d'Odéon, notre école était à son tour victime collatérale du gazage par les CRS du boulevard St-Michel.
Vous allez me dire, y a pire dans la vie que d'avoir le nez débouché par un résidu de lachrymo christi (ah ah ! elle est bien bonne. Non ?) Oui mais voilà, notre Mac Do de nous préféré, il est sis rue Soufflot, autant dire à cette heure là dans une fournaise urbaine.
David sorti de la salle et nous de l'école, nous avons observé un tantinet soit peu la situation historique : elle n'était pas brillante. J'arrête là le plagiat. Il y avait une sorte de défilé d'estaffette de tous les services de police, gendarmerie, pompiers, ambulanciers de France. On s'y croyait . Où, je sais pas mais on s'y croyait vraiment.
Courageux mais pas téméraires nous nous dirigeâmes plus loin l'âme en peine et l'estomac vide quand nous nous sommes rappelés qu'il y avait un mac do près de Montparnasse. C'est loin mais nous l'avons fait.
Bien sûr, comme dans toute restauration rapide, nous avons attendu un temps fou avant d'être servis. Il y avait devant nous des étrangers qui réclamaient un truc qu'ils ne vendent qu'au petit-déjeuner et la fille à la caisse a sûrement regretté son manque d'assuduité aux cours d'anglais en sixième.
Et là, on arrive enfin au coeur de l'histoire, ce qui lui vaut l'image du début : pendant que nous queuisions (faisions la queue), nous avons découvert non sans rire la dernière innovation de mac do : le boeuf à la sauce goût grillée (lisez bien, ça apparaît).
Le principe est simple : on fait à peine cuire le boeuf mais indépendamment on a préparé une sauce avec des bouts de cramé pour donner le goût grillé.
Que vous soyez macdo refoulé (car ça n'existe pas anti mac do : des millénaires de survie à bouffer des racines font que génétiquement on est attiré par le gras) ou macdo assumé, il faut bien le reconnaître : il fallait oser, et ils l'ont fait !
Ils n'ont vraiment peur de rien.
A quand le coca goût eau ?
mercredi 15 mars 2006
Haricot for ever

Ce soir j'ai mangé les plus mauvais haricots verts de mon existence pourtant riche en haricots verts repoussants.
Je suis donc désormais en mesure d'établir le premier classement mondial des haricots verts et toi, heureux lecteur, tu vas le découvrir en exclusivité !
Premier prix : les haricots du jardin
Et je ne veux pas parler ici d'un acteur bien connu.
Pour les parisiens qui nous lisent (et ils sont nombreux), un jardin est un espace privé non bâti, ouvert ou clos, entourant une maison ou un immeuble, généralement recouvert d'une pelouse et agrémenté de fleurs, d'arbustes, de buissons, d'arbres et parfois même d'un potager (là où l'on fait pousser les légumes ! Si si ça pousse les légumes ! Dans de la terre, de l'humus !) Le jardin du luxembourg n'est donc en réalité pas un jardin, ce serait plutôt un parc (ou un hall de gare selon moi).
Leur goût est incomparable. Inconvénient : il y en a peu et il faut s'en occuper soi-même.
Accessit : les haricots achetés en magasin au poids
Ceux là, on est à peu près sûr qu'ils ont bien poussé dans de la terre. En plus, psychologiquement, se dire qu'on choisit soi-même ceux que l'on va manger, c'est gratifiant. Ceux qui ont du temps à perdre peuvent leur donner des petits noms en magasin, ça égaie leur vie : tiens, toi ce sera Maurice, ah ben t'es entortillé avec un autre, ce sera Mauricette. Fais gaffe Mauricette, tu vas bientôt passer à la casserole (humour).
On arrive maintenant dans la catégorie des "pouah !" (ce n'est pas une faute d'orthographe, je n'ai pas voulu dire pois).
Troisième donc, mais très très loin derrière : les haricots en conserve
Eux, ils ont vraiment pas un aspect humain, enfin, harricotesque. Le goût n'a rien à voir, ça ressemble beaucoup à du Tricatel (cf ce chef-d'oeuvre du septième art : l'aile ou la cuisse).
Dernier : les haricots verts du RU
Et oui ! Il n'y avait que le restaurant universitaire pour faire pire. Et comme toujours, ils sont épatants. Ils ont vraiment, vraiment, vraiment de la ressource pour repousser toujours plus loin les limites.
Vous allez me dire, pourquoi tout ce battage autour des haricots, verts de surcroît ?
Et bien je vous avoue que je n'en sais rien, mais comme à la journée pour l'armée ils nous demandent de l'écrire, c'est qu'il doit bien y avoir une raison. Voyez plutôt : pour que les plus hautes autorités du pays fassent en sorte que tout citoyen soit au point sur le haricot, c'est qu'il y a quelque chose de louche : le truchement secret des euros en haricots verts (en suivant l'échelle de valeur précédent) pour protéger les stocks de métal et lutter contre l'inflation (les affamés mangeant leurs économies) ? une constitution de stocks de haricots en cas de famine due à la grippe aviaire ? l'arrivée en politique d'enrico macias ?
Tout est possible : si ce blog s'arrête brutalement, vous saurez que c'est parce que mes déductions sont allées trop loin et ont dérangé en haut lieu.
Je suis un héros.
mardi 14 mars 2006
Le monde merveilleux du droit commercial... et ses effets sur la santé
Là vous voyez, le défi de la soirée va consister à broder autour de cette expérience ma foi banale.
Je vous explique : lecteurs assidus que vous êtes, vous savez depuis presque plus longtemps que moi qu'à cause des manif. anti cpe (non ce n'est pas une faute d'orthographe, une prof. de français m'a dit un jour que les abréviations ne prenaient jamais d's ça c'est pour vous énerver, je sais c'est idiot), des crs (et voilà, à cause de cette parenthèse à la con vous avez perdu le fil), et de pleins de choses j'avais fini un vendredi soir affamé dans mon lit avec comme unique compagnie, outre mon cher co, deux boules de glace Hagen machin chose, certes délicieuses et prises en si bonne compagnie (tout flatteur vit aux dépens de celui qui ne peut contenter tout le monde et son père), un cheeseburger de chez MacDo dans mon estomac et le souvenir vivace du radeau de la Méduse dans la tête (sans parler de la pièta de Villeneuve-les-Avignons d'Enguerrand Quarton qui ne me quitte pas).
Mais si, c'était un de mes articles d'avant, cherchez bien.
Cette nuit là j'ai accumulé un déficit de sommeil qui s'avéra fatal par la suite : depuis, j'étais fatigué. Il existe pour s'en assurer un indicateur simple : ma pile de vaisselle à faire stagne depuis à son plus haut (j'entame les couverts en plastique).
Vous voyez, c'est facile, j'ai fait déjà une dizaine de lignes rien qu'en rappelant quelque chose d'ancien. Après tout pourquoi je me gênerais ? Ils font tous ça à la télé.
Last but not least (j'avais envie d'utiliser cette expression, pourquoi toujours ce besoin de se justifier ?) les choses allaient en s'empirant, phénomène bien connu des manque-de-sommeil chroniques comme moi. Bref, hier, ça allait mal. Et ce matin je vous raconte pas l'état de fraîcheur. Le genre de journée qui fait qu'on aimerait pouvoir se cryogéniser jusqu'au lendemain pour attendre tranquillement que ça passe. Mais c'est vraiment n'importe quoi ! Réagissez enfin ! Ne restez pas comme ça à lire sans rien faire !
Soudain, il s'est passé quelque chose de pas banal : j'ai eu examen de droit. Commercial qui plus est. Concentration, cogitation. Il s'agissait d'aider Mme Placébo, commercante, ("qui accomplit des actes de commerce de façon habituelle" dit la loi) à remettre sur pied sa pharmacie qui venait de brûler (c'est ballot). Rassurez vous, c'est une fiction, sinon il faut aller au commissariat le plus proche, j'ai un indice sur l'identité de la pyromane. Bref, à coup de mandataires ad hoc, sorte de supermen du redressement judiciaire qui négocient la dette, de plans de sauvegardes audacieux et aussi grâce à l'assurance, elle avait une chance de s'en sortir. Il y avait aussi le cas de ces deux gars super friqués qui achetaient plein d'action d'une société mais qui ne connaissaient rien au droit et qui comme des neuneux aller se faire avoir car ils ne savaient pas qu'ils étiaent de concert, oh les nuls! Pffffffff, y connaissent rien au droit ! Les aider rapportait 5 points sur 20 (alors que dans la réalité je ne pense pas qu'un avocat se contente de 5 points).
Et voilà, dix lignes de gagnées en racontant ma journée : c'est facile d'écrire un blog !
Etait-ce la concentration (intense) ? la position que j'avais adoptée ? ma feuille blanche à carreaux envoûtants ? Le fait est qu'à ma sortie de l'épreuve, ma fatigue avait disparu. J'ai fini la journée heureux, en coaching d'équipe d'abord (tiens, j'en parlerai une prochaine fois), puis à faire des courses sur un coup de tête pour manger une spécialité singapourienne cuisinée avec amour par Hélène Macquart et Fabien. J'ai décortiqué les crevettes. le bonheur quoi . Le petit quake du soir, le blog, une bd et au lit.
Le corps humain est donc bizarrement fait, à s'épuiser pour un rien et à se régénérer subitement, comme ça, sans raison.
Passionant n'est ce pas ?
Ah oui, j'ai eu des précisions quant à mon stage. j'en profite pour vous dire que lundi commencera un nouveau cycle : je rentre dans la vie active. Par contre, on dit en revanche ! question régularité, ça risque d'en prendre un coup. Qui vivra verra !
lundi 13 mars 2006
Ceci est un communiqué
Je tiens à m'excuser auprès des gens qui ne seraient pas concernés par la soirée crêpes à venir cette semaine et qui ne comprennent donc pas les commentaires nombreux laissés à ce sujet avec l'article précédent (où nulle part il n'est fait mention de crêpes au Sénat, vous n'avez pas la berlue).
C'est parce qu'en fait, je vais de nouveau organiser une petite sauterie mais cette fois-ci, avec un vrai but autre que se remplir la panse : célébrer la fin de notre scolarité débutée il y a fort longtemps et le (re)départ de nos stages. Certains le font très très loin, et bien que maintenant, avec les miracles des communications modernes (on m'a parlé d'un truc très bien, le télégraphe je crois), on puisse suivre les faits et gestes de plein de monde, on ne pourra pas les voir en vrai.
Alors malheureusement, on a toujours pas trouvé le moyen d'envoyer des crêpes à distance et même UPS ne le fait pas. Je suis donc absolument navré pour ceux qui sont loins et qui auraient aimé goûter la merveilleuse "chèvre/noix" plébiscitée vendredi dernier. Elle viendra en son temps lorsque je vous reverrai.
Sinon à part ça, alors que de partout on vilipende la flexibilité au travail ("l'asie, ça décoiffe !"), je peux vous assurer qu'en la matière, je fais très fort. Je commence un stage lundi, au sein d'une société dont je tairai le nom qui ne m'a toujours pas informé de la mission qui me sera confiée (rassurez-vous, j'ai signé en connaissance de cause). Bref, à J-6 bientôt, je ne sais toujours pas où je serai. Je concède que si à 23 ans, ça peut avoir un côté marrant, dans quelques années, je verrai ça différemment. Enfin on en reparlera.
Bon, je vous laisse, je reviens de la piscine et il faut que je prenne une douche salvatrice.
samedi 11 mars 2006
Grand-Guignol

Bonjour
Tiens, j'oublie toujours de dire bonjour.
Je tiens à prévenir ceux qui auraient pris au sérieux mes promesses orthographiques du premier message que cette fois-ci, je décline toute responsabilité pour une raison valable : hier soir, à la soirée crêpes (que c'était sympa ! ceux qui l'ont ratée, vous pouvez vous en mordre les doigts jusqu'à l'omoplate), je me suis mis de la confiture sur les doigts et j'ai utilisé l'ordninateur (entre autres pour voir les exploits d'Hélène Macquart sur Viaduc), et j'ai étalé de la confiture sur la touche retour/effacer, ce qui fait que si je veux l'utiliser, j'ai les doigts tout pégueux (tiens, c'est pas dans le dictionnaire pégueux), et c'est pas agréable.
Je suis spur que vous comprenez. Et voilà, une erreur. je suis vraiment désolé, je n'y suis pour rien.
Bon, bref, comme vous l'avez reconnu, je vais parler aujourd'hui de mes visites successives au sein des deux chambres qui composent notre parlement qu'on paie avec nos impôts, enfin pas moi parce que je paie pas encore d'impôts mais ça ne saurait tarder, enfin il faut encore que je sache où je vais me retrouver en stage mais que voulez-vous, elle est en vacance celle qui doit me dire ça alors ça n'arrange rien, d'autant plus qu'il fait pas super beau temps et donc à moins qu'elle soit loin, elle doit pas vraiment profiter du soleil et ça c'est ballot.
Petit test : la photo, assemblée ou sénat ? Tic, tac, tic, tac, tic, tac. Tiens, il faudrait un jour que quelqu'un étude pourquoi on dit toujours tic avant de tac et pas l'inverse.
Je vais essayer pour expérimenter :
tac tic tac tic tac tic.
Ah ah ! Vous donnez votre langue au chat ? lequel, clairon ou alfredo?
je rigole, c'est le sénat bien sûr. A quoi est-ce qu'on le reconnaît ? Les statues derrières. Il y a Turgot, Colbert, et d'autres. D'ailleurs Colbert, pour une république... Il y a même pire, si vous avez une bonne vue, en haut à droite, vous pourrez voir une peinture représentant... St Louis sur son trône. C'était bien la peine de faire la révolution, 93, Ah ça ira ça ira ça ira tout ça pour en arriver là.
Passons.
Ah si, encore une chose, mon prof a trouvé la salle très moche. Ce sont ces propres termes.
Oui car j'ai visité le parlement (en entier donc) dans le cadre d'un cours, pour mes études quoi.
Non, ce n'est pas un cours d'instruction civique de lycée, je ne suis pas là dans le rôle du petit provincial monté en TGV à paris avec sa classe pour voir la cité des sciences, le musée du louvre, le métro, dormir dans une auberge de jeunesse et manger au ru en embêtant les honnêtes gens, ça j'ai déjà donné.
Je suis en école d'ingénieur, à Paris, mais voyez-vous, ce n'est plus ce que c'était ça ma bonne dame. Pendant que l'honnête contribuable croit que ses deniers paient la formation de brillants ingénieurs contructeurs de machines compliquées, de mines, de ponts, de centrales de toutes sortes, bref, des gens ingénieux qui rendront leur vie plus confortable grâce au miracle de la science, en fait, mon cursus en ce moment, c'est plutôt droit (du travail, commercial, contrat international), comptabilité (pouah), Shakespeare, allemand et institutions politiques.
Et, merveilleuse transition, c'est dans le cadre de ce dernier cours que la visite de ces deux augustes assemblées (c'est ce qui est marqué sur la brochure) s'est effectuée.
C'est pourquoi juste avant une visite j'ai suivi une conférence où un gars nous a prévenu : l'assemblée, le sénat, c'est Grand-Guignol.
Ca on le sait. On a la télévision, on a déjà vu tout le monde se chamailler gentiment façon cour de récré, mais le voir de ses propres yeux a quand même son charme.
L'Assemblée nationale
Somme toute assez décevant. Un président qui n'est pas le président, un ministre inconnu au bataillon (celui de la recherche), treize seconds couteaux dans l'hémicycle et le vote d'un article sur l'évaluation des chercheurs. Pas étonnant que l'audience de france 3 laisse parfois à désirer.
Ce qui était quand même marrant à voir c'est la façon dont le vote des amendements s'effectue.
Tout est joué d'avance, tout le monde sait à l'avance quels amendements vont être vôtés ou pas, et donc le président ce contente de dire d'une traite :"je soumets au vote l'amendement est rejeté" alors que personne n'a eu le temps de bouger le petit doigt.
Exception notable : une amendement souhaité par le rapporteur de la commission (UMP) et rejeté par le ministre (UMP lui aussi). Là le vote a compté et figurez-vous que le gouvernement a été désavoué, les députés votant à l'unanimité (c'est à dire treize voix) pour.
Palpitant tout plein.
Une chose à savoir c'est qu'il est en fait beaucoup moins ennuyeux d'être dans l'opposition que dans la majorité : s'opposer implique d'aller au micro, de hausser la voix, de tâcher d'être convaincant (même si ça sert à rien, mais "c'est encore bien plus beau lorsque c'est inutile") alors que les gens dans la majorité, on sentait clairement qu'ils avaient été tirés à la courte paille pour faire acte de présence : "Maurice t'as perdu j'espère que t'as acheté des journaux, ça finit à trois heures du matin".
Bref, pas le meilleur moment pour visiter l'assemblée.
Le sénat
Là on s'est bien rattrappé. En effet, nous y sommes allés jeudi après-midi et le jeudi après-midi, c'est l'effervescence au sénat car il y les questions au gouvernement. On a mis ça le jeudi car ça leur rappelle les jeudis après-midi de leur enfance où déjà ils s'amusaient comme à la maternelle. Là, tout le monde met son sonotone, enfourche son déambulateur et court, enfin se déplace vers son fauteuil fait sur mesure. Que voulez-vous, les privilèges n'ont pas tout à fait disparu. Je me moque des sénateurs et c'est vrai que c'est un peu vache, ils font des efforts pour se rapprocher des vraies gens : tenez, récemment, l'âge limite pour devenir sénateur est passé de 35 à 30 ans. Place aux jeunes ! Haro !
Pardon, une limite supérieure ? Euh, à l'étude.
Je raille, je raille, et pourtant je ne travaille pas à la sncf.
Avançons.
Après un petit temps d'attente avant de pouvoir rentrer (on entendait des clameurs à l'intérieur, façon jeux du cirque pour ceux qui avaient pas de tickets et qui attendent dehors) nous pénétrons enfin dans la salle. Et là, nous n'avons pas été déçu.
Plus de la moitié de la salle remplie (trop fou !), et des ministres qu'on connaît, parmi eux leur premier. On a eu de la chance d'ailleurs, deux minutes après, une sénatrice communiste posait la question que tout le monde attendait sur le CPE. Il s'est levé, a blablaté, et là, c'était beau à voir : alors qu'en coulisse ça complote grave (on le soutient ? on le soutient pas ?), là, c'était standing ovation. Applaudissements, cris, bravi, bravo, t'es le meilleur, on va gagner, ouais Slash ouais! (non ça vous pouvez pas comprendre). C'était "papy se rappelle des ses concerts d'antan" et tape dans ses mains. L'opposition bien sûr huait. Guignol, exactement. Ce serait marrant qu'un jour, un premier avril par exemple, ils décident d'inverser les rôles, une fois pour rire.
Bref, le discours passé, la photo prise, il s'est rassi et on a eu droit à quelques questions de moyenne importance. Juste un détail, vous allez dire que je la ramène un peu, mais le ministre de l'économie et des finances fait des fautes de français.
Si !
Il a dit par deux fois "après que la je sais plus trop quoi ait examiné" et ça quand même, de la part de 99% des gens oui, mais un ministre quand même ! Où va le monde ?
Bon donc l'excitation était retombée (peut-être que les médecins de ces messieurs dames demandent expréssément au président d'espacer les périodes d'effervescence pour permettre de faire baisser leur tension) et vraiment bien retombée : une sénatrice s'est mise à poser une question relative à l'impact sur les collectionneurs d'armes de catégories 3 et 4 de la loi sur la sécurité intérieure votée, si j'ai bien compris il n'y a pas très longtemps. La question était posée au ministre de l'intérieur qui avait bien trouvé son moment pour partir aux antilles.
L'auguste assemblée se mettait petit à petit en mode veille quand derrière le discours ennuyeux de la madame ont fusés depuis un fauteil de l'opposition (je n'ai pas vu lequel, la vue était cachée) les trois mots suivants :"et le clémenceau !".
C'était même pas une blague complète, tout juste une idée, une amorce. Il n'empêche, l'explosion fut générale quoiqu'à degrés (sûrement les gens qui n'avait pas tout de suite rebranché le sonotone et qui avaient besoin d'être informés). On glosait, on ricanait, on rigolait grassement. On répétait : "le clémenceau, le clémenceau, le clémenceau !", toujours sans réussir à formuler une vraie blague. Qu'importe, on avait une ébauche de bon mot. Privilège de la démocratie, rire entre soi de ses avortons de mots d'esprit; du temps de Colbert, il fallait un trait bien plus élaboré.
L'ennui, c'est qu'au temps de Colbert, on ne connaissait pas encore Clémenceau, et encore moins les porte-avions.
Bref, le président a appelé à un peu d'élégance, et tout s'est continué gentiment jusqu'à la fin. Puis, l'heure de la récré ayant sonné, tout ce petit monde s'est dirigé à un rythme de sénateur évidemment vers la sortie.
Vous pensez : le président avait dit qu'ensuite venait une discussion de projet de loi ! Et Robert avait laissé les pailles dans son bureau !
vendredi 10 mars 2006
Chut ! Elle se repose...

Je veux parler de la pâte à crêpe bien sûr.
Bien entourée (couscous franprix, compote franprix, fromage franprix, beurre franprix, en dessous vous pouvez deviner le couvercle d'un pot de sauce tomate), elle attend son heure, quand elle sortira sous les projecteurs, sera touillée avec amour et finira au crêpe party.
Je me rends compte que montrer son frigo dans un blog, c'est le degré ultime de l'étalage de sa vie.
Passons.
J'ai trouvé une super recette de pâte à crêpe sur marmiton.org.
En gros, c'est 500 g de farine, 5 oeufs, 1 L de lait, un peu d'huile, un peu de bière, et on touille tout ça joyeusement en écoutant de la bonne musique (du prokoviev par exemple).
J'en ai fait ce soir car j'organise une petite sauterie chez moi.
Oui je sais ma vie va à cent à l'heure, un jour au sénat (le récit viendra en son temps), un jour à faire de la pâte à crêpe.
Mais ce n'est pas tout de faire de la bonne pâte à crêpe, il faut aussi garnir. Et oui, car la crêpe au sucre de base (vous avez de la pâte, vous avez du sucre, vous pouvez faire une crêpe au sucre !) n'a pas droit de cité ici. Ah non non non !
Au contraire, ce soir, je vais frapper fort. Très fort !
Jusque là on était quand même assez audacieux. Crêpe champignon/oignon "façon Macquart" (il faut la voir couper les oignons en écoutant La Tortura de Shakira), jambon/fromage (valeur sûre), miel/citron/canelle (que du bonheur !), nous ne reculions devant rien.
Mais là dans quelques minutes, mes invités vont arriver, et quand je vais leur indiquer le menu, ils vont devenir tout fébriles, façon entrechocage de genoux.
Vous ne me croyez pas. Vous voulez des preuves ? Pas cap ?
Vous allez voir ce que vous allez voir.
Vous connaissez l'expression "entre la poire et le fromage "?. C'est séculaire. Ca prouve qu'en France, pays de la gastronomie (où contrairement à l'Angleterre, on ne se nourrit pas de fromage rapé étalé sur des chipsters, le tout mis au four), on ne mélange pas poire et fromage. C'est dans les moeurs. Quasiment génétique.
Et bien ce soir, mesdames et messieurs, une première mondiale ! La première crêpe "poire chèvre".
Pas croyable !
Et pourtant vrai.
J'ai trouvé la recette sur internet, et là, je suis sûr que ça existe (pas comme dans un épisode de Friends où Rachel mélange deux recettes : un dessert et de la viande).
Je vous raconterai. Ils devraient arriver incessamment. D'ailleurs ils sont déjà en retard.
Les salauds ! Moi qui leur trouve des recettes sympathoches.
Tiens, je me rends compte que cet article est très bon d'un point de vue marchétisation (c'est pour pas dire marketing) : quand ceux qui auront droit ce soir à la spéciale poire/chèvre se rendront compte qu'ils auraient pu être prévenus en lisant mon blog, ils viendront peut-être plus souvent.
Ben bravo EADS !
J'ai choisi la deuxième option et la fusée n'a pas décollée. Selon Lionel, c'est parce que je portais un pull rouge. Les ingénieurs d'EADS sont paraît-il à ce point superstiteux.
Je ne vous raconterai donc pas ma folle journée au Sénat, ni mes révisions de comptabilité et pourtant, l'imputation rationnelle, les inducteurs de coût, que du bonheur !
mercredi 8 mars 2006
Demain je vais au Sénat
C'est peut-être un peu court pour aujourd'hui.
L'ennui c'est que je n'ai pas du tout d'idée. Alors, à moins que je ne vous raconte ma journée, pas très excitante, avec deux films débutés à chaque fois arrêtés au bout de 15 minutes, l'impossibilité de me mettre à mes révisions de comptabilité, mes petites courses (j'ai oublié les compotes !), les averses, le restaurant du soir espoir, les débiles qui se sont amusés à décaler la numérotation des étages dans l'escalier, vide complet.
Vous savez tout. Je n'ai plus rien à raconter.
Et si je commence à raconter ce qui se passera demain, je ne vous dit pas l'engrenage infernal ! Que raconterai-je alors !
Le mieux c'est d'en rester là et de se quitter bons amis. Vous êtes sûrement un peu fatigué alors, le temps que vous consacrez d'habitude à lire ce blog, occupez le cette fois ci à faire un petit somme, ou vos comptes (je suis présentement sous influence de mon cours de compta), ou à rigoler d'une blague. Je peux vous fournir la blague si vous voulez : c'est monsieur et madame Pourlavaisselle qui ont un fils, c'est Vladimir.
Vous la connaissez peut-être, dans ce cas une autre, une blague juive tiens, il faut en profiter tant que c'est encore autorisé, en plus c'est de Woody Allen, c'est dire si elle est bonne. C'est lui qui parle : "je tiens beaucoup à ma montre. C'est mon grand-père qui me la vendue sur son lit de mort".
Là c'est à vous de rire (je ne peux quand même pas tout faire).
Humour, humour, que de remplissages de blog pourri a-t-on accomplis en ton nom !
mardi 7 mars 2006
Ciel j'ai égaré mon carburateur !

Tout le monde aura reconnu le mot de passe convenu par Achille Talon, érudit, et son responsable de la sécurité dans l'album "le roi des Zôtres" de la série éponyme.
Si ce n'est pas le cas, qu'est-ce que vous faites encore là ? Courrez en librairie vous procurez ce savoureux tome des aventures de ce cuistre au grand nez et lisez-le.
J'ai sauté une ligne pour vous laisser le temps. Maintenant normalement ça y est, vous avez acquis une culture bédéphiliesque digne de ce nom.
Je vous parle de ça car j'ai appris une bien triste nouvelle. Non, ce n'est pas qu'Hélène Macquart ne veuille plus me parler (bien que ça me préoccupe, d'ailleurs, en ce moment même elle est peut-être en train de s'ennuyer à mourir, voire pire...), c'est que les aventures d'Alcibiade Didascaux sont épuisées en librairie.
Mais qu'est-ce donc que cet Alcibiade Didascaux me direz-vous ?
Et bien, c'est très simple, c'est le résultat - réussi - de l'adaptation en bande dessinée de la vie d'un prof de latin-grec.
Si.
Ce qu'il faut savoir, c'est que c'est un prof de latin-grec qui a une machine à remonter le temps.
AHHH ! Tout s'explique ! En voilà une idée qu'elle est bonne.
Oui, je le concède, 10 tomes de corrections de versions de Sénèque, même l'éditeur le plus fou est réticent. En revanche, les mythologies grecques, latines, égyptiennes, et bien d'autres encore, éruditement et humoristiquement présentées par les tribulations à travers les âges de ce cher Didascaux, c'était le succès assuré !
La preuve, il y avait presque l'intégrale au CDI de mon collège (sauf ces aventures en Gaule, je viens de l'apprendre récemment, où la concurrence d'Astérix doit être rude).
Or donc (grand Gousier), voilà-t-il pas qu'en 2006, j'ai un flash à la Jeanne D'Arc : "Relis Alcibiade Didascaux, et les anglois seront boutés hors de France". Non, je m'égare c'était juste "relis Alcibiade Didascaux". Pour certains, ce genre de message tombe derrière un pilier de Notre-Dame, pour d'autres, c'est à la bdthèque de la MdM, cise rue St-Jacques (Lionel, si tu m'entends...)
Oui mais voilà, le parcours est semé d'embûches, à commencer par les stocks inexistants. Quels que soient les librairies sur Internet que je consulte le coeur noué d'espoir, ou bien les librairies bien réelles avec des vendeurs de chair et de sang qui peuplent la rive gauche de Paris ou encore les rayons des bibliothèque que j'écume (j'avoue, je n'en ai vues que deux), pas une trace de mon héro d'antan.
Ceci est donc un appel : si vous possédez un tome de cette passionante série, faites le moi savoir, vous m'intéressez d'un coup beaucoup.
Au fait, même si vous n'en possédez pas, vous pouvez toujours laisser un commentaire, ça me fera plaisir. Et même si c'est pour me signaler une faute d'orthographe, j'ai tiré un trait sur mes prétentions.
lundi 6 mars 2006
Louis X le Hutin est mort d'avoir bu de l'eau trop froide

C'est très inquiétant. Vous mettez votre eau minérale au frigo sur thermostat 7 et ça vous est fatal.
J'ai appris ça sur wikipédia alors que je fignolais mon exposé sur Richard III. Ca s'est d'ailleurs pas trop mal passé, si ce n'est que le lecteur de dvd de notre salle a certes bien voulu avaler le disque mais seulement pour mieux le garder enfermé et ne plus vouloir fonctionner par la suite. Un peu plus tard, c'est le vidéoprojecteur qui a lâché. Une sorte de malédiction de Richard III. Heureusement que nous étions des orateurs captivants et que le prof avait en plus du dvd la cassette VHS du film.
J'en reviens à mon eau trop froide. Je pensais à toutes ces désagréableries quand Hélène Macquart m'a rassuré : il est mort tout bêtement d'un mal de gorge qu'il n'a pas su soigner ce pauvre capétien.
Le pauvre homme. Ja penserai à lui la prochaine fois que j'aurai mal à la gorge.
Pour ceux qui se demandent ce que vient faire cette image, il faut savoir que je cherche principalement mes illustrations grâce à lunettes de piscine images. Et en l'occurence, si vous sondez "mal de gorge", vous tombez sur des résultats inattendus, comme par exemple, Malad Gorge, dans l'Idaho.
Hilarant n'est-il pas ?
samedi 4 mars 2006
Fatigué, müde, exhausted, nemui...
Ceci est l'action combinée de nos forces de police, que nous appellerons dans cette histoire "la gendarmesque", des glaces Häagen-Dasz, d'une allemande qui travaille chez Lidl et des frères Tang.
Ca paraît incroyable, et pourtant c'est vrai.
Je vous avais dit que j'avais une vie pleine de rebondissements.
Comme je n'ai plus la force d'écrire en soignant mon style, on va se la faire façon Xfiles.
Vendredi 3 Mars, Sorbonne, temps gris.
17h47
Youpi, hourra, je vais à une conférence à la Sorbonne. Quelque chose d'original qui vient rompre le quotidien. Et bien, zut, non, pas possible d'entrer. Les étudiants menaçant d'occuper la Sorbonne pour le week-end, la gendarmesque a décidé de les devancer, et c'est eux qui l'occupent en quelque sorte. C'est très intelligent tout ça.
Vendredi 3 Mars, Sorbonne, à 30 mètres de là, temps toujours gris.
18h05
Une opération commando décide d'aller à la place à Häagen-Dasz histoire de fêter l'anniversaire d'Hélène Macquart qui avait pourtant eu lieu en juin (j'ai toujours pas compris d'ailleurs). Je mange deux boules avec deux touches gourmantes. C'était un moment très agréable, surtout la note.
Vendredi 3 Mars, Louvre, les touristes vaquent
19h30
Visite désormais rituelle avec Lionel P. Il en profite pour acheter à la bibliothèque du Louvre le syllabaire de phénicien (qui sert aussi pour l'akkadien, vous l'aurez compris).
Peinture française, les gros tableaux, là où il y a le radeau de la méduse et non pas les petits, là où il y a la pietà de Villeneuve-les-Avignons d'Enguerran Quarton (ah ce nom ! il ne cessera jamais de me faire rire).
Vendredi 3 Mars, angle du Boulevard St-Michel et de la rue Soufflot
21h30
Cheeseburger en espérant que je n'aurai pas faim avec seulement ça et les deux boules d'Häagen-Dasz (quel nom tordu). Le panneau défilant du Mac Do est absolument surréaliste.
Vendredi 3 Mars, tiédeur de ma chambre
aux alentours de 22h00
Visite impromptue mais appréciée de François A. Révision expresse de vocabulaire allemand. Assiduité.
Vendredi 3 Mars, tiédeur de mon lit
aux alentours de 23h00
Lecture de BD.
Jusque là tout va bien.
Samedi 4 Mars
minuit.
Je ferme les yeux. Je vais bientôt dormir. Quel bonheur.
Tiens non, c'est bizarre. Quelle est cette sentation assez désagréble? Ca vient du ventre on dirait. Mais, ma foi, c'est pas possible. Et pourtant si ! Mais quelle horreur ! Que vais-je devenir ?!!!!
J'AI FAIM !!!!!!!!!!!!!!!!!
Je vide mon frigo, mange des craquottes (et crac) mais rien n'y fait. J'ai toujours aussi faim.
Et dans ces conditions, impossible de dormir.
C'est prouvé : deux boules de glace et un cheeseburger, ça ne nourrit pas son homme. S'ils avaient passé ça au Mac Do sur leur rouleau défilant à la con, au moins pour une fois ils auraient annoncé quelque chose de sensé et d'utile. A cause de leur imprévoyance, me voici famélique dans mon lit, impossible de trouver le chemin du sommeil.
Samedi 4 Mars
2h00
C'est la m....
Samedi 4 Mars
7h00
Non, c'est pas possible, la faim me cause des hallucinations. Ce que je lis sur le réveil ne peut être l'heure actuelle, étant donné que ça doit faire tout juste 20 minute que je dors.
Samedi 4 Mars RER B Port-Royal
7h46
Quel est l'ahuri qui a mis l'Ecole Polytechnique à Palaiseau ? Qu'il se dénonce !
Samedi 4 Mars RER B Lozère
8h11
Quele est l'ahuri qui a mis l'Ecole Polytechnique en haut d'un plateau accessible uniquement par un escalier ? C'est le même ? Récidive. Le sursis saute. Peine ferme.
Samedi 4 Mars Ecole Polytechnique, il y a des gens en uniforme, et moi qui ai oublié mon appareil photo !
10h20
Mais qu'est-ce qu'elle raconte celle là ?
Pour mon examen en allemand, je dois essayer de comprendre ce qu'une employée de Lidl en Allemagne me raconte sur sa vie. Mais est-ce que je raconte ma vie moi ?
Samedi 4 Mars, ma chambre
14h00
Quoi de meilleur que le couscous franprix du juste ? La sieste du juste. Et bien je n'y aurai pas droit.
Samedi 4 Mars, Montmartre
16h00
Mon frérot est à Paris, on visite Montmartre ensemble avec tous ses amis !
Samedi 4 Mars, 13ième arrondissement
18h00
Le métro c'est long mais on y est, le supermarché des frères Tang. On achète de quoi manger ce soir asiatique.
Samedi 4 Mars, devant mon ordinateur
23h56
Vous l'aurez compris, j'abrège.
La soirée a été très bien, les makis plutôt bons, on a fait bombance, j'ai pris un bus et me voilà à vous raconter tout ça.
Demain repos.
Qui veut les droits d'auteur pour faire un film de cette journée ?
vendredi 3 mars 2006
J'ai un casier judicaire vierge !
Pour mon stage qui va commencer incessamment (où ? je ne sais toujours pas ! c'est une longue histoire) j'ai eu besoin de demander un extrait de casier judicaire afin de prouver à mes futurs employeurs qu'ils ne côtoiraient pas un sinistre gredin dans leurs locaux. Trois clics et trois jours plus tard, autrement dit aujourd'hui même, j'ai reçu une fabuleuse missive qui consiste en une feuille barrée d'un trait.
Je traduis : en langage administratif, ça veut dire rien à signaler.
Je suis désormais certain que personne n'a usurpé mon identité pour accomplir les pires méfaits, ou même que moi-même, sous l'emprise de je ne sais quel brevage, potion ou philtre peu (voire pas du tout) catholique, n'ai accompli quelque délit pénalement répréhensible que ce soit, en ai été condamné et me sois réveillé sans l'ombre d'un souvenir.
Et c'est heureux.
J'ai aussi reçu par la poste quatre cordes de violon en provenance du Canada.
Ce n'est pas banal. Et pourtant, en nos temps modernes de mondialisation et d'ebaysation (pardon, de euh-achat), recevoir des cordes de violon du Canada ou des brosses à dos du Botswana, c'est aussi simple que s'acheter des compotes chez Franprix. Je devrais d'ailleurs essayer les compotes achetées à l'étranger par internet. Je sais déjà pour y avoir vécu qu'en Allemagne c'est pas en vogue, (ils sont plus pieds de porc) mais pas exemple, au Botswana, je n'arrive pas à me rendre compte.
J'ai aussi reçu d'autres choses diversement réjouissantes : un diplôme de langue en Japonais (cool ! comme dirait Christophe Lambert) et une lettre de refus pour un stage au Japon l'an prochain (pas cool ! comme dirait le même).
Ahlala, la vie est dure ma pauvre dame.
Et demain je dois me lever à 7h00 alors que c'est samedi, et je n'ai pas le courage ce soir de chercher dans les textes communautaires l'article précisant qu'il est interdit de faire lever tout bon étudiant européen à des heures indues pour faire passer un examen en allemand. Ca va à l'encontre des droits élémentaires du citoyen, c'est forcément écrit quelque part !
Zut, et moi qui ne voulait pas faire d'article sur ma vie, certes trépidante (des cordes DU CANADA je vous dis)...
jeudi 2 mars 2006
Francisons ! Francisons !

En ces temps de grisaille et de froid, cinq propositions fortes pour répandre de la bonne humeur.
1) Imaginez trente secondes comme le monde serait plus drôle, du moins en France si d’un coup, une loi exigeait à tout groupe étranger de franciser son nom, suivant ainsi la voie ouverte par mon prof de droit l’autre matin lorsqu’il nous parla de l’entreprise « Ernest et Jeune » ou encore de « Oiseau et oiseau ». L’amphi rit. Si ça marche pour un groupe de jeunes pas encore réveillé, c’est que c’est prometteur.
Dans cet univers subitement métamorphosé, nous utiliserions désormais le logiciel de bureautique Mots, sous environnement Fenêtres, à moins que vous ne soyez adepte de Pommes, ou encore féru de Soleils Systèmes Microscopiques.
Nous ferions des stages qui chez Electricité Générale, qui chez PrixEauMaison, qui chez Coquillage…
2) Autre idée : un jour, faire gagner tout le monde au loto la somme qu’ils ont dépensé. Ça fera sûrement plaisir à plein de monde. Cette idée il faut bien le dire saugrenue m’est venue durant mon cours de japonais de ce soir. On a traduit un horoscope japonais qui prévoyait aux taureaux qu’ils allaient gagner au loto. Sans s’en rendre compte, les auteurs de ces prévisions donnaient là la preuve qu’ils racontaient n’importe quoi car, si tout se passait suivant leurs dires, un douzième de la population (allez, mettons un vingt-quatrième si on leur accorde que ce qu’ils prévoient a une probabilité de se réaliser de 50%), devrait gagner au loto.
3) Retour aux sources : parler akkadien.
4) Assister à la création du blog de Lionel P.
5) Aller lire un livre et dormir. C’est encore ce qu’il y a de plus sage.
mercredi 1 mars 2006
Houston nous avons un problème très con

J'ai appris quelque chose de marrant aujourd'hui.
Je m'ennuyais ferme cet après-midi, ne trouvant pas de prétexte valable pour ne pas travailler mon allemand, et me rendis donc chez Lionel P. qui était occupé à amarrer la navette spatiale Atlantis à la station spatiale internationale. Il avait quelque difficulté d'ailleurs.
Heureusement, comme vous l'aviez deviné, sagaces que vous êtes, il n'était que dans sa chambre et a pu mettre sa simulation informatique sur pause, ce qui au passage n'est pas possible à 36000 kilomètres de la terre, différence entre l'amateurisme et le professionalisme.
Il s'est alors mis à me raconter plein de choses passionantes sur les risques qu'on court à vouloir s'aventurer dans l'espace. Car il y a des risques, vous voilà prévenus.
Je ne vous referez pas son explication brillante de l'entrée sinueuse dans l'atmosphère d'une navette américaine (comme les ailes sont trop grandes, il faut y rentrer incliné sur le côté pour avoir moins de portance, mais alors on est dévié et donc il faut y aller en s, on comprend mieux avec sa maquette dans les mains), mais en revanche j'ai trouvé une de ses anecdotes très drôle.
Apollo 11 n'a failli jamais revenir sur terre. Avant de redécoller depuis la lune, ils avaient vidé leurs déchets sur place (ce qui n'est somme toute pas un comportement très civique) et tout ce dont ils n'auraient plus besoin, entre autres la caisse à outils.
Réinstallé dans la cabine, paré à décoller, tout à sa joie de rentrer sur terre, Buz Aldrin, dans un élan fou, s'exclamant sûrement "la terre, nous revoilà" tire d'un coup sec la manette armant le décollage qui lui reste dans la main. C'est cassé ! Impossible de quitter la lune.
Incroyable : exactement ce qu'avait prévu Hergé !
Et là, ils sont tous les deux comme des c , des abrutis assis dans leur cabine à regarder par le hublot la caisse à outils qu'ils avaient laissée dehors. Et plus question d'aller la chercher : le temps qu'ils remettent leur combinaison, dépressurisent et sortent, ils auraient raté leur rendez-vous orbital avec le troisième larron.
C'est ballot.
C'est très con.
C'est très très très très con.
Je pense au gars à Houston qui, dans le silence général a dû le premier éclater de rire se rendant compte de la drôlerie de la situation.
Heureusement, un ingénieur de la NASA leur a dit comment armer le machin avec un bout de stylo et ils ont pu rentrer.
Ca aussi Hergé l'avait prévu. Quel visionnaire !
Lionel m'a aussi raconté l'histoire d'Apollo 12 qui s'est pris deux fois la foudre au moment du décollage (c'est pas malin malin de décoller par temps d'orage, même un enfant de 4 ans le conçoit), la sortie de secours de la navette spatiale en cas de problème à l'atterissage (une trappe qui s'ouvre, un fil qui pendouille, des parachutes, et une chance sur quatre de se prendre l'aile dans la tête), et tout un tas de choses.
Bref, vous voyez où je veux en venir : Lionel a plein de choses à raconter, il le fait beaucoup mieux que moi, et je sais pas, une idée comme ça, un blog serait le moyen idéal d'en savoir plus sur la conquête spatiale en akkadien. Je suis pratiquement sûr que ça ne s'est jamais fait.
Contredisez moi par commentaire si ça n'est pas le cas.

